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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 09:51
    Le problème à cet article, contrairement aux autres, c'est que je n'en ai que le titre. Tout ce que je peux dire, c'est que dans mon rêve, ma voisine ne me laissait pas indifférente. Les rêves sont toujours si bizarres. J'aurais pu rêver d'autres personnes, mais pourquoi elle? N'allez pas imaginer des songes scabreux, car il n'en ait rien. Si si, j'en vois venir quelques uns avec leurs gros sabots! Ma pudeur m'interdirait d'en parler ici (ou ailleurs). Oui, au fait, je suis très pudique, entre autres défauts, puisqu'on en parle.
Cela va me faire bizarre de la revoir dans une semaine, ma voisine.
Ah, et je ne vous ai pas dit : je n'ai jamais aussi bien dormi que ces jours-ci (qui a dit "on s'en tape"? Dehors!). Faut dire que les cachets y sont pour beaucoup... Nan, promis, j'en abuserai pas.
Allez, je vous laisse. Je vais essayer de profiter de mon dimanche. Et peut-être même que je vous raconterais... Peut-être.

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 14:23
    De savoir qu'il y a pire maladie ne me soulage pas du tout (j'ai honte, je le jure), et je suis de plus en plus convaincue que la mienne est nerveuse, due au stress, à l'anxiété, ou toutes ces petites choses qui nous gâchent la vie. Bref, ça ne s'arrange pas, et j'ai besoin d'un bon antidépresseur, une bonne dose de franche rigolade là, maintenant, tout de suite, parce que ça commence franchement à me rendre FOLLE!!!
Je veux rentrer chez moi!!!
Bref, si vous avez une idée, si vous avez une bonne blague, n'importe quoi, lachez-vous dans les com'!!!!!

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 16:45
    Dans mon petit boulot dont j'aime souvent à me plaindre, mais qui comporte quand même de nombreux avantages, dont celui d'être adulée par plein de gens (bon, j'exagère un peu, mais juste un peu. Même qu'il y en a qui veulent faire des stages avec moi ou qui me demandent ce qu'il faut faire comme études pour cela), j'ai l'occasion de rencontrer du monde (c'est l'un des inconvénients. Ben oui, j'vous ai pas dit que je n'aime pas les gens? Qu'ils me font parfois peur?). Le problème, c'est aussi que parfois j'attire les boulets, les déchets, les asociaux (si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi il n'y a qu'un « s » à « asocial », je suis preneuse), les retraités qui ont plein de choses à raconter mais personne à qui les dire, les rebelles de la société qui vont faire un jour la révolution (mais l'heure n'est pas à l'action), les dragueurs du dimanche qui détectent à 100 mètres celle qui ne saura pas s'enfuir et leur clore le bec (mais qui ne détectent semble-t-il pas que je suis loin d'être intéressée), et tant d'autres encore. Et souvent, je ne sais pas comment m'en débarrasser, je ne veux pas les vexer, je m'imagine à la place de certains d'entre eux, vieux et sans famille, et qui n'ont que si peu l'occasion de papoter un petit moment dans leurs journées si mornes. Je leur conseillerais bien de se mettre aux blogs, mais j'ai peur que pour certains ce ne soit déjà trop tard.
La dernière en date va, je pense, vous plaire aussi. La dernière en date a décidé de me  parler de son potot Jauni, Jauni à l'idée (pour des raisons de respect de la vie privée, les noms sont susceptibles d'avoir été changés. Toutes ressemblances ne seraient pas forcément fortuites). Parce que la dame, elle a connu Jauni quand elle était jeune (et lui aussi). Elle avait 15 ans et lui 17. Elle faisait partie de la même bande, à Trouville. Il était beau avec ses yeux bleus (maintenant c'est un débris, dixit la dame). Il était si gentil. Même que Dario Moreno faisait sa première partie et chantait « Brigitteuh Bardot, Bardot... » (et v'là ti pas que la dame se met à chanter... et moi, en même temps, je me dis qu'il faudra absolument que je vous le raconte). Ils ont fait la teuf ensemble sur la plage, à l'époque. Ils étaient jeunes, ils étaient beaux... J'vous résume ça, parce qu'elle est restée longtemps, ma dame. Elle l'a revu quelque temps plus tard  à la sortie du Fouquet's. Elle, elle sortait de la boite à pédé d'en face (dixit ma dame).
Bin, elle lui fait pas du bien, à notre Jojo, sa p'tite jeune!
J'ai eu aussi droit aux petits-enfants ingrats et bourges, ou encore à l'époque où elle était capable de faire 500km pour acheter une paire de pompes assorties à son sac à main, etc. Mais là, je commençais franchement à décrocher.

