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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 12:03
Enfin moi, je trouve que oui.
Un titre qui me donne envie de bouger, de chanter, qui me fait sourire.
Et vous, ça vous fait quel effet?




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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 16:53
      Après 2 jours passés en plein air, à "travailler" (entre guillemets, parce que je ne suis plus très sûre : travailler, c'est pas quand on gagne de l'argent?), entouré de pleins d'animaux de type canin, de toutes tailles, accompagnés de leurs maîtres et maîtresses, plutôt sympathiques, le tout dans une ambiance de franche camaraderie, sans prise de tête, avec le doux fumet des côtes de porc et saucisses qui cuisent sur le barbecue, et la tentation perverse des tartes (50 centimes la part énooorme, si c'est pas un crime!!!), j'en suis arrivée à la conclusion suivante qu'il serait bon de se rappeler tout le long des mois à venir si le soleil nous fait grâce de nous rendre visite autant qu'il l'a fait depuis samedi :
Fais en sorte, tant qu'à faire de prendre un coup de soleil, de le prendre des deux côtés du visage...

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 21:50
     Heureusement que personne n'est passé à l'improviste aujourd'hui (et les jours précédents aussi, d'ailleurs). Heureusement, car si quelqu'un était passé, il m'aurait vu comme je n'aime pas trop qu'on me voie en général.
     Aujourd'hui donc, une personne prenant l'idée de me rendre visite aurait vu mes volets s'ouvrir à midi, étant donné que je me suis réveillée à 11h00, honteuse (mais quelqu'un de censé aurait dit qu'il n'y avait pas de quoi, que j'en avais besoin. Certes, mais pourquoi aujourd'hui?!!) (je signale, pour ma défense, Votre Honneur, que j'ai travaillé jusqu'à 23h00 hier! Certes, il est tellement rare que ça méritait d'être signalé... hum). Cette même personne m'aurait ensuite vu, affublée d'un jogging plein de sciure, d'un pull plein de peinture et d'un bandana sur la tête, passant de la cave à l'appartement, traversant le village pour rejoindre la voiture, s'escrimant sur son imprimante, pour retourner ensuite à l'atelier. Elle m'aurait également vu manger à 16h00 (et je parle bien du repas de midi, le déjeuner quoi), vidée, pour ensuite retourner à son dur labeur (façon de parler)
.
     Bref, encore heureux, personne n'est venu aujourd'hui.

    CQFD : comment arriver à se réjouir de n'avoir aucune visite!

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:35
" Bonsoir!

Comment ça va depuis la dernière fois? Les nouvelles sont assez espacées, car je suis assez occupée en ce moment. Mais qui s'en plaindrait, plutôt que de tourner en rond dans mon appartement. Mais tu ne me gâtes pas non plus, et j'entends peu parler de toi ces derniers temps. C'est le printemps et on se fait plus rare?

Ce dimanche était le jour prévu pour festoyer en famille, ou presque, en l'honneur de l'anniversaire de ma môman adorée. Surprise totale, malgré les indices laissés par certains, mais on peut compter sur les talents de baratineur du paternel dont j'ai oublié de prendre le gène de l'embobinage. Ma mère, tout gênée d'être le centre de cette journée, intimidée, s'est littéralement effondrée en larmes en voyant arriver un couple de ses amis. Puis ce fut les cadeaux, et une petite carte de ma soeur et moi, qui fit répandre de nouvelles larmes et la laissa sans voix pendant un bon moment, quasi aphone. Mission accomplie! Une super journée...

