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La Face Cachée

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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:13
     Non, je n'irais pas jusque dire "mais quand l'hiver finira-t-il?", puisque ça n'a pas changé, c'est toujours programmé pour le 19 mars au soir, vers minuit pile. Non, je ne le dirais pas, mais il faut tout de même que je fasse pénitence : ma brave dame / mon bon monsieur (rayez la mention inutile), rien ne va plus, tout fout le camp, le bon dieu ne sait plus ce qu'il fait et le climat se détraque. Mais où qu'on va? Dans l'temps, on voyait pas ça!
     Bref, c'est bien du temps qu'il fait que je voulais vous parler. Parce qu'il faut que je vous dise, dans le coin où se trouve mon nouveau chez moi, on est sous la neige depuis plusieurs semaines, et si bien sûr il n'a pas neigé tout le long, il n'a pas fait suffisamment chaud pour que la neige fonde entièrement. Soleil et grand ciel bleu, oui, pas mal, mais pour la chaleur il faudra repasser plus tard. Depuis lundi, rebelote, reneige, recoincée je suis chez moi, re je regarde la neige tomber par la fenêtre (la neige ne tombe pas par la fenêtre...). Et ce matin, je croise un voisin facilement septuagénaire qui m'apprend que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu cela ici, et que l'année dernière, il n'avait vu qu'une soirée de neige de tout l'hiver (sur le village... on grimpe ensuite très vite en altitude aux alentours)... ça laisse songeur/se...

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 18:30
"Quand l'hiver s'arrêtera-t-il?"
     Nan mais oh, on est le 10 février, j'vous f'rais dire, et il n'y a quand même rien d'étonnant, et pas de quoi pleurnicher, à ce qu'il neige! Et je ne pense que tous les vacanciers en partance pour les pistes de ski, qui ont réservé depuis des mois leur séjour en priant pour que les dites pistes soient enneigées, me contrediront...
     Pourtant, dieu sait (façon de parler) que j'ai été coincée cet hiver par la neige, aux quatre coins de la France, et que cela ne m'a pas toujours arrangée, loin de là. Et oui, me v'là encore sous la neige, à éviter de passer sous les branches trop lourdement chargées, à admirer les paysages blancs et d'une rare pureté (je ne suis pas en ville, comment vous avez devinés?), à faire des boules de neige et tenter de viser le chien qui, bizarrement, passe toute sa promenade à me fuir et me regarder de travers. Oui, tout le monde n'a pas cette chance et tout le monde ne part pas au ski (pour des raisons généralement d'ordre financière, figurez-vous). Mais tout de même, qu'on cesse de nous asséner des phrases de ce type. Ben oui, ça (aussi), ça m'agace...
Voilà, c'est dit.

PS : "l'hiver" s'arrête le 19 mars. A bon entendeur...

"Hiver rigoureux. Un hiver où règne une température hivernale."

Alain Schifres (Extrait de Le Nouveau dictionnaire des idées reçues)

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:27

     Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir si vous étiez, dans l’ensemble, plutôt « faible » ou plutôt « fort » ? Vous l’a-t-on déjà dit (ou reproché) ? Vous êtes-vous déjà retenu d’un acte, pleurer ou demander pardon par exemple, au motif que ce serait faire preuve de faiblesse et que vous ne vouliez pas que l’on vous voit ainsi ? Prendre le risque de briser l’image, ôter le masque.

     C’est une question que je me pose avec plus d’insistance, ces derniers temps. Je me pose toujours des questions. On me dit même que je m’en pose trop, et surtout, pas les bonnes. Il semblerait que certaines personnes soient plus aptes que d’autres à déterminer quelles questions méritent d’être posées ou non… Bref, je me pose en particulier cette question depuis qu’une amie me disait ne pas vouloir qu’on la voit pleurer, malgré des circonstances qui pouvaient le justifier et une forte envie, et ceci parce que ce serait faire preuve de faiblesse, et que cela lui était inconcevable. Ca ne m’étonne pas.

