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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 13:36


     Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je vois la mer, j'ai aussitôt le sentiment d'être en vacances. J'ai la même impression de tranquillité, de sérénité, de bien-être. Et je ne parle bien entendu nullement des plages bondées de la Côte d'Azur en plein moi d'août... C'est là tout l'intérêt de venir travailler dans une ville côtière : on n'a pas l'impression d'être là pour le boulot. Le matin, je vais saluer la mer et je suis comme apaisée jusqu'au soir où je ne manque pas d'aller lui souhaiter une bonne nuit. Les personnes qui ont la chance de pouvoir le faire tous les jours connaissent-ils leur chance et comme je les envie?


      Un an et une semaine. Il y a tout juste un an et une semaine, je me trouvais exactement dans la même ville, réalisais-je sur une plage en contemplant les falaises et les vagues qui entraînaient avec un bruit si caractéristique les galets dans leur fuite vers le large. Rien d'étonnant, peut-être me direz-vous, à se trouver au même endroit un an et une semaine après. Ca nous arrive à tous, pratiquement tous les jours. Seulement voilà, plus rarement à 900km de chez soi...

     Bref, je pensais à cela en flânant, , et je me mis à réfléchir à tout ce qui c'était passé depuis, les mauvaises, comme les bonnes choses, les pétages de plombs, les coups de cafard, les nouvelles têtes, les anciennes qui disparaissent parfois, toutes ces petites choses qui font que l'on change et que l'on ne se reconnaît plus tout à fait en la personne qui était là il y a un an et une semaine. Et on se dit que c'est tant mieux, qu'on ne voudrait pas être exactement la même, cet être statique qui n'aurait donc rien apprit depuis lors.

     On se met à réfléchir à tout ce qu'on n'avait pas fait, pas vu, ou pas vécu il y a un an et une semaine. On aurait voulu être capable alors de présager la suite et de savoir éviter les mauvais passages. On se met à réfléchir aux attentes qu'on avait à l'époque sur l'année et la semaine qui allaient suivre et surtout à celles qui n'ont finalement abouti à rien. La plupart, en fin de compte.

     Pourtant, le paysage, lui, n'a pas changé depuis un an et une semaine. Non, c'est à chaque instant qu'il change, à chaque nouvelle seconde qu'il modifie son visage, varie son humeur. Comme s'il ne pouvait deux fois reproduire la même grimace ou le même sourire. Et je voudrais pouvoir tous les voir...

     Des baigneuses, bien plus courageuses que moi (j'ai oublié mon maillot, c'est ballot tout de même...), se jettent à l'eau, et me rappellent qu'on ne peut venir sur une plage sans au moins y tremper ses pieds. Aussitôt pensé, aussitôt fait...


« C'est un petit pas pour l'Homme, mais qu'est-ce que ça fait mal aux pieds »

Moi-même, 19 mai 2009.

 



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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 13:39


     J'avais vu ce film à sa sortie au cinéma, mais vous savez ce que c'est, le deuxième visionnage ne laisse pas toujours le même goût : parfois on se demande comment on a pu apprécier un tel navet, d'autres fois, on se dit qu'on était vraiment passé à côté la première fois. Question d'humeur.

     Cette fois-ci, je dirais ni l'un ni l'autre. Juste une confirmation : j'avais adoré à l'époque, et j'ai encore adoré hier soir. Dans ma liste de films à voir absooolument.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:40
     Oui, ça m'est venu comme ça, le souvenir de cette série que j'affectionnais dans mon jeune temps (Ouh la, ce n'est tout de même pas dans les années 70 que je l'ai vu, moi, mais dans les années 90!). On regrettait presque de ne pas être né bien plus tôt! (j'ai bien dit "presque"! On ne pousse pas mémé, j'ai dit!).



Vous vous rappelez?

