Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 09:30

Salut l’ami !

 

     Cela fait longtemps, n’est-ce pas ?

     Je te parlais dernièrement de besoin de changement, de l’impression de tourner en rond, et quoi de plus facile au fond que de changer de vie virtuelle ? Quoi de plus irréel, de plus impalpable, de plus illusoire ? Et je ne parle pas là seulement de cette tendre mode égocentrique que de faire un « blog », mais de tous les liens divers que l’on créé sur le net. Au début, on est tout à son enthousiasme devant autant de potentiel. On est vrai, on est entier, on n’a pas l’impression d’une autre vie à côté, mais bel et bien d’une continuation de celle que l’on dit « vraie », puisque soi-même, on a le sentiment de l’être et que les mots, les siens et ceux qu’on nous adresse, ne sauraient mentir. On peut même avoir l’impression que la vérité des gens est là, comme on semble être plus vrai soi-même dans l’image que l’on s’autorise à montrer de soi. Comme si, par l’honnêteté dont on fait soi-même preuve, il allait de soi qu’il en serait de même pour les autres. Mais non, c’est faux. Non pas que la virtualité cache le pire, mais il n’en est pas moins le miroir de la réalité. Pas mieux, pas pire. Elle nécessite de se vêtir de la même carapace que dans la vie, alors que l’on avait cru y voir les premiers temps, période que l’on pourrait comparer à une lune de miel, un lieu où l’on pourrait être soi, sans masque et sans artifice, un lieu libéré de certaines conventions sociales. Mais la vérité n’est pas ailleurs : elle est là où l’on veut bien la voir.

     C’est donc sans regret et même presque avec un certain soulagement que je m’en vais pour quelques vacances sans doute non méritées, rechercher soleil et chaleur, un bouquin sous le bras, un cahier et un stylo à la main pour y jeter ce qui pourrait me passer par la tête, s’il venait à y passer quelque chose tout du moins.

Parce que oui, j’ai besoin de vacances.

Et pis aussi d’un câlin, mais on n’a pas tout ce qu’on veut dans la vie, rappelle-t-en bien Josette.

J’espère que de ton côté, tout baigne, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Ça ne coûte rien d’espérer !

 

Prends soin de toi,

Tchuss, goodbye, Auf Wiedersehen

Je t’embrasse,

 

Eurêka

 

Par Eurêka
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 20:05

     Quand on est pris d’un besoin irrépressible de changer d’air, pour une raison ou pour une autre, mais forcément une bonne, parce que peut-être tout simplement on a l’impression de tourner en rond en faisant du sur place, plusieurs alternatives s’offrent à nous. Ou à vous. A toi et moi, quoi.  On peut même cumuler, voire c’est même recommandé, sinon il y a un plus fort taux d’échec et de rechute :

-          Un déménagement, si possible dans une nouvelle région dans laquelle il faut trouver d’autres repères, et avec de nouvelles occupations de son esprit et de son temps, par exemple des travaux bien passionnants comme d’enlever les tapisseries.

-          Reprendre prise avec  son moi profond en se retrouvant un peu seul et ainsi redéfinir ses objectifs futurs et ses priorités dans cette nouvelle vie dont on espère tant et tant (bref, se faire larguer comme si on n’était plus qu’un vieux mouchoir plein de trucs pas bien catholiques et assez répugnants)

-          Changer de métier (mais moi je ne sais rien faire d’autre que ce que je fais déjà)

-          Se faire de nouveaux amis (enfin non, plutôt de nouveaux « potes »… On apprend, du moins on essaye, de ses erreurs passées : on reconnaît ses vrais amis seulement lorsqu’ils tombent amoureux et continuent de prendre de vos nouvelles, de s’inquiéter de vous, sans que vous ayez besoin de les relancer et de vous transformer pour cela en chieuse collante et dégoulinante)

-          Trouver de nouveaux engagements, de nouveaux loisirs, de nouvelles activités bien prenantes (le macramé, le curling, le cinéma belge des années 60, la littérature érotique ou quoi que ce soit d’autre)

-          Apprendre une langue étrangère comme le letton, puis s’inscrire sur un forum spécialisé dans les rencontres franco-lettones, juste par curiosité d’une culture étrangère.

-          Se mettre au régime (ou pas)

-          Se mettre au sport (ou pas)

-          S’intéresser à la mode (ou franchement pas)

-          Faire le tri.