     Ce qui m’amène à cette réflexion : vivons-nous dans une jungle dans laquelle le plus faible se fera manger par les lions, dévorer sauvagement parce que dernier du troupeau, maillon « faible » de la chaine et par conséquent devant être éliminé pour que la race perdure et soit plus forte, au fil des générations ? Si l’Homme est un animal, a-t-il gardé cet instinct grégaire, ce comportement atavique qui lui viendrait de la nuit des temps et consistant à vouloir sans cesse prendre le dessus dès qu’il en aura l’opportunité ? En donnant des mots à cette question, je me rends compte que la réponse va peut-être de soi. Peut-être vous aussi qui lisez ces lignes, avez-vous eu ce hochement d’épaules qui signifie « bien évidemment que oui ! » Toujours cette fichue naïveté qui me fait croire que, parfois, on peut tomber le masque, si ce n’est au moins devant certaines personnes, que parfois on peut laisser le vernis se fendiller, baisser la garde, et attendre des autres qu’ils nous tendent la main, sans peur que ce soit pour nous attirer vers le vide, ou « profiter » de ce moment de « faiblesse » d’une quelconque manière. Etre « fort », tout le temps, ne jamais montrer que derrière cette carapace se cachent des doutes, des peurs, ne surtout pas attendre, et encore moins demander, de l’aide de quiconque. Toujours garder ce même visage impassible et sans faille, tel Achille protégeant son talon du regard de ses ennemis. Nous ne serions entourés que d’ennemis, prêt à nous écraser à la moindre ouverture ?

 

     Une autre question (oui, encore !) : la plus grande faiblesse se cache-t-elle réellement derrière les larmes, les mots d’excuse, ou encore l’expression de doutes ? Je m’explique, du moins tente : la personne qui extériorise ses sentiments de cette manière-ci, qui par là même peut apparaître comme « faible », est-elle réellement plus « faible » que celle qui se contraint à ne le faire jamais ? N’y a-t-il jamais, derrière cette dernière personne, de failles bien plus grandes que derrière la première, des failles prêtes à les engloutir au premier lâcher prise, parce qu’il serait moins bien armé qu’il ne le pense pour y faire face ? Celui qui court plus vite que les autres, toujours dans le peloton de tête, n’a-t-il pas, en réalité, une cheville plus fragile, prête à se briser et à le laisser sur le carreau, rapidement distancé par ses congénères, même les derniers de la troupe, incapable alors de se défendre face à la lionne affamée ?

 

(Tu liras peut-être un jour ces lignes, même si j’en doute… Tu les liras peut-être et t’y reconnaîtras à coup sûr… Tu trouveras sûrement tout cela ridicule et vain… Mais je persiste et signe. Si tu es le chêne, droit et fier aux yeux du monde, qui ne plie jamais, contre vents et marées, je suis le roseau qui sans cesse se courbe, mais retrouve toujours, jusqu’ici, sa position initiale, même quand il semble en son entier toucher le sol. C’est ainsi. Jamais ne vois tes racines quitter la terre ou ton tronc se briser. C’est tout le mal que je te souhaite… Qu’aucun vent ne vienne jamais souffler sur toi au-delà de tes forces, de ce que tu pourrais supporter…)

 


Le Chêne et le Roseau

 

Le chêne un jour dit au roseau :

"Vous avez bien sujet d'accuser la nature ;

Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;

Le moindre vent qui d'aventure

Fait rider la face de l'eau,

Vous oblige à baisser la tête.

Cependant que mon front, au Caucase pareil,

Non content d'arrêter les rayons du soleil,

Brave l'effort de la tempête.

Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphyr.

Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir :

Je vous défendrai de l'orage ;

Mais vous naissez le plus souvent

Sur les humides bords des royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

- Votre compassion, lui répondit l'arbuste,

Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci :

Les vents me sont moins qu'à vous redoutables ;

Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici

Contre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ;

Mais attendons la fin." Comme il disait ces mots,

Du bout de l'horizon accourt avec furie

Le plus terrible des enfants

Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.

L'arbre tient bon ; le roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,

Et fait si bien qu'il déracine

Celui de qui la tête au ciel était voisine,

Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.

 

JEAN DE LA FONTAINE

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 22:00

     Le virus de la grippe A (combien de recherche Gogole déjà avec ces quelques mots ?) est anti-écologique. Je m’explique. Regardez les conseils pour vous laver les mains : ouvrir le robinet, se mouiller les mains, prendre du produit, se frotter les mains en effectuant tels et tels mouvements, les rincer de telle et telle manière, prendre un morceau de papier pour s’essuyer correctement les mains, et enfin, fermer le robinet à l’aide de ce même morceau de papier.

