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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:30

Salut l’ami !

 

     Cela fait longtemps, n’est-ce pas ?

     Je te parlais dernièrement de besoin de changement, de l’impression de tourner en rond, et quoi de plus facile au fond que de changer de vie virtuelle ? Quoi de plus irréel, de plus impalpable, de plus illusoire ? Et je ne parle pas là seulement de cette tendre mode égocentrique que de faire un « blog », mais de tous les liens divers que l’on créé sur le net. Au début, on est tout à son enthousiasme devant autant de potentiel. On est vrai, on est entier, on n’a pas l’impression d’une autre vie à côté, mais bel et bien d’une continuation de celle que l’on dit « vraie », puisque soi-même, on a le sentiment de l’être et que les mots, les siens et ceux qu’on nous adresse, ne sauraient mentir. On peut même avoir l’impression que la vérité des gens est là, comme on semble être plus vrai soi-même dans l’image que l’on s’autorise à montrer de soi. Comme si, par l’honnêteté dont on fait soi-même preuve, il allait de soi qu’il en serait de même pour les autres. Mais non, c’est faux. Non pas que la virtualité cache le pire, mais il n’en est pas moins le miroir de la réalité. Pas mieux, pas pire. Elle nécessite de se vêtir de la même carapace que dans la vie, alors que l’on avait cru y voir les premiers temps, période que l’on pourrait comparer à une lune de miel, un lieu où l’on pourrait être soi, sans masque et sans artifice, un lieu libéré de certaines conventions sociales. Mais la vérité n’est pas ailleurs : elle est là où l’on veut bien la voir.

     C’est donc sans regret et même presque avec un certain soulagement que je m’en vais pour quelques vacances sans doute non méritées, rechercher soleil et chaleur, un bouquin sous le bras, un cahier et un stylo à la main pour y jeter ce qui pourrait me passer par la tête, s’il venait à y passer quelque chose tout du moins.

Parce que oui, j’ai besoin de vacances.

Et pis aussi d’un câlin, mais on n’a pas tout ce qu’on veut dans la vie, rappelle-t-en bien Josette.

J’espère que de ton côté, tout baigne, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Ça ne coûte rien d’espérer !

 

Prends soin de toi,

Tchuss, goodbye, Auf Wiedersehen

Je t’embrasse,

 

Eurêka

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:21
"Hello!

