Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
  • : Tout ce qui me fait débloquer.
  • Contact

Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:53
     Voilà comment on en vient à passer tout un mois sur un bouquin qu'on n'aime pas! Faîtes-moi penser la prochaine fois de ne plus faire confiance aux recommandations de ma frangine! Quand je pense que pendant des années, je me fiais à ses opinions, étant donné que je suis une tortue pour lire un livre, et elle un vrai lièvre, afin de ne pas avoir à me fader des heures d'un mauvais bouquin...

     Donc voilà, il y a quelques mois, ma soeur me vante les qualités d'un livre de Jean-Christophe Grangé, « Le concile de Pierre ». Je sors de cette lecture avec un « mouais, j'aurais vu le film, ça m'aurait fait perdre moins de temps ». Ce n'est pas que ce soit particulièrement mal écrit ou inintéressant, non, c'est juste que c'est sans plus.
    Et depuis quelques mois, elle ne cessait de me demander si j'avais lu un livre qu'elle m'avait prêtée, en le louant sans cesse, achetant la suite et déplorant qu'il ne puisse y avoir que trois romans dans la série (l'explication étant que l'auteur est décédé... évidemment, ça calme n'importe quelle ardeur d'écrivain). Soit, il est épais (je parle du livre, y en a qui suivent?), mais je me lance tout de même pour voir enfin ce qu'il en est de ce succès mondial.
      A noter tout de même que je n'en suis qu'à la moitié du roman, mais je pense en avoir lu suffisamment pour que mon opinion soit faite, aussi bien sur l'écriture que sur l'ensemble de l'oeuvre. Je le lirai jusqu'au bout, je veux connaître la fin, mais je déplore le temps perdu à ne pas lire autre chose.
      Ce n'est pas mal écrit, mais ce n'est pas bien écrit non plus. Et puis il y a plein de choses qui me dérangent dans ce texte : des scènes de viols puantes (oui, bien sûr, elles puent forcément, mais là...), l'utilisation de noms propres ou de marques à de trop nombreuses reprises (son iBo*k à toutes les sauces, en particulier... Ne serait-ce pas tout simplement un ordinateur?)(comment appelle-t'on déjà cette manie? Du name-dropping, non?), et puis des phrases de ce genre : « Ils se turent un moment pour méditer sur la fragilité de la vie ». Si c'est pas issu d'une oeuvre monumentale de la littérature, ça!!!

     Bref, autant vous dire que la frangine, je vais lui dire ce que j'en pense de son ù$£*^µ de formidable bouquin!

      Ah, j'allais oublier d'en donner tout de même le titre : « Les hommes qui n'aimaient pas les femmes » (Millénium 1), de Stieg Larsson (j'attends encore de comprendre le pourquoi du titre) (tout comme vous pour celui de ce billet d'ailleurs).

      Une petite
critique trouvée comme ça, au hasard du net : "Pour les amateurs du genre : rien à voir avec des Agatha Christie ou des Sir Arthur Conan Doyle. C’est un vrai régal qui, je trouve, renouvelle formidablement le style de ce genre." Ben môa, je vais en rester pour l'heure à Agatha Christie et Sir Arthur Conan Doyle...

     Et puis pour finir, hier, je passe à Virg*n pour m'imbiber un peu de l'aura des livres qui s'y trouvent, pour changer un peu d'air. Pas l'intention d'en acheter (parce qu'il faut bien en revenir à la réalité financière), mais juste pour passer entre les allées en lisant les titres. J'aime bien les titres. C'est souvent capital. Ça peut tuer un livre, comme ça peut en être la meilleure part. Par exemple, des titres comme « Où es-tu », « Et si c'était vrai », ou « Parce que je t'aime » ne me tentent pas du tout.