     Rien ne vous choque ? Moi si. Vous n’avez pas remarqué ? Pendant tout le temps où vous vous êtes lavés les mains et même pendant que vous les essuyer, l’eau coule encore et encore. Je ne me risquerais pas à une évaluation de la quantité d’eau inutilement perdue, et ce plusieurs fois par jour (vous ne vous lavez pas les mains une seule fois dans la journée, rassurez-moi ?), multiplié par le nombre de personnes effectuant cette opération, mais j’imagine.

     Vous me direz, c’est logique. Si c’est pour reprendre toutes les sales bêtes que l’on a laissé juste avant de se laver les mains, aucun intérêt à le faire. Certes. Mais à ce compte-là, on ne devrait plus rien toucher de ce qui nous entoure, à commencer la poignée de la porte, ou le panneau de celle-ci, sur lequel on appuiera nonchalamment la paume de sa main afin de la pousser (la porte, pas la main). Imaginez maintenant que vous êtes dans un lieu public, que des centaines et des centaines de personnes passent chaque jour par là et appuient tous leur main à ce même endroit. Vous voyez ? ça fait peur, non ? Si vous êtes d’un tempérament méfiant à l’égard de toutes ces choses, vous allez pousser la porte de votre bras, voir à l’aide de tout votre corps, vous le ferez un certain nombre de fois ; et puis, un moment d’inattention, un mauvais réflexe, et vous poserez malencontreusement votre main sur ce maudit battant de porte…

     Et quoi faire face à la poignée de porte ? tenter un coup de coude, en espérant ne pas être vu ?

     Et surtout, surtout, évitez d’imaginer les doigts qui se seraient posés avant vous sur les fruits et légumes que vous aurez acheté… Sinon vous pourriez être tentés de les passer à la lotion hydro alcoolique… Surtout ne pensez pas à l’anse de votre panier d’hypermarché ou à la barre du caddy…

Moi, je vous le dis, c’est un truc à en devenir fou… Si on y réfléchit…

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:48
     Rien ne va plus, ma bonne dame! Je connaissais déjà la neige artificielle (il m'arrive de sortir le dimanche), et j'apprends aujourd'hui que l'on fait également neiger artificiellement (a priori, je ne sors encore pas assez), en injectant des substances chimiques dans les nuages. Et oui, en Chine, on fait neiger artificiellement pour lutter contre la sécheresse, et ce en injectant des substances chimiques dans les nuages. Parce qu'on n'en injecte sûrement pas assez comme ça...
On pourrait se remettre en question, chercher à moins polluer, etc (vous remarquerez mon sens du détail ... et surtout mon esprit simpliste). Ben non, on construit des barrages titanesques au prix de déplacements de millions de personnes et de catastrophes écologiques, et on fait neiger artificiellement en injectant des substances chimiques dans les nuages...
J'suis vraiment dépassée.
...
...
Non, rien à ajouter, je le crains.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:19
     Vous connaissez comme moi ces dictons qu'on assène comme des vérités intemporelles et immuables et bien pratiques quand on veut avoir le dernier mot. Il y a par exemble : "Il n'y a pas de fumée sans feu". Qu'est-ce qu'il peut m'agacer celui-là... Rien de mieux pour me faire sortir de mes gonds que de m'asséner cette phrase-ci!

      Il y a aussi ceux, les dictons, qui en arrivent exactement à une conclusion inverse, mais que l'on sort selon l'idée que l'on a de la situation. Vous êtes la copie conforme de votre conjoint, à tel point que l'on dit de vous que vous étiez fait pour vous rencontrer? On vous sortira "Qui se ressemble s'assemble". Vous n'avez rien de commun et ne partagez aucun trait de caractère avec l'objet de votre passion et l'on veut vous dissuader de poursuivre et vous convaincre de l'absurdité de cette relation? On vous ressortira la même proposition. En revanche, si on veut vous être agréable, vous rassurer et vous convaincre qu'une telle entreprise n'est pas invraisemblable, on vous ripostera forcément "Les opposés s'attirent", justification en soi qui ne mérite aucune contestation. Les opposés s'attirent, c'est comme ça, tu n'y peux rien, c'est une loi de mère Nature et on ne peut pas lutter contre une loi de mère Nature. Certes, loin de moi l'idée de la contrarier. CQFD. Chacun voit  midi à sa porte et qui dort dîne.