Et puis, prends quatre adulescents entre 31 et 38 ans. Mets-les autour d'un Trivial Pursuit. Ajoute un peu (ou beaucoup trop...) de rhum et de Vodka (pour ceux qui préfère. Mais le ti'punch à la vodka, ça le fait moyen). Tu obtiens la soirée qui suivit, riche en rires et dérapages de tout genre! Qu'est-ce que c'est bon les journées comme ça! Qu'est-ce qu'on se sent bien! (Mais fais-moi penser de boire un peu moins, la prochaine fois... J'ai cru mourir en me réveillant dans la nuit!)
Et qu'est-ce que j'ai une famille formidable!!! (note de l'auteur : mince... un nouveau mot clef...) Je le savais déjà, mais j'en ai aujourd'hui pleinement conscience, tu peux me croire. Une petite phrase en passant de la part de mon père, mine de rien, mais qui fait tellement plaisir à entendre, les larmes de joie de ma mère, les rires et sourires des autres qui en disent si long... Si toutes les familles étaient comme celle-ci... mais ce n'est pas le cas, comme tu le sais sans doute.

Bon, comme tu l'as compris, je suis plutôt dans une période de bonne humeur, et je compte m'y tenir. Pourtant, tu me connais, il me suffit toujours d'un simple mot pour retrouver mon spleen, alors je reste sur mes gardes, prête à parer le coup et rebondir suffisamment vite.

J'espère que de ton côté, tu as aussi un moral printanier. Malgré que je sois toujours en vadrouille ces temps-ci, je ne suis même pas allée au cinéma. Et toi? En ce qui concerne la lecture, je suis désolée, j'ai pris du retard, mais je te promets de t'en parler bientôt.

Il me semble que j'oublie de te dire quelque chose... ça ne me revient pas. Et puis comme il est déjà tard...


Au plaisir de te lire!

Je t'embrasse,
Eurêka "


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 20:45
     Il y a des chansons qui nous accompagnent toujours un petit peu, résonnent dans un coin de notre tête, et dont on se met à fredonner le refrain quand on ne s'y attend pas. Celle-ci en fait partie.

Edit : Bizarre bizarre, pourquoi n'y a-t'il que 30 secondes? Bref, pour la totalité, faut cliquer (allez, courage, ça vaut le coup).

     Un de ces rares titres que je peux écouter encore et encore sans jamais m'en lasser.

A écouter, ou plutôt à réécouter.

     Et comment ne pas parler de Bourvil sans évoquer un certain film, l'un de ceux qui font chialer à coup sûr, mais qui ne sont pas que ça : "L'arbre de Noël".





A voir, ou plutôt à revoir.


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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:10
     J'ai fait une chose, jusqu'ici impensable pour moi, ce lundi, chez mes parents et alors que eux déménageaient vers nullepart (je me sens d'un classique, avec une petite vie bien rangée, quand je regarde celle de mes parents, hors normes, hors marges... c'est désespérant!), un acte que je me refusais à faire depuis au moins 8 ans, malgré les remarques, les encouragements, les moqueries en tout genre et de différentes personnes, un acte que je ne pensais jamais commettre un jour. En effet, ce lundi 23 mars 2009 restera dans ma mémoire comme le jour où j'aurais ... jamais je n'aurais cru pouvoir le dire, l'idée même me semblait irréalisable... j'ai donc jeté, oui jeté, avec à chaque fois la gorge un peu nouée et en feuilletant un peu au hasard, mes cours à l'Université! Après des années à entendre "Mais qu'est-ce que tu vas en faire? Mais ça va te servir un jour? Mais tu les as ouverts depuis? Mais tu vas les mettre où? Mais qui a fini la bouteille de coca?", je me suis décidée à y répondre par : "rien, sûrement", "ça m'étonnerait", "non", "j'en ai aucune idée" et "moi, y restait presque plus rien dans la bouteille...". Les réponses, je les connaissais déjà, mais je craignais de regretter mon geste, sentiment d'irréversibilité, de ne plus pouvoir faire marche arrière.
     Mais en deux jours, il a fallu tirer un trait sur bon nombre de souvenirs, enfin du moins sur leur matérialisation, sur leur aspect physique, tactile, visuel. Se résignier à tourner la page, à se dire que les souvenirs restent malgré tout, malgré ces signes qui nous les rappellent, qui ne font que réveiller le passé. Deux journées donc empreintes de nostalgie, à farfouiller dans une bonne partie de nos vies, passage obligé pour dire au revoir à tout cela et réaliser que ce ne sont que des objets qui ne font que nous maintenir un oeil rivé sur notre passé, et nous empêchent parfois d'avancer, de passer entièrement à autre chose, d'écrire d'autres lignes et si possible sur une autre page. Cela m'a donné envie de refaire un tri cette fois-ci chez moi. Faut que je m'y lance de suite avant de changer d'avis...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:20