       Je vous en ai relevé quelques uns, juste pour rire ou sourire:
- 60 réponses pour être heureux (ils ont osé!)
- Vivre avec des cons (Personne n'y avait encore pensé?)
- Comment avoir de vrais amis (ils ont osé! 2)
- Comment fossiliser son hamster (depuis le temps que je me pose la question... Ma vie prend enfin un sens)
- Traité de manipulation pour séduire un(e) millionnaire (enfin un truc utile)


"Un best-seller est généralement un méchant livre dont la vente permet à l'éditeur de publier d'autres livres tout aussi mauvais mais qui ne se vendent pas."
Robert Sabatier, Le livre de la déraison souriante

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 18:39
   Je vous ai dit qu'on quitterait la France, et hop, nous voilà à Bruges. Un petit tour rapide, parce que, pour vous dire la vérité, je commence franchement à atteindre ma dose de balades en solitaire. Et si on ne m'avait pas dit que c'était une destination incontournable dans la région et que je n'avais de toute façon que ça à foutre, je crois que je serais restée dans un coin à me morfondre. Du coup, je suis allée me morfondre en Belgique, et qui plus est, dans une très belle ville.

C'est vrai, c'est magnifique et plein de touristes.

    Mais je ne sais pas quoi en dire. Je suis arrivée vers 12h00, me suis promenée un peu partout, ai pris plein de photos (en essayant quand même d'économiser ma batterie, vu que, comme une cruche, j'ai oublié mon chargeur chez moi...), et au fur et à mesure, j'avais comme une boule dans la gorge qui ne cessait de gonfler. Des trucs bêtes qui me trottaient en tête et m'empêchaient d'apprécier réellement la balade.

    Alors après 3h30 à sillonner les rues, j'ai repris ma fidèle monture, ainsi que la route, pour quitter ce plat pays (encore que, côté plat, le Nord fait fort aussi! Pour quelqu'un comme moi qui ait passé 1/3 de sa vie en Haute-Savoie, ça manque un peu de relief...). Je suis allée sur la plage, me suis étendue sur le sable, en serrant ma veste contre moi (le maillot de bain restera définitivement dans la valise, bien que j'ai quand même vu un baigneur... et sans combinaison!), et en fixant ce ciel tellement bleu et sans nuage, que je suis sûre que vous douterez de mon honnêteté... En voici donc la preuve :
Et je suis sûre qu'il y en a qui reconnaîtront le lieu...

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 18:01
    On continue la balade? Je pose la question, mais c'est purement formel, hein! Alors pas la peine de me dire "Oui, euh, non, j'suis pas très en forme aujourd'hui, j'crois que j'vais pas bouger aujourd'hui. On remet ça à demain?".

    Nous étions donc à Arras. Enfin, j'y étais du moins. Le ciel hésitait entre la pluie et le soleil, lunettes de soleil, pas lunettes de soleil, lunettes de soleil, pas lunettes de soleil... Je retournais gaiement vers ma voiture, quand soudain ...(tin tin tin), je me sens toute légère et l'impression qu'il me manque quelque chose... Aïe, je réalise, paniquée, qu'il me manque mon sac à dos à main! Papiers, argent, etc. La petite ampoule s'éclaire au-dessus de ma tête : la terrasse de ma friterie! Je l'ai oublié sur une chaise! Je presse le pas, limite je cours, et grâce à qui vous voulez, il s'y trouve encore. Le pire, c'est que ce n'est pas la première fois que cela m'arrive... D'où mon rituel ridicule de me retourner plusieurs fois en quittant un lieu.

    Direction plein ouest (et là, il n'y a pas de toute, hein Niko, c'est bien l'ouest?), Berck-sur-mer. Pour des non initiés (comme moi avant d'y aller), Berck, ce n'est pas très ragoutant comme nom. Mais moi, je n'avais qu'une envie : voir la mer! Elle m'attire comme le ferait un aimant (quoique en fait, je ne crois pas être attirée par un aimant). C'est plus fort que moi, je sais qu'elle est là, face à moi, à une distance plus ou moins grande, je sais qu'elle est de l'autre côté, peut-être derrière la prochaine côte, ou après le prochain virage, j'ouvre à chaque fois de grands yeux, pour savourer la première vision que j'en aurais, et la déception qu'elle ne soit pas là ne fait que renforcer mon désir de la voir.