     J'avais envie de faire causette, et comme je n'avais personne avec qui discuter, je me suis dit que j'allais t'écrire. Tu dois te dire que je me suis rabattue sur toi en désespoir de cause, alors je tiens à te dire avant quoi que ce soit d'autre : tu as raison, et ce ne sera pas la première fois.
     J'avais besoin de discuter, pas de polémiquer sur tel ou tel sujet d'actualité, brûlant et inquiétant. Aussi, tu me pardonneras de ne pas évoquer la "grippe A" ou les manifs du 1er mai. En toute franchise, aujourd'hui, j'en ai rien à battre. Pardonne-moi cette crise aigüe de J'm'en-foutisme et d'égocentrisme exacerbé. Je le déplore moi-même suffisamment.
     De quoi vais-je dont bien pouvoir te parler alors, te demandes-tu sans doute? (encore une formule toute faîte, car des doutes sur le fait que tu te le demandes, en réalité, j'en ai mille, voire je me pose moi-même la question de savoir pourquoi tu te le demanderais et même ce que tu fais à lire ceci). Et bien d'un sujet passionnant : ma journée.
     Donc, en ce matin du 1er mai 2009, j'ai travaillé. Oui, encore rien ne l'interdit, que je sache, et je tiens à ma règle de vie : bosser un petit peu tous les jours, mais quand même pas trop. Quand je suis de bonne humeur, j'appelle ça la liberté, et quand mon humeur est plus maussade, je dis que j'occupe mes journées, en espérant que ce soit un tantinet lucratif. Aujourd'hui, je ne me suis même pas posé la question.
     1er mai. Le premier mai, c'est un dimanche qui s'ignore. Ca pue le dimanche à plein nez. Quand vous êtes sur votre ordinateur, quand vous sortez, quand vous allumez votre téléviseur. Y a rien à faire, il vous poursuit partout, il vous nargue, il vous agresse de toutes parts. Les oiseaux vous le disent, les cloches de l'église vous le sonnent, le silence vous le crie : il est en terrain conquis et n'a même plus besoin de déguisement.
     Après le déjeuner, j'avais envie de m'installer sur un transat, dans l'herbe, tout en buvant un petit café. Ou plutôt j'avais envie d'aller me balader tranquillement en bonne compagnie, un chien précédant nos pas, pour profiter de ce beau soleil de mai. Mais comme je n'avais pas de bonne compagnie, pas de chien, ni de jardin et même pas de transat, j'ai avalé mon café en regardant un épisode de Life (c'est ironique, non? Ben si voyons : Life / no life), et je suis sortie pour ma balade quotidienne, nouvellement imposée par moi-même à moi-même. A vrai dire, ce n'est pas que j'en avais envie, mais je n'avais pas envie non plus de rester. Il y a pire que de ne pas obtenir ce dont on a envie ou de ne pas savoir comment l'obtenir : il y a ne pas avoir d'envies.
     Et comme j'étais déjà dans le même état d'esprit que je le suis à présent, tu devineras sans peine vers quoi mes pensées se dirigèrent durant cette promenade dominicale du vendredi : du côté de ma petite personne. Avec en prime, une joyeuse auto-flagellation pour mon égoïsme incommensurable. Tu me croiras si tu voudras, mais se répéter que certains sont malades, n'ont pas de boulot, ou bossent pour des clopinettes, ou que d'autres crèvent de faim, de soif, ou vivent dans la rue, alors que moi, je suis en bonne santé, et, pour l'heure, ai un boulot pas trop difficile, et choisi, et bien ça n'aide pas à quitter cet état mélancolique. Ca aide juste à se trouver encore plus pathétique, limite pitoyable.
     En arrivant près de chez moi, je n'avais pas envie de rentrer. Mais comme je n'avais pas envie non plus de continuer, je dus choisir entre ces deux non-envies, pour finalement opter pour la maison, sans trop d'enthousiasme. Et comme j'avais encore plein de non-envies, comme regarder un film, continuer de travailler, ou encore faire le ménage ou lire, j'optais pour celle consistant à encore parler de moi ici, et dans la plus belle démonstration d'égoïsme possible. Pourtant dieu sait que je n'en avais plus envie!
Aussi, j'espère que tu ne liras pas ces lignes, ou bien qu'au contraire tu les liras, je ne sais plus trop bien. Si je le savais, je saurais du même coup si je dois ou non cliquer sur le bouton "Publier".

     Quoi qu'il en soit, ne doute surtout pas que je n'en oublie pas pour autant de me soucier de toi et de comment tu vas, ta vie, tes peines, mais aussi tes joies.

     Je ne prends pas le temps de te parler de la semaine dernière, de mes amis et de leur adorable petit bonhomme. Je crois que aujourd'hui, je n'en avais pas envie.

A bientôt, j'espère (si tu en as toujours envie)

Je t'embrasse,
Eurêka"

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:35
" Bonsoir!

Comment ça va depuis la dernière fois? Les nouvelles sont assez espacées, car je suis assez occupée en ce moment. Mais qui s'en plaindrait, plutôt que de tourner en rond dans mon appartement. Mais tu ne me gâtes pas non plus, et j'entends peu parler de toi ces derniers temps. C'est le printemps et on se fait plus rare?

Ce dimanche était le jour prévu pour festoyer en famille, ou presque, en l'honneur de l'anniversaire de ma môman adorée. Surprise totale, malgré les indices laissés par certains, mais on peut compter sur les talents de baratineur du paternel dont j'ai oublié de prendre le gène de l'embobinage. Ma mère, tout gênée d'être le centre de cette journée, intimidée, s'est littéralement effondrée en larmes en voyant arriver un couple de ses amis. Puis ce fut les cadeaux, et une petite carte de ma soeur et moi, qui fit répandre de nouvelles larmes et la laissa sans voix pendant un bon moment, quasi aphone. Mission accomplie! Une super journée...