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 20:56
       Il y a tout de même un avantage à faire de longs voyages en voiture et seule (ceci est un exercice pour tester mon optimisme et tenter de voir le bon côté des choses), c'est que cela permet d'écouter des choses qu'on n'aurait pas écouté dans d'autres circonstances, surtout quand on a, comme moi, un peu de mal à faire plusieurs choses à la fois (ça fait beaucoup de fois le mot "chose", mais j'ai autre chose à faire que de chercher un substitut), porter sa concentration sur deux activités différentes.
     L'inconvénient tient justement à ce que je viens de dire : la situation peut devenir relativement dangereuse (et je parle en connaissance de cause, ça m'a coûté mon permis il y a fort fort longtemps, à 400 km de mon point de départ, et pareil de ma destination)...
     Je disais donc, l'avantage, c'est que l'on peut en profiter pour écouter des livres audio. Soit ils marqueront à jamais un voyage de leur empreinte (ainsi un trajet de 5 heures me parut une croisière en compagnie de "Des souris et des hommes" de Steinbeck), soit on se réjouit de n'avoir pas dû user ses yeux à lire le bouquin (disons que je ne donnerai pas d'exemple...).
      Mais il n'y a pas que les livres. Et donc, grâce à mes trop longs trajets, j'ai enfin eu l'occasion de découvrir un homme, qui jusqu'ici n'était qu'un nom et quelques images, souvent les mêmes, un homme qui m'a impressionnée par son écriture et la profondeur de ses textes, sa culture et son humanité (au sens noble du terme, hein, s'il y en a un) : Pierre Desproges.
      Je me suis donc plongée avec délectation dans Les chroniques de la haine ordinaire. Et j'en suis arrivée à la conclusion, au terme de toutes ces émissions radiophoniques, qu'il me faudrait plusieurs écoutes pour tout comprendre, toutes les subtilités des textes aux mots qui coulent à flots et débordent parfois, débordent en tout cas de mon cerveau, comme s'ils y en avaient trop pour qu'il puisse tous les accueillir, et qu'il me faudrait ensuite encore plusieurs écoutes pour me souvenir de quelqu'uns des formidables traits d'esprit que recèlent ces chroniques.
      On en prend plein la vue les oreilles, on rit, on apprend, on comprend, on acquiesce, on réfléchit, on arrête un instant pour méditer sur ce qu'on vient d'entendre, on répète en soi-même une phrase dont on voudrait se souvenir, parce que si juste et si bien tournée. Et puis bien sûr on fait des "Ohhh" outrés...
      J'ai un peu honte. J'ai un peu honte, car tout cela est bien loin de l'idée que je m'étais faîte du bonhomme, ou du moins je n'aurais pas eu jusqu'ici cette vision de lui.

     Illustrons nos propos :

La démocratie (3 mars 1986 )
"Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité.
Réfléchissez une seconde : ce n'est pas idiot.
Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille.
Vous me direz que cela ne justifie pas qu'on aille dépoussiérer les bâtards d'Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voulez, je ne sais pas faire les bouquets.
Parce que c'est ça aussi la démocratie.
C'est la victoire de Belmondo sur Fellini.
C'est l'obligation, pour ceux qui n'aime pas ça, de subir à longueur d'antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés.
La démocratie, c'est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n'importe quoi d'autre qu'on puisse soupçonner d'intelligence, sont reportés à minuit pour que la majorité puisse s'émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d'un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire."

     Et si vous avez du temps devant vous, je vous envoie (mais revenez après, hein!) ici.

     Ouf, bientôt le départ (optimisme, bon côté des choses, etc) pour me plonger cette fois-ci dans le Tribunal des flagrants délires... On en reparle sûrement après...

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 12:54




"Le spectacle de la nature est toujours beau."

Aristote
J'aurais bien envie tout de même d'ajouter : enfin, presque toujours.

Il faudra bien pourtant que je l'arrache de là, avant d'être rapidement envahie. Oh, et puis je crois que finalement, je vais me laisser envahir...

"Vous arrivez devant la nature avec des théories, la nature flanque tout par terre."

Pierre-Auguste Renoir

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:44

 

 


-          Mais qu'est-ce que tu fabriques ? Tu ne serais pas par hasard en train de me faire des grimaces ?

-          Non, vois-tu, c'est à moi-même que je les fais, du moins à mon double. Je te ferais remarquer que ce lâche me renvoie les mêmes grimaces, depuis l'intérieur de sa prison de verre, de sa cachette.