     Où cela nous mène-t-il? Nulle part, pourquoi, on va quelque part? Il y a un train à prendre? Et si on prenait le risque de le rater, de ne prendre que le suivant, et qu'on prenait le temps de profiter, sans tergiversation, sans discours qui n'en finit pas, sans pression, sans choix à faire sur l'avenir. Carpe diem, quoi! Un temps seulement peut-être. Après, on verra bien. Après, c'est une autre histoire...

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 23:56
     Ami lecteur - oui, je dois oublier le pluriel vu que tu étais 1 hier, et pour cause : ce blog commence à ressembler à... à quoi, au fait? ah oui : à rien, justement - ami lecteur, donc, j'ai un petit moment devant moi d'esprit libre, alors de quoi on cause? Du temps qu'il fait? de la chaleur qui règne ces temps-ci? du monde sur les plages et sur les routes? ou d'une institution qui ne cesse de me surpendre : le mariage, ou encore d'un concept aux facettes sociales qui mériteraient une étude longue et approfondie : le couple? Nan, vous avez... euh... tu as, pardon, raison : on ne va pas se donner des maux de tête maintenant. Mais sache, l'ami, que je n'en pense pas moins. Voilà, c'est dit! Nan mais! Mais c'est quoi cette manie qu'ont les gens de se marier? Pourquoi le font-ils? Quel est l'intérêt de passer devant M. le maire (à part la fête qui s'en suit...)? Pourquoi a-t-on parfois besoin socialement de rentrer dans des cadres? de s'identifier à des symboles sociaux? de répondre aux attentes de la société pour être socialement reconnu et se sentir ainsi respecté, pour avoir la sensation de réussir sa vie? La réussite n'est-elle que matérielle? Pourquoi n'attend-on pas tous la même chose de sa vie, de la façon dont on veut qu'elle se réalise? Pourquoi n'ais-je aucune ambition ou du moins ne fais-je rien pour les réaliser? Ne devrais-je pas vite aller me coucher avant de dire encore plus de bêtises de ce genre? Est-il jamais trop tard pour changer? Quand sait-on vraiment ce que l'on veut?

Ami lecteur, Bonne nuit.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 13:32

     Vous avez déjà remarqué comme une réponse du type « Je ne sais pas » ne satisfait jamais la personne qui a posé la question ? « Tu veux de la tarte ou du gâteau au chocolat ? Je ne sais pas. » « Tu fais quoi ce week-end ? Je ne sais pas. » « Tu m'aimes ? Je ne sais pas. » « Tu préfères le vert ou le bleu ? Je ne sais pas ! Je ne sais pas ! JE NE SAIS PAS!!! » Et non, ce n'est pas une réponse semble-t-il suffisante, il faudrait développer, expliquer. Et même quand on le fait, quand on pense avoir fait un exposé des plus complets pour justifier cette réplique qui n'est pourtant que l'image exact de ce que l'on pense, quand on pense que l'interlocuteur ne pourra qu'être persuadé de l'authenticité de la réponse qui lui a été faîte, qu'il n'y en existe pas d'autre à ce jour et qu'il faut faire avec, tout comme on le fait soi-même peut-être avec difficulté, et bien ce dernier repart à la charge : « oui, mais tout de même, tu as bien une préférence, ce n'est pas possible autrement, j'ai besoin de savoir, moi, si tu as une attirance qui va plus vers le vert que vers le bleu ! » Existe-t'il alors une autre réponse plus acceptable ? Doit-on dire « j'aime tout autant les deux », ou « je préfère le bleu » alors que la réalité, c'est qu'on n'en a pas la plus petite idée, ou que tout simplement, ça dépend des moments. Doit-on mentir juste pour satisfaire l'intéressé, puisque la vérité le rend si circonspect, au risque de devoir un jour revenir sur ce qui a été dit ? Ou bien alors doit-on comprendre que le « je ne sais pas » sera plutôt assimilé à la réponse la moins positive attendue ? Il ne sait pas, c'est donc qu'il préfère le vert, et donc que je me suis complètement planté en lui offrant l'hiver dernier une écharpe bleue.