Et puis, prends quatre adulescents entre 31 et 38 ans. Mets-les autour d'un Trivial Pursuit. Ajoute un peu (ou beaucoup trop...) de rhum et de Vodka (pour ceux qui préfère. Mais le ti'punch à la vodka, ça le fait moyen). Tu obtiens la soirée qui suivit, riche en rires et dérapages de tout genre! Qu'est-ce que c'est bon les journées comme ça! Qu'est-ce qu'on se sent bien! (Mais fais-moi penser de boire un peu moins, la prochaine fois... J'ai cru mourir en me réveillant dans la nuit!)
Et qu'est-ce que j'ai une famille formidable!!! (note de l'auteur : mince... un nouveau mot clef...) Je le savais déjà, mais j'en ai aujourd'hui pleinement conscience, tu peux me croire. Une petite phrase en passant de la part de mon père, mine de rien, mais qui fait tellement plaisir à entendre, les larmes de joie de ma mère, les rires et sourires des autres qui en disent si long... Si toutes les familles étaient comme celle-ci... mais ce n'est pas le cas, comme tu le sais sans doute.

Bon, comme tu l'as compris, je suis plutôt dans une période de bonne humeur, et je compte m'y tenir. Pourtant, tu me connais, il me suffit toujours d'un simple mot pour retrouver mon spleen, alors je reste sur mes gardes, prête à parer le coup et rebondir suffisamment vite.

J'espère que de ton côté, tu as aussi un moral printanier. Malgré que je sois toujours en vadrouille ces temps-ci, je ne suis même pas allée au cinéma. Et toi? En ce qui concerne la lecture, je suis désolée, j'ai pris du retard, mais je te promets de t'en parler bientôt.

Il me semble que j'oublie de te dire quelque chose... ça ne me revient pas. Et puis comme il est déjà tard...


Au plaisir de te lire!

Je t'embrasse,
Eurêka "


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:20

     Tout le monde a connu dans sa vie une « histoire », plus ou moins longue, joyeuse ou atroce, qui commence mal et finit bien ou commence bien mais finit tristement, tout le monde a vécu à un moment de sa vie une des ces histoires dont on pourrait dire qu'elle pourrait faire l'objet d'un roman, ou au moins d'une nouvelle. Si si, je vous assure. D'ailleurs, je crois que si à 50 ans, on n'a pas vécu ce type d'histoire, on a un peu râté sa vie (tiens, ça me rappelle quelque chose, ça, non?). Je le sais car je les lis, ici ou là. Je le sais parce que parfois, on me les raconte. Je le sais, car quelque fois, je me fais cette réflexion-là, que la personne qui la vit pourrait la raconter par écrit, même s'il ne s'agit que d'une anecdote anodine pour d'autres. J'en suis sûre, cherchez bien, et parfois il n'est pas besoin de chercher bien loin. J'aime les histoires des uns, j'aime qu'on me les raconte, même si elles sont aussi souvent plutôt tristes, en particulier quand elle n'a pas encore trouvé d'aboutissement, et qu'on ne sait pas quoi faire pour aider, soutenir. On voudrait pouvoir les raconter à son tour, mais on ne peut pas, elles ne nous appartiennent pas, on aurait l'impression de commettre pire qu'un vol. J'aime qu'au détour d'une lettre, qui a certes perdu son support, mais pas vraiment son essence, faîte tour à tour de superficialité et de profondeur, on me dévoile une partie de son histoire, de son vécut, découvrir au fil des mots quelqu'un qui ne prend forme qu'à travers ces évènements. Il faut du temps pour cela, beaucoup de temps. Et puis bien entendu une réciprocité. Il paraît qu'on appelle ça un échange...

     Je regarde donc toujours avec une certaine attente le contenu de ma boite à courriel, comme on attendait autrefois le passage du facteur, aussi triste de constater qu'elle reste vide que lorsque le préposé aux Postes ne s'arrêtait même pas devant sa maison, aussi déçue quand les courriers ne sont que des spams ou publicités sans intérêt, que lorsqu'il n'amenait que des factures, sans autres écritures sur une enveloppe susceptibles de donner le sourire et l'envie de la déchirer pour en découvrir le contenu. Mais aujourd'hui, on n'attend plus grand chose de son facteur, on en espère plus grand chose de ce type. Encore un métier sinistré.