    Et quand enfin elle est là, devant moi, il faut que je me gare rapidement pour marcher ensuite droit sur elle.
    La plage est immense, les nuages s'éloignent, et la mer étincelle. Elle me fuit, elle est loin, et il me faut un bon moment pour la rejoindre enfin.

   Prochaine destination : Boulogne-sur-mer. Je ne m'attends pas à une si grande ville, et je tombe directement sur la vieille ville et sa basilique. Et petit tour et puis s'en va, pour un aperçu du port et de la ville nouvelle.


    De là, j'ai mon idée : rejoindre Calais par la côte, par le site des caps. A faire absolument, surtout avec un temps comme celui que j'ai eu ce jour-là.



    Au prochain épisode, on quitte la France!

Partager cet article

Repost0
12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 23:12
    Ce n'est pas Bienvenue chez les Ch'tis, et ce n'est pas l'enfer du Nord non plus. Ou alors les deux à la fois. Ou pas.

    Par où commencer? Peut-être par dire que je suis sans cesse agréablement surprise par l'accueil que je constate chaque fois, où presque, que je viens dans la région. Souriants, "sympa", naturels, tout simplement. On va pas rentrer dans l'angélisme, ni dans la caricature, alors je m'arrêterai là pour la description des autochtones (non, ce n'est pas une insulte) (vous préférez les gens du cru?).

    Parmi les villes dont je n'avais pas encore foulé du pied les rues, et photographié les monuments, se trouvait Lille. C'est maintenant fait (enfin presque, parce que c'est quand même très grand, hein!).

    D'abord prendre le métro. Non, d'abord trouver une place pour se garer vers la station de métro. Puis s'assurer dans la rame qu'on part bien dans la bonne direction. Soupir de soulagement. (oui, je sais, j'suis pas douée)


    Sortir du métro, et pousser un "wahou" admiratif devant les bâtiments qui se dressent devant moi. Je l'avoue : je n'avais strictement aucune idée de ce qui m'attendait. A l'image d'ailleurs du magnifique ciel bleu de ce matin-là. La veste en cuir me gène plus qu'autre chose, mais Météo France annonce des averses... Pfff, surement une erreur, je me dis que je serai bien plus légère sans elle, une pointe d'amertume dans la voie qui cause dans ma tête.



    Je suis surprise aussi par la foule qui bonde les rues, les terrasses des restos (il est 13h00) et les pelouses (vous remarquerez que j'ai très mal choisi mes photos pour illustrer mes propos...). D'ailleurs je partage mon déjeuner sur un banc avec quelqu'un qui m'a lancé un "Bonjour" joyeux en approchant. (quand je pense que ce banc était tout près... Non rien.)

    Bon, je vous passe mon parcours dans cette ville (heureusement que j'avais investit dans un plan de la ville...) : la citadelle, la "grotte", la Vieille Bourse, etc.

   Mais juste, quand même, pour conserver l'image qu'on s'en fait (on ne va pas tout détruire comme ça, sinon en quoi pourrions-nous croire encore?) : MétéoFrance avait raison, et elle aurait même pu me dire que ça ne suffirait pas, une veste en cuir. Oh que non! L'averse, je l'ai bien eu, je dirais même une véritable douche qui m'a laissée serpillière...

Au final, une belle ville, une bonne journée, et une excellente soirée (!)

    Mais on ne va quand même pas faire toutes ces bornes, pour ne visiter qu'une seule ville! Et puis il pleut, et maintenant je fais confiance à météofrance, et je file plein ouest, direction Arras. Et voilà que justement, au moment d'aborder cette cité, le soleil pointe le bout de son nez... Hop, je m'engouffre dans les rues... Que chercher? Qu'est-ce qui m'attend? Je n'en sais fichtrement rien.
Et voilà sur quoi je tombe :


Une immense place bordée de ces bâtiments majestueux. Grandiose! A voir absolument si vous passez dans le coin. Je continue ma route et découvre une seconde place du même acabit.



Et puis le hall de l'office du tourisme :



Voilà pour la première étape de mon périple nordiste.