Aparté : je suis en Normandie et il pleut. Tout est en ordre.
Aparté 2 : Putain, je deviens accro à vous écrire, faut que je fasse une cure de désintox.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:33
    Qui a dit : "ah, elle se décide à voir enfin un psy, c'est pas trop tôt!"? Non, je ne veux pas parler de ça, encore que ça pourrait bien être lié, quand on connaît l'importance du mental sur le physique...
Quand je disais que dès que je pars en virée pour mon boulot, j'ai des ennuis de santé! Et bien, ça ne râte pas et je dirais même que je les accumule. Encore une fois, je fais fort de ce côté-là et je me demande quel saint je dois prier pour qu'il me soigne. Du coup, je suis allée me ballader sur des forums médicaux. Ouille ouille ouille, mais le sujet des forums a déjà été épuisé par quelqu'un d'autre, donc je m'abstiens. Mieux : je confirme! Aïe aïe aïe! Tout ça pour ne trouver aucune réponse, bien sûr.
Bon allez, cherchons les points positifs : je suis tombée sur une ravissante pharmacienne, sympa, souriante, compatissante, jeune, et tout et tout. Même que demain, je retournerais bien à la pharmacie, moi... Mais je préfèrerais que ça soit pour lui dire que ça va mieux, parce que là, c'est la galère totale. Pfff. Encore quelques jours comme aujourd'hui, et je pète un cable! Et dire que j'avais quelque chose d'important de prévu ce dimanche! Ce qui me fait dire que tout est dans ma tête, que je somatise, qu'inconsciemment je cherche des raisons de me défiler. Demain ça ira mieux, demain ça ira mieux, demain ça ira mieux....
Ne cherchez pas quel mal m'atteint : vous ne trouverez pas et vous allez vous imaginer des trucs pas possibles. Ne cherchez pas, vous dis-je!

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:42
Petit préambule bovin:
    J'ai déjà remarqué, dès que j'en ai vu une, que les vaches d'ici sont très différentes de celles que j'ai connu quand je vivais au pays de la charolaise. Enfin je n'en ai pas connu personnellement, mais il n'y avait pas un champs sans son troupeau. Et bien, je le dis haut et fort, je m'engage, je mets mon pied dans la fourmilière : les normandes sont plus jolies que les charolaises. Si si, soyons un peu honnête. En revanche, je suppose que les veaux sont les mêmes, parce qu'il y en a partout, des veaux.
  