-          Et pourquoi le grimaces-tu ? N'est-ce pas toi qui as commencé ?

-          Je ne saurais le dire. Je suis arrivée là et quand j'ai levé les yeux sur toi, il se tenait devant moi et semblait faire une drôle de tête. Je suis sûre que déjà il me cherchait et attendait une réaction de ma part.

-          Il te cherchait querelle, donc, penses-tu ?

-          Non non, je ne sais pas... Peut-être ne souhaitait-il que s'amuser, peut-être avait-il pris lui aussi la même décision que moi, la même résolution...

-          Ah bon ? Toi, tu as pris une décision ? Si tu t'y tiens autant qu'à celle de déménager avant l'été, je crois qu'un éclat de rire me réduira en mille morceaux et qu'il te faudra alors en prendre une autre encore : celle de me changer !

-          Ahhh je te remercie de ton soutien ! Merci, merci encore de te moquer de moi ! Je ne sais même pas pourquoi je discute avec toi ! Les décisions, très cher, il faut parfois savoir les assouplir pour tenir compte d'éléments indépendants de nous ou encore des aléas de la vie, et là, ce n'était pas le moment, figure-toi !

-          Ahahah ah arrête, je ne vais pas pouvoir me retenir, et déjà je sens quelques vibrations et des fêlures qui me titillent ! C'est trop drôle ! Tu sais très bien qu'il n'y a pas que ça, que tu as douté, que tu as peur encore !

-          Pff je ne sais décidément pas pourquoi je te parle ! Tiens, je m'en vais !

-          Non non, reste voyons ! Ne te vexe pas ! Et puis, reconnais-le, tu sais que j'ai raison... Je veux savoir : alors, cette décision, quelle est-elle ? Après tout, même si tu ne la tiens pas, je vois bien qu'elle t'a changé et rendu le sourire.

-          Justement, voilà ma décision : tu as bien vu que je n'avais pas trop le moral, ces derniers jours, que je traînais derrière moi mon spleen comme un condamné traîne ses chaînes. Et bien voilà, j'ai décidé de retrouver mon optimisme, de récupérer mes espoirs, que j'avais mis de côté un temps, pensant qu'ils ne me serviraient jamais, qu'ils étaient vains.

-          Tu avais donc perdu tes espérances ?

-          Non, je les avais rangées dans une boite, je n'en voyais plus l'utilité. Je les avais rangées avec mes utopies, ces visions idéalistes que l'on sait par nature irréalisables. Il m'a suffit de prendre la décision de rouvrir cette boite pour que, d'un seul coup, ma foi revienne.

-          D'un coup ?

-          D'un coup, je t'assure ! Comme un sursaut ! La décision était prise, il ne s'agissait plus de discuter, de tergiverser. Je venais de me mettre un mémorable coup de pied dans le derrière qui m'a remis en selle. La seconde précédente, j'avais envie de pleurer, de geindre sur mon petit sort, et pof, j'avais décrété que j'arrêterai de me morfondre.

-          Pof ?

-          Oui pof ! Comme ça, comme un choix de tous les jours, comme j'aurais opté entre fromage ou dessert, certes choix difficile pour ma part.

-          Et tu t'y tiens pour l'heure ? C'est donc si simple que cela, de croire ou de ne pas croire ?

-          Simple, je dois te l'avouer, non... Mais il est tellement plus agréable de croire que tout peut être mieux, plutôt que de pleurer sur nos illusions perdues, plutôt que d'avancer sans plus aucun espoir et que s'apitoyer sur sa vie, tout en culpabilisant de cet apitoiement puérile et égocentrique, que l'on réalise vite qu'il est plus facile - oui, plus facile - de continuer la route en pensant que l'on va quelque part, plutôt que de se dire qu'elle mène à une impasse. Le grimpeur ne se dit pas : « au prix de tant d'efforts, il me faudra ensuite redescendre » mais plutôt « j'atteindrai le sommet ». Pourquoi grimperait-il, sinon pour voir la beauté qu'il y a là-haut ? Les difficultés sont tellement plus faciles à affronter quand au bout, on sait - on croit - que la récompense en vaut vraiment la peine.