A suivre... (s'il y a bien internet comme prévu dans le prochain hôtel où je me trouverais)



Partager cet article

Repost0
11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 05:00
    Juste en passant, et je ne le fais qu'exceptionnellement, même que si vous êtes pas contents, vous êtes pas obligés de lire ce qui suit.

  Si vous avez 24 ans aujourd'hui même, et que vous passez justement dans le coin, Joyeux Anniversaire!
(Moi, j'dis ça comme ça...)
    24 ans... même pas un quart de siècle! Je ne me rappelle même pas les avoir eu un jour (Nan, j'suis pas aigrie! Non mais!)  


"les coincidences sont là pour qu'on les relève"


Partager cet article

Repost0
9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 22:01
"Ne t'inquiete pas pour moi, ce n'est pas ton role". "Ce n'est pas ton rôle"? Ce n'est pas Mon rôle?

    Quand j'ai lu cette phrase, je me suis dit "tiens, c'est vrai ça" et un court moment je me suis sentie plus légère. Un court moment. Très vite, je me suis dit : "mais attends, j'ai un rôle, moi?". On a oublié de me prévenir. Je ne savais pas que, en particulier en amitié, on avait une fonction particulière, qu'on pouvait être mis dans une case correspondant à nos attributions. Toi, tu es là pour faire rire, toi pour écouter, toi pour prêter ton épaule et toi uniquement quand ça va bien.

Je ne savais pas qu'il n'était pas dans mes attributions de me faire du soucis pour quelqu'un, que cela ne relevait pas de moi, que je n'avais pas été désignée pour cela. Seulement moi, je joue très mal la comédie, je ne suis qu'une piètre actrice.

     Ben mince alors, on en découvre tous les jours! On prend tous les jours des cours de relations humaines (même à 30 ans, mais d'un autre côté, j'ai beaucoup de retard)! ça marcherait donc comme ça, vraiment? Toi, tu as ce "rôle"-là, tu ne dois pas en sortir.
Et donc l'autre peut aller mal, être complètement paumée, complètement perdue, mais moi je n'aurais pas à m'en soucier, non, parce que ça ne serait pas inscrit quelque part que j'en ai la mission. Mieux encore : je n'en aurais peut-être même pas le droit! On irait jusqu'à me le renier, et m'en faire presque le reproche!

     Ah oui mais ça va pas être possible, ça! Non, ça ne marche pas comme ça. Je ne peux pas - et d'ailleurs qui le peut? - apprécier quelqu'un puis ne pas ressentir quelque chose quand cette personne ne va pas bien. Et puis, à l'inverse, cela voudrait-il dire qu'on n'a pas à être heureux du bonheur éventuel de ces personnes?

    Ouep, c'est vrai, tout cela est bien compliqué : les règles, garder sa place (surtout quand on ne l'a pas encore cernée), les conventions, ce qui se fait et ce qui ne peut se faire. Ne pas inventer, ne pas innover. Le bien, et le mal.
Comme si on avait le choix. Comme si on avait le choix d'être triste ou non, de penser ou non, d'être en attente ou non.
Comme si le fameux "Ne t'inquiète pas" avait un sens, sauf de la part de la personne qui le prononce. Comme si on choisissait de s'inquiéter ou non.
Tu ne vas pas bien, tu tombes, mais la vie est belle, puisque tu me dis de ne pas m'en soucier. Facile. Trop facile.

     J'ai l'impression d'être injuste, là. Je sais bien que cette phrase n'est pas dîte dans le but de vexer, mais correspond au dernier retranchement, quand on veut soulager quelqu'un, mais qu'on ne veut pas lui mentir en s'inventant un "aller mieux". Une façon de lui dire : ça ne va pas pour moi, mais que cela ne t'empêche pas, toi, d'aller bien, d'être heureux.
    Mais cette question de "rôle", ce mot peut-être tapé à la va-vite, sans aucune mauvaise intention, me dérange, voire m'insupporte.