    Hier soir, je décide d'aller faire un tour rapide de la ville où je suis, parce qu'il y a peu de chance pour que je refasse 1000 bornes pour ça. Ce n'est pas que je ne le voudrais pas, mais vous n'avez pas un peu vu le prix du gazole? Et du péage sur l'autoroute? Effrayant, non? Quand est-ce qu'ils vont véritablement nous le trouver, ce substitut écolo (ne me parlez pas du bio-éthanol ou je m'énerve) et non polluant? Et puis moins cher aussi tant qu'à faire. Comment? La marche? C'est le pied, d'accord, mais on atteint vite ses limites. Le train? Vous ne me diriez pas cela si vous voyez tout ce que je trimballe dans mon auto. Dommage car j'adore ça (même si la gare la plus proche de chez moi est à 40 minutes de voiture).
Donc, hier soir, après avoir fini mon boulot et avant de déguster mon délicieux plat cuisiné avec amour industriellement, plats que je fais chauffer clandestinement sur ma plaque électrique dans la chambre d'hôtel (oui, je suis une rebelle... trop ouf!), je me lance d'un bon pas dans la ville, en direction du château, puisqu'il surplombe tout le reste. Quand je dis d'un bon pas, c'est un euphémisme : avec mes toutes petites jambes, je fais de grands pas, et j'avance à une allure qui n'a plus rien à voir avec la flânerie (d'ailleurs, cela fait rire certains de mes voisins qui doivent penser que je suis toujours pressée). C'est plus fort que moi, comme si j'avais trop de choses à découvrir et que une vie n'y suffirait pas (d'ailleurs une vie n'y suffira pas). Clic-clac. De là, je vois la Manche. Et c'est plus fort que moi, l'eau agit sur moi comme un aimant, m'attire à elle. Je viens à elle, je cours au devant d'elle. Tant pis pour la ville, mais il faut faire un choix. En plus, quelques gouttes commencent à tomber. Et la plage normande sous la pluie me semble un spectacle tout naturel. J'ai déjà vue la plage méditerranéenne sous l'averse, et c'est plutôt déprimant. Là, rien à voir. Cette plage qui n'est pas de sable fin, les falaises au loin qui semblent se jeter dans la mer (ou n'en surgissent-elles pas au contraire?), la mer qui est loin d'être bleue, ces nuages aux multiples couleurs et gorgés d'eau, le vert de l'herbe, un vert, comment dire, anglais?, tout est à propos, tout a sa place dans ce paysage, y compris la pluie. Je voudrais pouvoir décrire les teintes de l'eau, mais je ne le peux pas : tout semblerait fade, alors qu'il n'en est rien. J'avance vers les falaises. Et clic, et clac. Des touristes se font prendre en photo dos aux vagues. Ça m'a toujours amusé, cette idée de se faire photographier dos à ce que l'on devrait au contraire mirer...
Jonathan m'accompagne, cet oiseau qui ne semble jamais avoir peur et paraît prendre la pose. Je protège mon appareil des gouttes. Il en a vu des choses, celui-là! S'il pouvait parler...
Je resterais bien des heures ici, mais tout a une fin et je retourne sur mes pas, et bifurque un peu pour ne pas prendre tout à fait le même chemin. Tiens, une église. Clic. Une architecture, un style nouveau pour moi : il faudra que je me renseigne. Il pleut vraiment à présent. Je rejoins mon hôtel, passe ma main dans mes cheveux trempés. Ce n'était pas un rêve.








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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 18:45
    Je vous ai déjà dit que mon boulot me menait la vie dure parfois? Et bien je vous le dis. Si je n'attrape pas un ulcère ou quelque chose de ce genre dans les mois qui viennent, j'aurais de la chance. Déjà que, lorsque je pars pour mes virées professionnelles, je me chope toujours plein de saloperies, le genre qui profitent d'un moment de faiblesse de ta part pour te sauter à la gorge, ou ailleurs, alors il ne me manquerait plus qu'un bon vieil ulcère à l'estomac.
Ce matin, pompon, goutte qui fait déborder le vase qui débordait déjà depuis longtemps, mais dont je finis toujours par oublier qu'il déborde. A chaque fois, c'est pareil : je me dis qu'il faudra aviser, remettre tout cela en question, en finir avec ces crises d'angoisse inutiles qui me pourrissent littéralement la vie, que je n'en peux plus... et à chaque fois, je repars pour un tour... Le pire, c'est qu'il n'y avait strictement aucune raison ce matin qu'il y ait crise, et à cause d'un bout de papier, un message laissé quelque part et que la personne n'avait pas vu, c'est le drame, le cataclysme, les nerfs lâchent et il ne manque qu'un mot pour que je fonde en larme. Et puis le message est retrouvé, il n'y a plus de problème, et j'ai seulement perdu une heure et gagné encore quelques cheveux blancs supplémentaires...
Et donc, encore une fois, on se remet en question, on se dit qu'il faut réagir sinon on court à la catastrophe, qu'on en peut plus et qu'il serait bien de gagner au Loto, et de ne partir sur les routes plus que pour son propre plaisir, sa maison sur son dos et un bel appareil photo flambant neuf. Mais voilà, je ne joue pas.
Donc, il se pourrait que je doive me reconvertir et trouver un autre boulot, moins stressant et avec les mêmes avantages que celui que je fais à présent (et dont je ne vous dirais jamais la teneur exacte, en tout cas pas ici, et pas parce que j'en ai honte). Si vous avez une idée, je suis toute ouïe, parce que là, vraiment, je ne vois pas. Il faudra peut-être que je vous laisse mon CV pour ça...
Ou alors si vous connaissez un plan pour gagner de l'argent facile... et sans risque (oui, parce qu'en plus, je ne suis pas très courageuse. Je ne vous ai jamais dit que j'étais une froussarde?). Non? Ça se saurait? Tant pis.