     Tout le monde a connu dans sa vie une « histoire », plus ou moins longue, joyeuse ou atroce, qui commence mal et finit bien ou commence bien mais finit tristement, tout le monde a vécu à un moment de sa vie une des ces histoires dont on pourrait dire qu'elle pourrait faire l'objet d'un roman, ou au moins d'une nouvelle. Si si, je vous assure. D'ailleurs, je crois que si à 50 ans, on n'a pas vécu ce type d'histoire, on a un peu râté sa vie (tiens, ça me rappelle quelque chose, ça, non?). Je le sais car je les lis, ici ou là. Je le sais parce que parfois, on me les raconte. Je le sais, car quelque fois, je me fais cette réflexion-là, que la personne qui la vit pourrait la raconter par écrit, même s'il ne s'agit que d'une anecdote anodine pour d'autres. J'en suis sûre, cherchez bien, et parfois il n'est pas besoin de chercher bien loin. J'aime les histoires des uns, j'aime qu'on me les raconte, même si elles sont aussi souvent plutôt tristes, en particulier quand elle n'a pas encore trouvé d'aboutissement, et qu'on ne sait pas quoi faire pour aider, soutenir. On voudrait pouvoir les raconter à son tour, mais on ne peut pas, elles ne nous appartiennent pas, on aurait l'impression de commettre pire qu'un vol. J'aime qu'au détour d'une lettre, qui a certes perdu son support, mais pas vraiment son essence, faîte tour à tour de superficialité et de profondeur, on me dévoile une partie de son histoire, de son vécut, découvrir au fil des mots quelqu'un qui ne prend forme qu'à travers ces évènements. Il faut du temps pour cela, beaucoup de temps. Et puis bien entendu une réciprocité. Il paraît qu'on appelle ça un échange...

     Je regarde donc toujours avec une certaine attente le contenu de ma boite à courriel, comme on attendait autrefois le passage du facteur, aussi triste de constater qu'elle reste vide que lorsque le préposé aux Postes ne s'arrêtait même pas devant sa maison, aussi déçue quand les courriers ne sont que des spams ou publicités sans intérêt, que lorsqu'il n'amenait que des factures, sans autres écritures sur une enveloppe susceptibles de donner le sourire et l'envie de la déchirer pour en découvrir le contenu. Mais aujourd'hui, on n'attend plus grand chose de son facteur, on en espère plus grand chose de ce type. Encore un métier sinistré.

     Bref, si de grandes correspondances sont aujourd'hui très connues et font l'objet de livres qui les retranscrivent, si on connait aujourd'hui la correspondance qu'entretenaient de grands personnages qui ont laissé leur nom dans l'Histoire pour d'autres raisons aussi, peut-être dans quelques années, pourra-t'on retrouver ce genre d'ouvrage au sujet de longs échanges de mails, de courriels si vous préférez. Il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement. J'attends de voir cela avec une certaine impatience...

     Si j'aime recevoir ces cadeaux épistolaires (prendre du temps pour poser des mots sur son clavier, et parler de soi, prendre aussi des nouvelles, s'inquiéter, c'est un cadeau parfois, souvent même, beaucoup plus précieux que bien des présents), j'aime aussi énormément y répondre. Parfois même, je me retiens de le faire dès la lecture finie, de peur de laisser penser à un certain empressement de ma part. Si empressement il y a, c'est seulement en raison des immédiates questions qu'aurait pu susciter la lettre, et les réponses qui se présentent immédiatement à celles éventuellement posées.