     On n'a donc pas le choix : il faut faire un choix (ce qui est paradoxale, vous en conviendrez, vu qu'on n'a pas le choix !). Pourtant, c'est un fait, parfois, on n'a tout simplement pas de réponse à la question posée. Voire même on se pose la question à soi-même, on s'interroge, on voudrait bien avoir soi-même une solution à ce douloureux problème de savoir si on préfère le bleu au vert. On se triture les méninges, on analyse, on se teste, on expérimente, on manipule les couleurs dans l'espoir fou d'une soudaine révélation, mais rien, rien n'en sort, et seul le flou et le doute demeure. Et par dessus cette incertitude métaphysique se surajoute cette pression venue de l'extérieur. Et la tentation se fait violente de crier « tu seras le premier au courant dès que j'aurais la réponse, mais en attendant, cesse de me poser cette question !!! » Sans oublier la situation de la question posée dans le seul et unique but de nous agacer, parce que c'est trop drôle.


     Ou peut-être devrait-on retourner la question ? « Je ne comprends pas ta question : pourquoi faire un choix entre le bleu et le vert, alors que ce sont deux couleurs que j'apprécie beaucoup, selon l'usage qui en est fait et selon les nuances utilisées, et que la réponse n'a pas à l'heure actuelle une importance cruciale dans mon approche de ces deux teintes ? Puisque la réponse n'est pas évidente aujourd'hui, ne pourrais-je pas disposer d'un délai supplémentaire afin de déterminer une réponse reposant sur des bases plus solides et plus fiables, afin de ne pas être contraint à un choix qui pourrait m'engager pour l'avenir et que je pourrais être amenée à regretter ? »

     Un peu complexe, comme réponse ? Pas autant que la question, à mon avis.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:12

     Je vous ai déjà parlé de l'arnaque que représentent les chaînes d'hôtels bas de gamme ? Et bien je prends le risque de me répéter et ça ne sera pas à la hauteur de l'énervement qu'est le mien quand je pense à ces hôtels. Je ne suis pas la seule à l'avoir dit, puisqu'une enquête de 60 Millions de consommateurs avait relevé l'année dernière, il me semble, l'arnaque (ça c'est moi qui le dit) qu'elles constituent.  Attention, je généralise : il arrive parfois que l'on tombe sur des gérants suffisamment honnêtes ou attentionnés pour offrir un service à peu près à la hauteur du tarif prohibitif, et de la hausse des prix des chambres qui est aussi rapide que la dégradation parfois alarmante de ces hôtels. Si si, ça arrive, croyez-en mon expérience.


     Prenons un exemple : l'hôtel, dont je tairais le nom, non par courtoisie, mais par lâcheté de ma part, où je logeais en début de semaine et dont la réservation était prise pour toute la durée de ladite semaine (7 jours, quoi !). Commençons par la surprise que je ressentis en arrivant sur le parking et en constatant grâce à l'énooorme panneau sur l'hôtel, qu'il n'avait pas moins subit une augmentation de 3 € en quelques mois. Bref, un énoooorme 40€ m'accueillait, ainsi qu'une porte close et 2 heures et demi d'attente (que je passais à boire un jus de fruit au Mc D*, pour changer...). Première réaction (tout est premier à l'hôtel, quelle classe !) : argghhh, je meurs sous une crise cardiaque qui me terrasse, en me disant cette phrase au combien courante en cette période : « Vais-je gagner des sous cette semaine ? ».  Deuxième réaction : va falloir reprendre les recherches pour en trouver un autre, sinon, j'arrête de manger (mais ça, ceux qui me connaissent pourraient le dire, c'est impossible).

      Bon, il n'y a pas que ça. Vous vous doutez bien que pour faire le rapport qualité/prix, il ne faut pas que connaître le prix, il faut aussi voir la qualité. Et de qualité, je cherche encore... Ah si, j'avais tout de même remarqué que la porte et la fenêtre fermaient sans qu'il y ait un jour et de l'air qui passe ! Ne riez pas, ça m'est arrivé à Vitrolles : obligée de changer plusieurs fois de chambre, et à la 3ème, faire avec...