Picardie : 1 point pour l'accueil et le sourire des picards  -1 point pour les affaires qui ne sont pas bonnes, mais finalement 1 point quand même pour les picards.
Normandie : -1 point pour les embûches de ce matin... Je laisse encore leur chance aux normands de se rattraper (mais souriez bordel! Et répondez-moi quand je vous dis bonjour! Ils vous ont appris quoi, vos parents?). Affaire à suivre...

N'empêche que le peu que j'ai vu de la Normandie depuis hier soir me donne envie d'en voir plus. On passe le panneau « Vous êtes en Normandie », et de suite tout change, l'architecture n'est plus la même, les odeurs elles-mêmes se modifient.
N'empêche que je me dis que ça n'intéresse personne mes déboires professionnels.
N'empêche que ça fait du bien quand même de le partager.
N'empêche que j'aime bien dire « n'empêche ».

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 19:54
    Ah, les dimanches passés dans des hôtels de grandes chaînes, c'est toujours une joie renouvelée! J'avais déjà évoqué les nuits dans ce type d'établissement ici, je peux en rajouter une de plus, sacrifiée sur l'autel de la bêtise et de l'égoïsme. Pour mon malheur, et celui des autres clients et de la gérante, un bus de jeunes hollandais est arrivé hier soir. Remue-ménage pour sortir les bagages et s'installer (vive les boules Quiès, et heureusement qu'elles ne m'empêchent pas d'entendre le radio-réveil), et surtout dans la discrétion et le silence (hum hum). Idem ce matin: bavardages incessants, on bouche les passages avec les bagages et surtout on ne bougerait pas son petit derrière de quelques centimètres alors qu'on est en plein milieu du parking, pour me laisser passer. Autant vous dire que j'ai été très tentée d'en écraser au moins un pour la route (les voyages en groupe devraient avoir droit à un quota de disparus...).
    Le fait de se trouver coincée à l'autre bout de la France un dimanche a quand même un avantage : celui de pouvoir visiter des villes où l'on n'aurait jamais eu l'idée de venir en vacances. Hier donc, comme il faisait décidément un temps magnifique (pas vu un seul nuage alors que j'en suis à mon 6ème jour dans la région picarde... je n'en reviens pas) et que je venais de faire un jogging tonifiant (ça le fait mieux que de dire « une petite course rapide »), je décidais d'aller faire un tour en ville. J'essaye de le faire chaque fois que j'en ai l'occasion. Mon appareil photo en main, je me gare à un endroit stratégique (c'est-à-dire où je pourrais retrouver mon auto), et pars au hasard des rues, ou plutôt je cherche du regard un monument qui dépasserait les autres toits et tente de m'y rendre. J'adore visiter les églises, basiliques et autres monuments historiques. Je ne suis pas du tout croyante, en rien, au contraire j'aurais plutôt tendance à être la première à critiquer toute forme de religion, mais j'aime visiter les lieux de culte. Pas en tant que symbole religieux, mais plutôt pour ce qu'ils peuvent révéler de l'histoire d'une région, et par intérêt architectural. Donc, s'il y a une chose que je visite dans une ville, c'est d'abord ses églises, temples et autres mosquées (mais là c'est plus rare...). Ensuite, c'est au hasard de mes pas. Je me suis perdue, véritablement, dans toutes les villes que j'ai visité. Mon sens de l'orientation étant déplorable, j'en ai pris mon parti. La seule ville qui de ce point de vue me fasse vraiment peur, c'est Paris. En voiture ou à pied, il me semble inimaginable de m'y aventurer, sauf à y prévoir un sac de couchage et de la nourriture pour plusieurs jours. Je sais, il y a des épiceries. Mais l'expérience que j'ai déjà eu de la capitale aurait plutôt tendance à me pousser à éviter tout contact, commerçant ou autre... Pour en revenir à mon dimanche en Picardie, région décidément