Tiens, et si on essayait, nous aussi, pour voir, ici même?


«  Salut lecteur!


     Comment vas-tu? J'ai l'impression de te parler beaucoup de moi, de m'étendre sur ma vie et sur mes petits tracas pas vraiment graves, mais au fond de ne pas savoir grand chose de toi. Tu as la forme j'espère? Et puis ce soleil, le printemps qui arrive, ce ne peut que être bénéfique sur ton état d'esprit! Je sais, en ce moment, ce n'est pas la joie, la crise, les manifs, les grèves, etc... D'ailleurs, tu as fait grève, toi, jeudi? Tu as manifesté? Moi, tu me connais, que de la gueule, je suis restée sagement chez moi. Et puis, tu sais, la foule, ce n'est pas trop mon truc... Bref, je suis lâche, rien qu'une dégonflée! Oui, je sais, je t'entends d'ici me dire que j'exagère, encore! Donc j'espère que tu me conteras ta journée.


     Je ne suis pas allée au cinéma dernièrement. Je voulais aller voir Watchmen, mais pas y aller seule, et ma soeur m'a fait faux bond. Dommage, il paraît qu'il est bien. Ce n'est peut-être que partie remise... Et toi, tu as vu quoi ces derniers temps?

     Sinon, je viens de finir un livre, enfin il me reste juste quelques pages, de Le Cléziot. Je pense que je t'en parlerais une autre fois. Je vais essayer ensuite de lire Jacques le Fataliste de Diderot, et puis je viens aussi de recevoir le livre dont je t'avais déjà parlé et qui serait un apprentissage de la sérénité. Espérons-le, je te tiens bien-entendu au courant. De sérénité, j'ai en effet besoin, je crois, en particulier pour retrouver le sommeil. Il paraîtrait que je me suis moquée de Morphée et qu'il me le fasse payer chèrement, le bougre! Pourquoi tout n'est-il pas plus simple?

Et toi, tu lis quoi en ce moment? Et comment va ta vie, tes états d'âme, tes humeurs?


     Que fais-tu ce week-end? Une sortie de prévu? J'ai un rendez-vous demain, figure-toi, si si! (Yeeeees!) Alors croise les doigts pour moi, tu me connais depuis le temps, surtout ma propension à stresser pour rien... Et puis après, les jours suivants, je déménage mes parents, alors ne t'étonne pas de ne pas avoir de nouvelles de moi.

Quant au mien de déménagement, il est pour l'instant en attente, on verra ça plus tard, peut-être cet été.


     Je crois que j'ai été déjà suffisamment longue, je sais que tu as des choses bien plus importantes à faire que de me lire.

Réponse attendue, hein, n'oublie pas! Tu sais que j'aime aussi te lire...


En attendant de tes nouvelles, je te souhaite un bon week-end ensoleillé et serein.

A bientôt!


Je t'embrasse,


Eurêka »

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 17:14
     Pas de coup trop dure hier, youpiii, durant la balade des monstres de la SPA du coin. Juste des courbatures et quelques bleus. Première semaine : cassage de ma gueule avec la chienne qui continue d'avancer à l'autre bout de la laisse (mais je ne lâche pas, grrr). Deuxième semaine : la même chienne prend l'idée subite de courser un chat, et je n'ai d'autre choix que de me projeter contre une voiture (à l'arrêt, quand même) pour arrêter la bête (et moi dernière). Coupage de souffle réussi. Troisième semaine (hier), pas de bobo, du moins pour moi... Oui, parce que c'est quelqu'un d'autre qui s'est fait mordre (ah ouais, parce que vraiment, j'aurais pas apprécié du tout! Je suis assez peureuse comme ça!). Aucune reconnaissance pour la main qui le nourrit, ce chien! Surtout que la personne en question est une femme qui donne beaucoup de son temps pour eux, et qui m'impressionne vraiment à entrer dans les cages des fauves sans hésitations apparentes (et moi qui ne suis déjà pas rassurer de passer devant les cages elles-mêmes...).