-          Je me proclame donc huissier de ta décision ! Sur ton visage, chaque jour, je contrôlerai si tu t'y tiens !

-          Je doute que l'idée de me présenter chaque matin devant un huissier égaye et enchante mon réveil ! Quel piètre compagnon tu fais...

-          Pensais-tu donc que je te simplifierais les choses ?

-          Si tu savais combien je doute de toi...

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:43
     En réalité, je ne voulais mettre qu'un seul titre, "Pas pareil" (titre 16), mais impossible de savoir comment. Alors vous gagnez l'album complet.



Edith : je n'y comprends rien, ça ne marche plus. Bref, Tryo, dans l'album Grain de sable...

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 17:06


     Lors de ma balade quotidienne, qui aujourd'hui, par le hasard du calendrier, tomba un dimanche, je vis à ma grande surprise qu'une maison avait poussé dans le village. Encore. Encore une de ces maisons neuves et très loin de l'esprit du vieux village médiéval de base, la partie historique au sein de laquelle je vis moi. Les maisons poussent tout autour, de grandes maisons avec piscine, grands garages, terrasses en dur, etc. Et celle dont je vous parle ne fait pas exception, au contraire. Il n'y a pour l'heure que les murs, mais on peut dire qu'on ne fait pas semblant, niveau surface. Elle a poussé comme ça, d'un coup, je n'ai rien vu venir. Je ne comprends pas, la route est toute proche, et pourtant, ce n'est qu'aujourd'hui, mes pas me menant dans le coin, quand j'en appris l'existence.
     Je dois avouer, ça m'en a fichu un coup. Je vous explique : il y a 2 ans, je cueillais  des figues magnifiques sur un figuier immense et abandonné à cet endroit même. L'année dernière, une maison vit le jour juste à côté, et je dis adieu à la tranquilité de mon arbre. La maison poussa elle-aussi comme un champignon, un jour de pluie et elle était là, toute rose, propre, avec sa piscine et ses habitants. Et voilà qu'une nouvelle fois, des nouveaux voisins viennent troubler la quiétude de mon bel arbre. Car il faut voir la demeure! Je me répète, mais si la première m'avait semblé déjà cossue, celle-là va faire pâlir ses voisines. Ses voisines du lotissement, bien sûr, car les autres, certaines notamment pourtant abandonnées depuis bien des années, n'arrivent pas à la cheville de ces maisons neuves : non, elles les dominent de toute leur majesté, de toute leur histoire, de toute leur beauté, une beauté qui n'a rien de tapageuse... Elles tombent en morceaux, et j'aime à aller les saluer de temps à autre, voir s'il y a du changement pour elles, je leur demande intérieurement des nouvelles, rêvassant à la vie que nous pourrions partager. Doux rêves...

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:21
"Hello!