bien plus sympathique, je restais fidèle à mes habitudes et me garais dans une rue proche du centre-ville, en essayant de mémoriser le plus de détails possible. Puis je file droit devant, on verra bien où cela mène. Et justement cela me mène sur la grand place de l'hôtel de ville, en effervescence puisque c'est la fête au village. Une estrade a été montée à l'occasion et les terrasses des restaurants sont pleines, ou presque. Ça sent bon, je ne sais pas quoi, mais ça ne sent pas comme chez moi. Je joue au jeu que je connais le mieux: celui de la touriste de base, appareil photo vissé à l'oeil et cherchant le bon angle de vue. Moi qui n'aime pas trop me faire remarquer, c'est raté puisqu'en fait, à cette heure de repas, il n'y a pas encore tant que ça de monde sur la place. Tant pis, je me suis fait à l'idée d'être vue, à condition que ce soit pour la bonne cause. Je mitraille l'Hôtel de ville, style gothique flamboyant, lis les quelques explications (on en apprend tous les jours) et continue mon chemin en direction de la Basilique toute proche. Comme souvent, d'immenses échafaudages m'empêchent d'en observer une bonne partie. Il y a du monde, surement un mariage ou un baptême. Tant pis, je n'en verrai pas l'intérieur. De toute façon, j'ai plutôt envie de profiter du soleil et de l'ambiance de fête qui règne dans les rues. Clic clac, et me voilà repartie. Les rues sont fermées à la circulation à l'occasion de la fête qui va suivre, un genre de festivité que je n'ai pas l'habitude de voir : défilé de chars et autres curiosités du coin, déguisements folkloriques et fanfares très variées. Chacun se prépare, enfile son costume, répète son morceau pour être fin prêt le moment venu. Je me trouve dans un parc verdoyant. Toute cette herbe, c'est une torture! Je n'ai qu'une envie : ôter mes sandales et marcher pieds nus. Je résiste à la tentation. Ça et là des personnes sont étendues et profitent de ce moment hors du temps. Elles écoutent les quelques couacs musicaux, observent de loin les derniers préparatifs ou font une petite sieste recroquevillées en boule. Quelques manèges et stands sont installés au centre du parc, autour d'un  carillon ambulant mené là pour l'occasion. Je cherche les toilettes publics, comme à chaque fois, mais il semble qu'il soit plus facile de trouver un marchand de glace (mais ça ne fait pas le même office...). Là encore, me voilà surprise : pas un angle de rue sans un glacier ambulant. Et dire que chez moi, dans le sud, on a parfois tant de mal à trouver une boule de glace! Cette petite balade me met du baume au coeur : je l'entends s'éclater et je ne peux pas dire pourquoi. L'ambiance? Le soleil? Le calme qui règne avant la tempête qui, je suppose, suivra? Le fait d'avoir rencontré ces derniers jours des gens simples et si sympa, souriants? Je ne peux pas l'expliquer, mais je me sens légère. Je continue ma balade (toujours à la recherche de vous savez quoi...) et me décide à revenir sur mes pas, si je les retrouve. Je ne manque pas l'occasion de me perdre un peu, juste pour la forme, mais le centre-ville n'est pas bien grand, et après de nouveau un petit tour sur la place de l'hôtel de ville, et un petit arrêt dans une pâtisserie (juste pour connaître les spécialités du coin, hein, pas par gourmandise... hum hum), je retrouve ma voiture là où je l'avais laissé (ouf) et dans le même état (on ne me l'a pas lavée entre-temps, mince). J'évite le défilé des chars, la fête et les cotillons, mais ce n'est de toute façon pas trop mon truc, la foule et tout le toutim, en particulier toute seule (et puis je n'ai toujours pas trouvé les toilettes, alors il est temps de rentrer).
Retour à la case départ, c'est-à-dire à l'hôtel, gâteau et photos en poche (façon de parler : le gâteau n'aurait pas apprécié).