     Trois semaines de SPA où je ne viens que dans l'optique de balader les monstres, et déjà, on se retrouve prises dans les histoires intestines de l'association... Je hais les histoires intestines, untel qui n'est pas du même avis que untel qui a des idées différentes de untel sur la façon de mener tout ça. Pardon, je devrais plutôt dire : unetelle qui n'est pas du même avis que unetelle qui a des idées différentes de unetelle... Et oui, il paraîtrait, mais je ne fais que répéter ce qu'on m'a dit, que les professions à dominante féminine, telles que les professions médicales et de l'enseignement national, sont beaucoup plus touchées par ce genre de... comment dire... de conneries improductives et exténuantes, exaspérantes. Bref, tout ce qui me fait horreur dans n'importe quelle communauté d'individus! Investissez-vous, qu'ils disaient, voyez du monde! Et ben là, j'avoue, c'est justement ce qui ne me donne pas envie d'en voir, du monde...

     Histoire à suivre... ou pas!

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 14:10
     Et voilà, je me suis encore faîte avoir... par ma tendance naturelle et incontrôlable à, comment dire..., l'empathie? Je ne sais pas trop comment la désigner. On va dire ma tendance à un peu trop, voire beaucoup, souffrir au diapason d'une autre personne. Nan mais franchement, quelle idée? Chacun sa vie, chacun sa poisse, chacun ses choix. Ben oui, mais non. Ce n'est jamais si simple.  Quand on voit quelqu'un qui semble comme se désagréger sous ses yeux, regretter certains choix, commencer à sentir qu'il faudra peut-être en faire d'autres, comment faire autrement que de se sentir touchée, de vouloir apporter quelque chose, un soutien de quelque sorte qu'il soit. Mais comment aussi ne pas se sentir totalement inutile, incapable d'apporter une quelconque réponse, ni même de rassurer. Seulement capable de prêter une oreille attentive, parfois (souvent?) maladroite, mais toujours sincère. Seulement voilà, pas facile de conserver une certaine mesure, de limiter son implication. Pas facile de ne pas ressentir dans ses tripes ce qu'on nous dévoile peu à peu, la crise que l'on voit poindre comme un passage de plus en plus obligé, de plus en plus pressant, comme l'eau bouillante qui menacerait à tout instant de s'échapper de sa casserole. On est témoin de ça, et parfois, dans un moment de faiblesse, on en vient à penser qu'on aurait préféré ne pas l'être, on aurait préféré avoir su au bon moment, bien plus tôt, se mettre un masque sur les yeux pour ne pas voir arriver cela. Instant d'égocentrisme, comme s'il était finalement une carapace bien commode pour se protéger de ce qu'on ne peut affronter. Alors qu'il faut être honnête, voir le malheur des autres, c'est aussi le meilleur moyen de voir sa propre chance, d'en apprécier toute la saveur que l'on aime parfois à minimiser, peut-être par goût, pervers mais involontaire, du "Regarde comme je souffre, aime-moi".
     Vient donc inéluctablement un de ces sales matins un moment où l'on se dit que l'amour, ça sert à rien ça ne peut pas durer ainsi, qu'on ne peut pas culpabiliser en étant coupable de rien, qu'on ne peut pas se mettre à la place des autres et se poser des questions pour eux. On ne peut pas regretter pour eux les choix qu'ils ont fait, même si on comprend pourquoi ils les ont fait et l'aspect parfois infranchissable de certaines barrières. On se dit qu'on est allé trop loin, qu'il faut savoir faire un pas en arrière, même léger, presque insoupçonnable, avant qu'il ne soit devenu impossible de le faire. Si ce n'est pas déjà trop tard pour cela...
     C'est parfois la vie des autres qui nous permet de prendre conscience des qualités de la sienne. Comme une gifle en pleine face.


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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 20:25

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