Parce qu'il y a des raisons de s'inquiéter.
Parce que je continuerai, même si on m'en interdit la possibilité, et même si ça fait mal.
Et parce que c'est le cas, même si je ne le dis pas forcément.

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 13:47
    Partir, que ce soit pour le travail ou pour le plaisir, c'est toujours le même rituel des préparatifs. Sauf qu'avec mon travail, c'est deux fois plus d'affaires à réunir, voire trois fois plus. Je le fais toujours sur plusieurs jours, car j'angoisse à l'idée d'oublier quelque chose. Et malgré les années à réunir les mêmes affaires, je garde cette angoisse-ci. J'ai même fait depuis longtemps une liste des choses essentielles à emporter (allez-y, vous avez le droit de vous moquer). Ne pas oublier la plaque électrique pour se faire sa popote à l'hôtel (Rhhôôô, pas bien! Interdit! Nan mais vous croyez quand même pas que j'ai les moyens d'aller au resto tous les jours après avoir payé le gazole de la voiture, le péage sur l'autoroute (et là, ça va douiller) et la chambre d'hôtel dont les prix ne cessent d'augmenter (inflation incroyable dans les petits hôtels)), la casserole, la bouilloire, le thé au jasmin, etc.

     Il y a les indispensables, et puis il y a le reste, ces petites choses qu'on n'est pas sûr d'avoir besoin, et dont on espère même pouvoir se passer. Genre? Et bien genre le sirop pour la toux, les pastilles pour la gorge ou autre cachet, ou je ne sais trop quoi d'autre. J'emmène à présent tout, après des années à racheter sans cesse les mêmes choses, parce que je n'avais pas penser à les prendre. Je finissais par avoir des collections entières de sirops, étant donné que je tombe presque systématiquement malade pendant mes déplacements (allez allez, cette fois-ci on va péter la forme, hein!). Bref, j'emmène avec moi quasiment toute ma pharmacie (qui a dit que j'étais hypocondriaque? Nan mais ça va pas! Bon, alors juste un poil, et on dira surtout que je suis hyper prévoyante) (du genre à avoir le duvet dans la voiture, en cas de blocage par la neige entre Troie et Reims).

     Il faut aussi préparer ses plans de route. Je suis une buse en orientation, il vaut mieux que tout soit clair avant. Aller, retour, route sur place, de l'hôtel jusqu'à mon lieu de travail. Rarissime que malgré cela, je n'arrive pas à me paumer quelque part... RARISSIME! Et même pour des routes que j'ai déjà faites plusieurs fois... Lire une carte, ça va, mais me repérer dans l'espace, c'est une autre histoire.

     Il faut également faire une liste pour les "dernières minutes" : éteindre le chauffeau, vider la poubelle (3 semaines quand même... je vous laisse imaginer le retour en cas d'oubli!), prendre le bouquin, l'ordinateur (ah ben oui alors!), emmener ce qui est périssable dans le frigo, fermer le gaz, faire le tour 3 fois de l'appart' pour vérifier qu'on n'a vraiment rien oublié, etc

    Ce sont des gestes qui ne changent pas depuis plusieurs années. Ce qui change en revanche, c'est l'envie que l'on a de partir ou non. Il arrive que je n'en ai pas du tout envie, mais alors vraiment pas, mais il le faut bien, pour travailler et parce qu'on ne peut pas rester cloîtré éternellement chez soi (ah bon? On peut pas? Ces jours-ci je dois dire que j'en ai pleinement conscience).
     Et puis d'autres fois, comme celle-ci, j'ai vraiment envie de partir, de changer d'air, de voir plus de gens (mais ça, ça me passe très rapidement...), de voir d'autres paysages, d'autres lieux.
Si si, même pour aller dans le Nord.
Et même que je vais prendre plein de photos si mon appareil ne rouille pas avec toute cette eau qui tombe du ciel !
La distance, parfois, donne d'autres perspectives aux choses qui nous entourent. J'ai l'air convaincue, là? Oui, parce que je pratique l'auto-persuasion (mais j'ai du mal, alors quant à convaincre quelqu'un d'autre...).