    Je croise parfois, virtuellement ou non, des personnes qui me disent avoir visité tel et tel pays. Je les envie, vraiment. Mais quand, en réponse à une de mes questions, elles me disent ne connaître de la France que le lieu où elles vivent, je trouve ça tellement dommage de passer à côté de tant de choses tout à la fois géographiquement proches (relativement parlant) et si différentes de ce que l'on voit chez soi. Il y a parfois des frontières invisibles qui n'attendent que d'être franchies elles-aussi.
Alors je le dis haut et fort : j'aime la France!

Ch'tites photos? C'est une question pour la forme, car vous n'y échapperez qu'en vous cassant d'ici (Non, restez!).
L'hôtel de ville:

















La basilique:




































Sont bizarres, les picards, vous ne trouvez pas?:



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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 12:33
    C'est fait : j'ai des billets d'avion tout neuf pour octobre. Rien d'extravagant : 18 jours de vacances chez mes parents qui se sont expatriés à l'étranger il y a quelques années. L'avantage, c'est d'avoir un pied à terre pour les vacances dans un pays qui accueille de plus en plus de tourisme. L'inconvénient (si on exclut justement le nombre croissant de touristes...), c'est de devoir prendre l'avion pour aller voir ses parents, pour une famille assez unie comme la notre, et de devoir du même coup les supporter si longtemps d'affilé (pardon pôpa, et surtout pardon môman).
   Mes parents n'étaient pas jusqu'ici de grands voyageurs, et se limitaient aux frontières françaises, jusqu'au jour où ils ont découvert ce pays et en sont tombés amoureux. Ils n'étaient pas de grands voyageurs, mais avaient toujours été des gens hors normes, surement considérés par beaucoup comme des marginaux. Ça tombe bien, je les aime ainsi, malgré tout ce que cela a pu impliquer, les déménagements, les choix professionnels extrêmement variés (c'est peu dire), de l'assureur à l'épicier. Ils ont fait des choix, se sont trompés, mais ont essayé, avec l'intention affichée de faire ce qu'ils aimaient, puis de seulement s'en sortir. On a connu des périodes difficiles financièrement (n'empêche que le RMI nous a bien aidé), mais je n'ai pas le souvenir d'en avoir particulièrement souffert. Les coussins confectionnés par ma mère pour cadeaux de Noël, je ne me rappelle pas que ma soeur et moi leur en aient formulé le reproche. C'était peut-être notre façon de participer à l'effort de guerre. Il y eut d'autres occasions de se confronter à notre père, mais dans l'ensemble, je crois qu'on n'avait pas trop à se plaindre. Ils ont donc décidé un beau jour de s'expatrier, mais pas n'importe où, pas pour la facilité. Fidèles à ce qu'ils sont, ils ont choisi de s'installer dans un village sans eau (à l'époque), ni électricité, et jusqu'où le goudron n'est pas encore venu. Un village où ils sont les seuls à posséder une voiture (ça fait rêver parfois), au milieu de familles dont ils ne comprennent pas la langue et qui vivent réellement au jour le jour. A croire que mes parents fuyaient eux-aussi quelque chose. A croire qu'ils avaient toute leur vie couru après quelque chose qu'ils pensaient peut-être trouver là où d'autres seraient venus le moins le chercher. Qu'ils aient eu raison ou non, je les admirent pour leur persévérance à trouver leur propre voie. Et je les remercie de n'avoir pas été des moutons.
Bref, mes billets sont pris. J'aurais pu sauter de joie à cette idée, mais non, c'est tout le contraire. Non pas, que je n'ai pas envie d'y aller ou de voir mes parents. Seulement je n'aime pas l'idée de ne pas pouvoir faire marche arrière, changer de dates, me bloquer 2 semaines et demi sans possibilité de revenir sur ma décision. Il peut s'en passer des choses, et j'y compte bien, en 5 mois! De belles rencontres, que sais-je encore, qui pourraient me faire regretter le moment venu ces petits billets. Vous allez me dire que j'aurais pu attendre pour les prendre. Mais non, car sur ce coup-ci, c'est le porte-monnaie qui a le dernier mot.
   En règle générale, je déteste les engagements qui seraient susceptibles de m'empêcher d'opérer un virage dans ma vie, si l'occasion se présentait. Cette occasion, je l'attends sans cesse, alors que je ne serai peut-être pas capable de la saisir si elle se présentait à moi, ou même de la reconnaître. C'est rageant. C'est idiot aussi, car dans la réalité, si vraiment quelque chose d'exceptionnel se passait dans ma vie d'ici là, rien de m'obligerait non plus à prendre ce foutu avion, excepté la perte financière que cela engendrerait et qui ne serait quand même pas une ruine (je vous ai dit que la vie m'a appris qu'un franc est un franc, et de surcroît un euro un euro?). Seulement, me reste en mémoire mon voyage de l'année dernière : un mois à regretter d'être partie tout un mois. Un mois à regarder les étoiles en se disant qu'elles brillaient tout autant au-dessus de quelqu'un d'autre, quelqu'un de si loin à ce moment précis. Et je ne sais pas si je dois espérer, ou non, ressentir le même sentiment cette fois-ci. C'est si bon et si douloureux à la fois. C'est triste de faire un voyage et de n'être pas entièrement disponible pour lui. On le regarde à demi masqué. On ne voit pas tout ce qu'il peut nous apporter. C'est un tel gâchis. Je suis sure qu'il existe, ce voyage idéal, celui qui nous fait plus qu'on ne le fait, celui qui nous déconstruit, puis nous reconstruit, celui qui nous apprend qui nous sommes en nous apprenant qui sont les autres, celui que l'on continue à faire une fois rentré chez soi. Le voyage qui ne prend jamais vraiment fin.