     J'avais envie de faire causette, et comme je n'avais personne avec qui discuter, je me suis dit que j'allais t'écrire. Tu dois te dire que je me suis rabattue sur toi en désespoir de cause, alors je tiens à te dire avant quoi que ce soit d'autre : tu as raison, et ce ne sera pas la première fois.
     J'avais besoin de discuter, pas de polémiquer sur tel ou tel sujet d'actualité, brûlant et inquiétant. Aussi, tu me pardonneras de ne pas évoquer la "grippe A" ou les manifs du 1er mai. En toute franchise, aujourd'hui, j'en ai rien à battre. Pardonne-moi cette crise aigüe de J'm'en-foutisme et d'égocentrisme exacerbé. Je le déplore moi-même suffisamment.
     De quoi vais-je dont bien pouvoir te parler alors, te demandes-tu sans doute? (encore une formule toute faîte, car des doutes sur le fait que tu te le demandes, en réalité, j'en ai mille, voire je me pose moi-même la question de savoir pourquoi tu te le demanderais et même ce que tu fais à lire ceci). Et bien d'un sujet passionnant : ma journée.
     Donc, en ce matin du 1er mai 2009, j'ai travaillé. Oui, encore rien ne l'interdit, que je sache, et je tiens à ma règle de vie : bosser un petit peu tous les jours, mais quand même pas trop. Quand je suis de bonne humeur, j'appelle ça la liberté, et quand mon humeur est plus maussade, je dis que j'occupe mes journées, en espérant que ce soit un tantinet lucratif. Aujourd'hui, je ne me suis même pas posé la question.
     1er mai. Le premier mai, c'est un dimanche qui s'ignore. Ca pue le dimanche à plein nez. Quand vous êtes sur votre ordinateur, quand vous sortez, quand vous allumez votre téléviseur. Y a rien à faire, il vous poursuit partout, il vous nargue, il vous agresse de toutes parts. Les oiseaux vous le disent, les cloches de l'église vous le sonnent, le silence vous le crie : il est en terrain conquis et n'a même plus besoin de déguisement.
     Après le déjeuner, j'avais envie de m'installer sur un transat, dans l'herbe, tout en buvant un petit café. Ou plutôt j'avais envie d'aller me balader tranquillement en bonne compagnie, un chien précédant nos pas, pour profiter de ce beau soleil de mai. Mais comme je n'avais pas de bonne compagnie, pas de chien, ni de jardin et même pas de transat, j'ai avalé mon café en regardant un épisode de Life (c'est ironique, non? Ben si voyons : Life / no life), et je suis sortie pour ma balade quotidienne, nouvellement imposée par moi-même à moi-même. A vrai dire, ce n'est pas que j'en avais envie, mais je n'avais pas envie non plus de rester. Il y a pire que de ne pas obtenir ce dont on a envie ou de ne pas savoir comment l'obtenir : il y a ne pas avoir d'envies.
     Et comme j'étais déjà dans le même état d'esprit que je le suis à présent, tu devineras sans peine vers quoi mes pensées se dirigèrent durant cette promenade dominicale du vendredi : du côté de ma petite personne. Avec en prime, une joyeuse auto-flagellation pour mon égoïsme incommensurable. Tu me croiras si tu voudras, mais se répéter que certains sont malades, n'ont pas de boulot, ou bossent pour des clopinettes, ou que d'autres crèvent de faim, de soif, ou vivent dans la rue, alors que moi, je suis en bonne santé, et, pour l'heure, ai un boulot pas trop difficile, et choisi, et bien ça n'aide pas à quitter cet état mélancolique. Ca aide juste à se trouver encore plus pathétique, limite pitoyable.
     En arrivant près de chez moi, je n'avais pas envie de rentrer. Mais comme je n'avais pas envie non plus de continuer, je dus choisir entre ces deux non-envies, pour finalement opter pour la maison, sans trop d'enthousiasme. Et comme j'avais encore plein de non-envies, comme regarder un film, continuer de travailler, ou encore faire le ménage ou lire, j'optais pour celle consistant à encore parler de moi ici, et dans la plus belle démonstration d'égoïsme possible. Pourtant dieu sait que je n'en avais plus envie!
Aussi, j'espère que tu ne liras pas ces lignes, ou bien qu'au contraire tu les liras, je ne sais plus trop bien. Si je le savais, je saurais du même coup si je dois ou non cliquer sur le bouton "Publier".

     Quoi qu'il en soit, ne doute surtout pas que je n'en oublie pas pour autant de me soucier de toi et de comment tu vas, ta vie, tes peines, mais aussi tes joies.

     Je ne prends pas le temps de te parler de la semaine dernière, de mes amis et de leur adorable petit bonhomme. Je crois que aujourd'hui, je n'en avais pas envie.

A bientôt, j'espère (si tu en as toujours envie)

Je t'embrasse,
Eurêka"

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 11:00
     Il y a quelques années, mon oreille a entendu une voix et une musique et mes yeux vu un visage, une voix que j'ai trouvé tellement belle, que j'en ai acheté l'album où l'entendre encore (c'est dire, vu que je n'achète pas de CD tous les quatre matins! En même temps, ce n'était pas la criiise à l'époque).



En voici deux morceaux, avec tout d'abord un duo avec Ismaël Lo :
 

Et sur le tube : http://www.youtube.com/watch?v=LQjYpWfk4-c

Côté rigolade et fou rire, on repassera, c'est vrai. Mais il n'y a pas que ça dans la vie, si?
Alors, vous aimez? (je parle des extraits, pas de votre vie privée...)

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