Bon allez, c'est pas tout ça, mais j'ai 2 heures de route devant moi ce soir (après avoir renoncé à prendre les petites routes. Ben voui, je suis sûre que vous avez vu comme moi au JT les dégâts sur les communes drômoises occasionnés par la pluie!), et puis 6 heures demain sans compter les nombreuses pauses pipi auxquelles je ne saurais échapper.

Sauf problème informatique ou de ù*µ$£ de connexion internet, on se revoit relit incessament sous peu.

Partager cet article

Repost0
7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 11:14



   Je vais tenter d'expliquer (et non pas de justifier) mon petit dérapage d'hier soir, et faire en sorte qu'il ne reste pas trop longtemps en premier aperçu de mon moi du dedans qui fait peur, en ajoutant que cette explication s'adresse d'abord à moi-même.

Aujourd'hui, il fait beau, un magnifique ciel bleu profond, sans aucun nuage à l'horizon.
Hier, il a plu sans discontinuer ou presque, à torrent.

Aujourd'hui, j'ai mis Deezer sur la radio "chanson française", Brel, Dassin, Jeanne Moreau, Camille, Juliette...
Hier, je me suis dit "mince, je n'ai plus écouté cet album que j'adore pourtant (et dont j'ai mis hier un extrait) depuis 1 mois 1/2, depuis que la personne qui me l'avait presque fait découvrir ne m'avait plus donné de nouvelles. Allez, je me le passe". Je n'aurais pas dû. Grave erreur.
J'ai cogité toute la journée. Pourquoi? Alors pourquoi ne pas le lui demander? Directement. Et le soir venu, je lui ai envoyé un mail. Bizarre, surement, comme mail. De ces textes qu'on écrit quand ça ne va pas, de ceux qu'on écrit quand on est dans un état second, comme si on avait pris des substances qui nous jettent dans un autre monde. Même pas. Bref, c'est fait, et quelque part, ça soulage, ça décharge d'une question : le faire ou non.

Aujourd'hui, je n'avais qu'à aller sortir acheter le pain.
Hier, il a fallu faire 10 minutes de queue à La Poste, puis 3 1/4 d'heure d'attente chez le coiffeur, à regarder les murs, à entendre le cri lancinant du sèche-cheveux, tout ça pour se faire couper les tifs par la stagiaire qui ne comprenait rien à ce que je lui demandais. Sans compter sa tentative de parler du temps... ma pauv' dame, l'été est fini... je n'avais qu'une crainte : qu'elle veuille poursuivre la conversation. Pas envie de parler, enfin surtout là.

Hier, j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis des mois : me connecter à l'un de ces tchats. Et rien que cela, ce geste, c'est déprimant.

Et puis hier on était samedi...
Vous me direz, aujourd'hui on est dimanche...

Partager cet article

Repost0
6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 22:32



Si je m'écoutais, ce soir, je vous referais le coup du blues du samedi soir.
Si je m'écoutais, ce soir, je vous écrirais le texte le plus déprimant de la création (de la mienne du moins), le plus noir, le plus triste, le plus dépressif.
Si je m'écoutais, ce soir, j'aurais fait la liste de toutes les raisons que j'ai de ne pas aimer ma vie.
Si je m'écoutais, ce soir, j'irais pleurer un bon coup. Peut-être que je n'aurais pas besoin de m'écouter.
Si je m'écoutais, ce soir, ...
Mais je ne m'écoute pas, malgré mes hurlements intérieurs.
Je n'écoute pas ces voix qui me disent que ce silence est si lourd qu'il ferait tomber un building.
Je n'écoute pas ces voix qui me disent que ma vie n'est qu'un continuel recommencement de mes erreurs.
Je n'entends pas ces voix qui me murmurent que j'ai tout râté.
Je n'entends pas ces voix qui répètent que je suis seule. Quel besoin de le dire!
Je les masque, je monte le son, espérant arriver à les faire taire, leur prouver que rien n'est vrai, que ce vide, on peut le remplir, autrement.
Je me leurre, me raconte des histoires,
Ne les crois plus, ne les crois pas ce soir.