     Bref, si de grandes correspondances sont aujourd'hui très connues et font l'objet de livres qui les retranscrivent, si on connait aujourd'hui la correspondance qu'entretenaient de grands personnages qui ont laissé leur nom dans l'Histoire pour d'autres raisons aussi, peut-être dans quelques années, pourra-t'on retrouver ce genre d'ouvrage au sujet de longs échanges de mails, de courriels si vous préférez. Il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement. J'attends de voir cela avec une certaine impatience...

     Si j'aime recevoir ces cadeaux épistolaires (prendre du temps pour poser des mots sur son clavier, et parler de soi, prendre aussi des nouvelles, s'inquiéter, c'est un cadeau parfois, souvent même, beaucoup plus précieux que bien des présents), j'aime aussi énormément y répondre. Parfois même, je me retiens de le faire dès la lecture finie, de peur de laisser penser à un certain empressement de ma part. Si empressement il y a, c'est seulement en raison des immédiates questions qu'aurait pu susciter la lettre, et les réponses qui se présentent immédiatement à celles éventuellement posées.


Tiens, et si on essayait, nous aussi, pour voir, ici même?


«  Salut lecteur!


     Comment vas-tu? J'ai l'impression de te parler beaucoup de moi, de m'étendre sur ma vie et sur mes petits tracas pas vraiment graves, mais au fond de ne pas savoir grand chose de toi. Tu as la forme j'espère? Et puis ce soleil, le printemps qui arrive, ce ne peut que être bénéfique sur ton état d'esprit! Je sais, en ce moment, ce n'est pas la joie, la crise, les manifs, les grèves, etc... D'ailleurs, tu as fait grève, toi, jeudi? Tu as manifesté? Moi, tu me connais, que de la gueule, je suis restée sagement chez moi. Et puis, tu sais, la foule, ce n'est pas trop mon truc... Bref, je suis lâche, rien qu'une dégonflée! Oui, je sais, je t'entends d'ici me dire que j'exagère, encore! Donc j'espère que tu me conteras ta journée.


     Je ne suis pas allée au cinéma dernièrement. Je voulais aller voir Watchmen, mais pas y aller seule, et ma soeur m'a fait faux bond. Dommage, il paraît qu'il est bien. Ce n'est peut-être que partie remise... Et toi, tu as vu quoi ces derniers temps?

     Sinon, je viens de finir un livre, enfin il me reste juste quelques pages, de Le Cléziot. Je pense que je t'en parlerais une autre fois. Je vais essayer ensuite de lire Jacques le Fataliste de Diderot, et puis je viens aussi de recevoir le livre dont je t'avais déjà parlé et qui serait un apprentissage de la sérénité. Espérons-le, je te tiens bien-entendu au courant. De sérénité, j'ai en effet besoin, je crois, en particulier pour retrouver le sommeil. Il paraîtrait que je me suis moquée de Morphée et qu'il me le fasse payer chèrement, le bougre! Pourquoi tout n'est-il pas plus simple?

Et toi, tu lis quoi en ce moment? Et comment va ta vie, tes états d'âme, tes humeurs?


     Que fais-tu ce week-end? Une sortie de prévu? J'ai un rendez-vous demain, figure-toi, si si! (Yeeeees!) Alors croise les doigts pour moi, tu me connais depuis le temps, surtout ma propension à stresser pour rien... Et puis après, les jours suivants, je déménage mes parents, alors ne t'étonne pas de ne pas avoir de nouvelles de moi.

Quant au mien de déménagement, il est pour l'instant en attente, on verra ça plus tard, peut-être cet été.


     Je crois que j'ai été déjà suffisamment longue, je sais que tu as des choses bien plus importantes à faire que de me lire.

Réponse attendue, hein, n'oublie pas! Tu sais que j'aime aussi te lire...


En attendant de tes nouvelles, je te souhaite un bon week-end ensoleillé et serein.

A bientôt!


Je t'embrasse,


Eurêka »

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