Là, pour la modique somme de 40€, vous avez le sauna compris, mais dans la chambre. Une vraie canicule le 1er juin et rien que pour vous ! Quelle chance ! Vous voulez prendre une douche ? Mais bien sûr, je vous en prie : quand vous vous serez habitué à l'odeur de refoulement des canalisations, vous apprécierez peut-être les robinets à l'ancienne, que même chez vous vous n'avez plus ça, et le pommeau qui s'obstine à viser le plafond de son beau jet cracheur, avec le rideau qui vous collera à la peau. Après cela, vous serez d'autant plus content de sortir de la douche et de vous retrouver dans une salle de bain littéralement inondée.

     Je vous passe la joie de vous retrouver là en même temps qu'une équipe de foot junior, ainsi que le doux bruit de l'autoroute voisine qui bercera toute votre nuit. Heureusement, vous aurez prévu les boules Quiès, et avec un peu de chance, vous entendrez même le réveil le lendemain matin.

Je vous passe aussi le pompon : le gérant plutôt désagréable et qui ne s'excuse même pas de vous avoir fait attendre 10 minutes au guichet.


     Mais je ne me suis pas laissée abattre, et j'ai appelé super frangine au secours : « Frangine, sors-moi d'là !!! ». Ni une ni deux, elle m'a dégottée une chambre chez l'habitant, genre pension de famille. Pourquoi « genre » ? Non, la pension de famille comme on se l'imagine, point par point, vie en communauté et tout le tralala, le jeune prof qui fait sa première année et qui a une gouaille d'enfer,  les étudiants étrangers, l'un chinois, l'autre... euh... je ne sais pas, je n'ai même pas saisi son nom, le fils de la famille que je ne fais qu'apercevoir (et dont je me demande s'il m'a seulement dit bonjour) et les propriétaires, baba-cool-écolo, militants à fond pour les européennes (affiches, meeting et même l'inscription sur la voiture encourageant à voter). N'oublions pas le bol de soupe maison gracieusement offert. Le tout dans une ambiance bon enfant et qui met tout de suite à l'aise. Tellement à l'aise que la soirée se termina en parties de tarot arrosées de cidre (ben quoi ? ça tourne la tête aussi, le cidre !). Et puis surtout, j'ai gagné, je tiens à ce que cela soit dit. La preuve en est que je peux être sociable (mais pas trop souvent, faut pas pousser...)


     Bref, au cas où ça ne serait pas évident, je suis plutôt satisfaite du changement... On se demande pourquoi !

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 15:14
     Dans la série "ça m'énerve", je vous présente le dernier en date : Le journal des sports... Oh pardon, je veux dire, le journal du foot. Ce matin même, j'avais eu la maladresse de mettre LCI en bruit de fond. Vous savez, la chaîne d'informations sur le foot en continu. Et comme de bien entendu, c'est justement le moment des infos sur le sport. Oh joie, je vais pouvoir tout savoir des résultats du championnat de ligue 2 et des relégués de la ligue 1 (l'angoisse est à son comble... Qui de Bordeaux ou de Marseille...) (zavez vu, je m'y connais à fond en ballon rond! zêtes impressionnés, n'est-ce pas? Ben faîtes au moins semblant...).
     Enfin, vient la dernière information "sportive" du jour : "Et puis on apprend la disparition de Karine Ruby, championne olympique de snowboard en 1998". Et son collègue journaleux d'enchaîner joyeusement sur un autre sujet...
     Et bien moi, je vais vous dire un truc, ça m'a laissé coite, bouche ouverte, à regarder ces deux guignols gesticuler comme des pantins (normal, me direz-vous, pour des guignols) devant les caméras.

J'imagine la réunion de la rédac' :
"- au fait, y a la snowboardeuse, là, vous savez, qu'est décédée. On en parle? On fait un sujet? On ouvre par ça?
- mouais, j'sais pas si ça intéresse vraiment l'audimat. C'est pas le service nécrologique ici.!Et puis après tout, elle a gagné mais c'était y a longtemps. Plus personne se rappelle d'elle.
- Euh... Quand même, c'était une grande sportive, il me semble que...
- Nan mais t'as vu toute l'actualité sportive d'aujourd'hui? la ligue 2, les équipes qui montent, les reléguables, le championnat de ligue 1 qui est au comble du suspens!!! Manquerait plus que des Français gagnent des matchs à Roland, et on n'aura jamais le temps de tout dire!
- Bon, ben on devrait avoir le temps d'évoquer le sujet alors..."

Et ça, je vais vous dire, ça m'énerve.

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