 

     Trier ? Bizarre, mais comme c’est bizarre… Oui, il est des périodes dans ma vie à moi personnelle de la réalité du matériel palpable où je me mets à trier, comme un besoin de remettre les choses en ordre autour de moi quand ça devient franchement le bordel et que j’en père tout reperd perds tout repère. Certains se jettent dans le ménage compulsivement, comme s’ils faisaient ainsi le ménage de ce qui se passe dans leur tête. Sûrement une histoire d’avoir le sentiment de maîtrise de quelque chose à défaut de l’avoir sur sa vie du dedans. Enfin un truc comme ça. Moi, quand ça devient trop le foutoir dans ma caboche, que je tourne et vire là-dedans comme dans un labyrinthe jumelé à un casse-tête chinois, il faut que je trouve quelque chose à trier et ranger. On va dire que ça me détend. Ou que j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile. Ou que cela me donne un objectif que je me sens capable d’atteindre, pour une fois, et ça fait du bien d’arriver quelque part vers quoi on avait envie d’aller au moins de temps en temps. Ça devient un peu confus, là, j’en ai l’impression, non ?

     Reprenons. Il m’arrive de me plonger dans une boite, un classeur, n’importe quoi qui renferme ce que d’autres appelleraient un amoncellement de choses inutiles et encombrantes, d’y mettre mon nez avec passion, au point d’en perdre toute mesure du temps. Si je n’y prenais garde, ça pourrait même tomber sur ce qui n’est pas mon propre désordre. Le hic c’est que ranger, dans mon cas, ça se transforme bien souvent dans une grosse crise de nostalgie avec un fort goût de mélancolie. « Oh, je me souviens de ce billet de train : c’est quand je suis allée à Paris et que etc etc etc » « Et ce ticket de parking... » « Et cette peluche, j’avais 6 ans et … » « et cette photo, je me souviens très bien quand je l’ai prise… »  Ainsi soit-il de suite.

     Le dernier objet en date de cette drôle de manie, heureusement passagère, fut les favoris de mon navigateur ouaibe. Et oui, parce qu’à cela s’ajoute une autre manie (nul n’est parfait, même pas moi, c’est dire !), puisque je souffre d'un mal étrange et inquiétant : la marque-pagite aigue. Cela se caractérise par une irrépressible envie d'enregistrer chaque lien ouaibe nouveau et d'un intérêt quel qu'il soit, je dirais même quelconque, et le symptôme en est ... une liste interminable de sites et de blogs en tout genre et tout domaine. Le tout de manière, du moins en ais-je le sentiment, classée et organisée (malgré cela, un chat y retrouverait difficilement ses petits...). On pourrait se dire que c'est bien, sans doute très utile. Non ? Je reprends : je me dis que c’est très utile puisque je garde tout sous la main, sous le coude, ou sous toute autre partie corporelle de votre choix, et que si j’ai besoin de quelque chose sur lequel je suis déjà tombée auparavant, pas de nécessité de nouvelles et fastidieuses recherches. Seulement, voilà ce avec quoi je me suis retrouvée nez à nez : des sites divers dont je me rends compte de l'inutilité pour moi, pages dont le contenu est à présent complètement dépassé, sites dont les liens sont introuvables, autres sites dont je me demande quel intérêt j’ai pu y trouver. Et bien entendu, voire encore dans une plus large mesure encore, il en va de même pour la longue longue liste de blogs. Comme une liste d’autant de livres que l’on aurait souhaité lire un jour ou l’autre, mais plus tard, et dont on s’apercevrait qu’ils sont tous épuisés et ne seront plus jamais édités.  Des liens morts et enterrés depuis belle lurette (la lurette se comptant sur internet en termes de mois et non d’années).

     Ah mais oui, j’en entends certains d’ici (j’ai Louis l’ouie fine) me faire la leçon sur le comportement à adopter alors : « ben c’est pourtant simple, tu bazardes tous les liens sur lesquels tu n’as pas eu l’occasion de cliquer dans le dernier mois écoulé ». Ben oui mais non, parce que moi, voyez-vous, je ne suis pas quelqu’un de simple, y a qu’à demander à mon ex (en même temps, c’est l’hôpital qui… bref),  sinon je n’aurais pas un blog super intéressant avec des milliers des centaines des dizaines, quelques lecteurs assidus réguliers occasionnels égarés. Je ne suis pas simple, et chaque décision est le fruit d’un long cheminement intellectuel et sentimental (et après ça, je me demande encore pourquoi je souffre de fréquents maux de tête…). Rebelote donc, ouvrir chaque lien les uns après les autres, souvenir souvenir, et étude de chaque cas avec minutie, avec éventuellement une petite larmichette à l’œil au moment de cliquer sur « supprimer », comme si la touche était soudain la détente d’un révolver.


     Je suis nouille, je suis cruche, bref une quiche, et la prochaine fois, si vous êtes sages, je vous ferai la démonstration que je suis également un boulet.

 

Par Eurêka
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 09:00
     S'il y avait un film que je ne pouvais râter et dont j'attendais la sortie depuis un sacré bon moment (ici, pour être exacte), c'est bien celui-ci :
Sherlock-Holmes-1-.jpg
Elle en jette, non, l'affiche?