« La vertu d'un voyage, c'est de purger sa vie avant de la garnir. »
Nicolas Bouvier, L'usage du monde

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 20:28
     Aïe aïe aïe, rien ne va plus ce matin. Et pour deux raisons. D'abord, quand j'ouvre la bouche pour parler, les sons n'en sortent pas comme je le voudrais, voire ne sortent pas du tout. Bref, je sens poindre ma laryngite de mai, celle qui me rend aphone pendant quelques jours, ce qui est formidablement pratique pour bosser. Et oui, deux fois par an, je parle par gestes et petits mots écrits. Depuis le temps que je voudrais apprendre la langue des signes...
    Ensuite, rien ne va plus parce que ce que j'ai envie d'écrire n'ait pas très réjouissant. Je voulais raconter comment on peut se laisser rattraper par des mots sans le moins du monde s'y attendre, et alors que l'on croit tout contrôler.
   Il y a de cela peut-être 14 ou 15 ans, alors que j'étais ado et vivais chez mes parents, je voulais confectionner un objet en bois qui consistait dans la découpe d'un mot écrit avec une calligraphie particulière et dont je devais choisir le modèle dans un bouquin qui en comptait un certain nombre (pas sure que je sois bien claire...). J'avais mis du temps à choisir mon modèle, étudiant les formes et optant finalement pour l'un d'eux pour la beauté du style et sa « faisabilité » par rapport à mes capacités. Du moins, je le crus. Une fois l'objet terminé, je l'offris à ma mère, ou est-ce elle qui me le réclama? je ne m'en souviens plus. Il fut mit bien en évidence partout où mes parents déménagèrent, bien que je doutais de son intérêt esthétique. Je le regardais parfois, sans plus m'y arrêter, mais comme quelque chose qui attirait parfois mon regard. Je le connaissais par coeur, le moindre contour, la moindre courbe. Noir et blanc, yin et yang. Un objet finalement raté, plutôt petit, et qui m'accompagnait par procuration au fil des ans. Juste un objet de décoration. Sans importance.
   Et puis un jour, plusieurs années après l'avoir fabriqué et alors que je me trouvais devant lui, ma mère, qui était surement à cette époque bien plus perspicace que moi, me posa une question à son sujet. Un question à laquelle je ne m'attendais pas et que je ne m'étais jamais posée. Elle me demanda pourquoi j'avais choisi ce mot-là, puisqu'il est à la base de l'objet, s'il était le fruit de l'humeur du moment ou juste celui du hasard, un hasard, il est vrai, malheureux. Je réagis au quart de tour, la réponse était pour moi évidente, j'en étais persuadée : je n'avais pas choisi un mot, mais une forme, uniquement une forme. Mais si la réponse fusa, la question continua de raisonner dans ma tête, de faire son chemin en moi. Je me retournais à nouveau sur la chose, la regardais d'un oeil neuf, décryptais les quatre lettres qui finalement le constituaient. J'y lus ce mot : PEUR. Je ne l'avais jamais pris comme tel. Je me répétais à moi-même : « non, ce mot n'en ai pas un, ce ne sont pas des lettres, mais juste des courbes sans signification aucune ». Je me le répétais, mais cela fit son chemin.
On croit jouer avec les mots, mais on se trompe : ce sont parfois eux qui se jouent de nous.
Je finis par comprendre que ce mot n'était pas qu'un objet, que ce choix n'était pas anodin. Je compris qu'il fallait me rendre à l'évidence, que j'avais toujours tenté de lui échapper, que j'avais toujours nié son existence, ne qualifiant jamais mes angoisses ainsi, mais que c'était bel et bien de cela dont il s'agissait, de peur. Parce que oui, en effet, j'ai peur. J'ai peur de beaucoup de choses : peur de décevoir, peur de mal faire, de ne pas être à la hauteur, peur du ridicule, peur de rester seule, peur du silence, peur du bruit, peur de la foule, peur d'ennuyer, peur de ne pas savoir quoi faire dans telle ou telle situation, ou de ne pas savoir quoi dire, ou pire : d'être complètement à côté de la plaque. Peur d'être sans intérêt et qu'on s'en aperçoive. Peur d'être chiante (comme en ce moment). Peur de passer ma vie à avoir peur. Bref, je suis une froussarde.