C'est toujours la même rengaine, le même refrain, qui s'en va un temps (heureusement), et puis revient. Il ne prévient pas, n'a pas de signe annonciateur. Il est tout simplement là. Et comme il est là, moi je ne veux pas l'être. Je veux partir, voir d'autres têtes, entendre d'autres mots dits par d'autres voix. Puisqu'il est là, moi je veux être ailleurs. Le fuir le plus loin possible. Qui sait, peut-être il ne me suivra pas?

ça ira mieux demain.
Ou après-demain.

Partager cet article

Repost0
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 18:11
     J'sais pas c'qui lui arrive. Ça a démarré en début d'été, mais j'pensais pas qu'ça durerait bien longtemps. J'la connais, depuis le temps qu'on s'fréquente! Peut-être 10 ans déjà, et ce n'est pas la première fois que lui vient cette idée farfelue, qu'elle prend cette résolution abracabrantesque de m'faire bosser plus que de nécessaire. Ben oui, on s'était bien trouvé, elle et moi! Elle n'aimait pas m'utiliser, et moi je préfèrais rester dans mon coin, peinard, à en faire un minimum. Et puis lui venait la pensée qu'elle devait changer, que tout ça n'était pas raisonnable, qu'il lui fallait réagir. Et je devenais l'outil indispensable à sa métamorphose, le compagnon par obligation, sans moi, rien n'était possible. Mais à chaque foi, ça capotait rapidement. Quelques jours et les anciens travers refaisaient surface, pour l'engloutir à nouveau entièrement. Il n'y avait pas de raison pour qu'il en soit autrement ce coup-ci.

      C'est donc les fusibles légers, que je vis venir son énième tentative, ce devait être en ce début de juillet. Dans une semaine, ce serait réglé, et tout reprendrait son cours normal, je serais reparti pour mes vacances estivales et on n'en reparlerait plus pendant un moment, jusqu'à la prochaine crise.

      Mais cette fois-ci, elle commença fort : 9h15, ça me semblait pousser pour une tentative. J'étais sûr qu'elle ne tiendrait pas longtemps, étant donné qu'elle s'endormait - je le voyais bien, vu que je suis chaque soir à ses côté – toujours aussi tardivement, après plusieurs heures à tourner en rond. Mais voilà, il semblait qu'elle avait changé, la trentaine lui avait fait du bien, il semblait bien qu'elle avait l'intention de tenir jusqu'au bout, malgré les difficultés.

     Et donc chaque matin de ces deux mois écoulés, elle me demanda de l'éveiller vers les 9h00, sans même prendre le souci de savoir si, moi, ça me convenait de m'éveiller si tôt, de faire entendre ma voix encore toute ensommeillée. Non, on ne demande jamais son avis à un radio-réveil, on lui donne juste des instructions, sans jamais n'avoir une pensée pour lui!

     C'est donc fait, elle a réussi. Je sais bien que d'autres réveils me riront au nez en me disant qu'au final, ce n'est pas bien tôt, et qu'à eux leur est demandé beaucoup plus de travail. Je sais bien. Mais croient-ils vraiment que, s'ils avaient le choix, l'opportunité, leurs seigneurs et maîtres n'en auraient pas fait tout autant, ne se seraient pas eux-aussi laissés prendre au piège de la grasse matinée, en particulier quand il leur serait si difficile de trouver le sommeil?
Après tout, il y a aussi des périodes où elle doit se lever plus tôt, elle le fait, mais voyait bien comme il lui était dure de tenir le coup.

      Enfin, je le vois bien, moi, qu'elle en est fière, de ce changement! Alors je prends sur moi, j'adopte son nouveau rythme. J'ai compris que cette victoire lui faisait du bien, qu'elle lui prouvait quelque chose, sur elle-même, mais je ne sais pas trop quoi.

     Aussi, ne te moque pas, l'ami. Pense que chaque pas demande sa dose d'effort, et que chaque nouveau pas doit être loué.

Et pis d'abord, elle fait c'qui lui plait.

Partager cet article

Repost0