     C'est donc trépignante et un rien anxieuse que je suis allée voir ce dimanche, en VO (sous-titré, ça va de soi...), ce film tant désiré. Anxieuse, car comme toujours quand on espère beaucoup, la crainte est présente d'être d'autant plus déçue...
     Belle affiche, c'est une évidence quand on voit les noms qui y figurent : Robert Downey Jr. (qui mes patates ne cesse de m'épater au fur et à mesure de ses apparitions cinématographiques),  Jude LawKelly Reilly (argghhhh), Mark Strong (qui m'a plutôt fait penser à un autre personnage du cinéma : Dracula)
Blackwood (SherlockHolmes)Dracula.jpg

     C'est bien évidemment avec beaucoup d'espérances, mais aussi une certaine méfiance, que je me suis assise dans mon fauteuil, face au grand écran. Vous dire que ce serait le film tant attendu serait un mensonge. Non, ce n'est pas à mon humble avis le film à la hauteur de ce qu'aurait mérité ce cher Holmes, à la hauteur de son talent et de ses facultés. Ceci dit, je lui reconnais bien des qualités, en premier lieu de nous divertir avec talent, de nous tenir en haleine sans bêtifier pour autant le spectateur que nous sommes. Autre qualité : il nous montre des personnages assez fidèles à l'idée que moi, humble lointaine lectrice assidue de Sir Arthur Conan Doyle, je me faisais d'eux. Pas de gros lourdeau de Watson, un Holmes dont les défauts, les travers, les addictions, sont bien présents et mis en évidence.
     Pour une critique plus complète, je vous renvoie volontiers ici : clic. Je suis plutôt, pour ma part, du même avis...

     Pour clore, disons un fort bon film, mais pas de ceux que l'on pourrait qualifier de chef d'oeuvre.
Il pêche peut-être au niveau de la psychologie des personnages... Comment, oui, mais pourquoi?


Par Eurêka
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 10:20
Hier, j'ai vu ça :
sherlock.jpg

Ah non, pardon, ça :
sherlock_holmes-2-.jpg

Mais tout de suite là maintenant, je n 'ai pas le temps de vous en parler...
Par Eurêka
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 14:13
     Non, je n'irais pas jusque dire "mais quand l'hiver finira-t-il?", puisque ça n'a pas changé, c'est toujours programmé pour le 19 mars au soir, vers minuit pile. Non, je ne le dirais pas, mais il faut tout de même que je fasse pénitence : ma brave dame / mon bon monsieur (rayez la mention inutile), rien ne va plus, tout fout le camp, le bon dieu ne sait plus ce qu'il fait et le climat se détraque. Mais où qu'on va? Dans l'temps, on voyait pas ça!
     Bref, c'est bien du temps qu'il fait que je voulais vous parler. Parce qu'il faut que je vous dise, dans le coin où se trouve mon nouveau chez moi, on est sous la neige depuis plusieurs semaines, et si bien sûr il n'a pas neigé tout le long, il n'a pas fait suffisamment chaud pour que la neige fonde entièrement. Soleil et grand ciel bleu, oui, pas mal, mais pour la chaleur il faudra repasser plus tard. Depuis lundi, rebelote, reneige, recoincée je suis chez moi, re je regarde la neige tomber par la fenêtre (la neige ne tombe pas par la fenêtre...). Et ce matin, je croise un voisin facilement septuagénaire qui m'apprend que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu cela ici, et que l'année dernière, il n'avait vu qu'une soirée de neige de tout l'hiver (sur le village... on grimpe ensuite très vite en altitude aux alentours)... ça laisse songeur/se...

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Par Eurêka
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 18:30
"Quand l'hiver s'arrêtera-t-il?"
     Nan mais oh, on est le 10 février, j'vous f'rais dire, et il n'y a quand même rien d'étonnant, et pas de quoi pleurnicher, à ce qu'il neige! Et je ne pense que tous les vacanciers en partance pour les pistes de ski, qui ont réservé depuis des mois leur séjour en priant pour que les dites pistes soient enneigées, me contrediront...
     Pourtant, dieu sait (façon de parler) que j'ai été coincée cet hiver par la neige, aux quatre coins de la France, et que cela ne m'a pas toujours arrangée, loin de là. Et oui, me v'là encore sous la neige, à éviter de passer sous les branches trop lourdement chargées, à admirer les paysages blancs et d'une rare pureté (je ne suis pas en ville, comment vous avez devinés?), à faire des boules de neige et tenter de viser le chien qui, bizarrement, passe toute sa promenade à me fuir et me regarder de travers. Oui, tout le monde n'a pas cette chance et tout le monde ne part pas au ski (pour des raisons généralement d'ordre financière, figurez-vous). Mais tout de même, qu'on cesse de nous asséner des phrases de ce type. Ben oui, ça (aussi), ça m'agace...
Voilà, c'est dit.

PS : "l'hiver" s'arrête le 19 mars. A bon entendeur...

"Hiver rigoureux. Un hiver où règne une température hivernale."

Alain Schifres (Extrait de Le Nouveau dictionnaire des idées reçues)

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Par Eurêka
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La face cachée

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