La peur, ce n'est pas quelque chose de raisonné : on a beau savoir qu'il n'y a pas de raison d'avoir peur, qu'on nous dise qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, la peur est là, plus ou moins forte. C'est comme avoir le vertige alors qu'il n'y a pas de risque de tomber ou craindre de sortir de chez soi et ressentir des sueurs froides rien qu'à l'idée de mettre un pied dehors. C'est totalement injustifié, on en a conscience, mais c'est ainsi.
   Alors bien sûr, avec l'âge, j'ai fait des efforts sur moi-même, ai su parfois me dépasser. Le comble, c'est que les situations qui provoquent cet état ne sont pas forcément les plus anxiogènes pour d'autres, ce qui rend d'autant plus bête, si disons-le, bête ma réaction et mon appréhension. Tant qu'elle est éloignée, je peux encore me raisonner, me dire que j'en suis capable, que ce n'est quand même pas toute une affaire. Et plus le jour approche, plus l'angoisse monte, plus je me cherche des excuses pour m'éviter l'objet de cette tension. Mais même si j'arrive à surmonter ma peur, l'angoisse est toujours  là, me dévore, m'use. Le plus drôle, c'est que je trouve ça complètement idiot et incohérent de se mettre dans des états pareils pour des bêtises comme celles-ci. Si je n'était pas moi-même comme cela, je crois que j'aurais du mal à comprendre une personne qui me décrirait les mêmes symptômes! Le plus cocasse, c'est que je suis capable de faire 800km toute seule pour aller dans une ville que je ne connais pas du tout pour y travailler, et d'y ressentir moins d'angoisse qu'à l'idée de passer un simple coup de fil! Je vous le dit : je ne suis pas nette, j'ai un grain... Il y a eu un bug dans ma programmation, un court-circuit quelque-part, un vice de conception, une anomalie à l'élaboration. Il y a eu faute grave, et je ne sais pas à qui en faire porter le chapeau.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:06
    Ah ben ça alors, je fais ma vaisselle ce soir, je retourne la casserole, et que vois-je? mon pseudo!! Si j'avais su... Mais je savais, je n'avais juste jamais fait le rapport avec cette gamme de casseroles d'une marque très connue. Bref, ça m'a fait rire (c'est déjà ça), et on sera gentil de ne faire aucun rapprochement entre elles et moi. A la rigueur, j'admet que l'on dise que je chante comme une casserole, mais pas plus... ça m'apprendra à avoir choisi "Eurêka" comme pseudo. Mais je l'aime bien, moi, et j'ai toujours rêvé qu'on dise ce mot en me voyant!

Pour la peine, une petite chanson que j'aime bien. Si si, j'insiste.





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