Vous connaissez comme moi ces dictons qu'on assène comme des vérités intemporelles et immuables et bien pratiques quand on veut avoir le dernier mot. Il y a par exemble : "Il n'y a pas de fumée sans feu". Qu'est-ce qu'il peut m'agacer celui-là... Rien de mieux pour me faire sortir de mes gonds que de m'asséner cette phrase-ci!
Il y a aussi ceux, les dictons, qui en arrivent exactement à une conclusion inverse, mais que l'on sort selon l'idée que l'on a de la situation. Vous êtes la copie conforme de votre conjoint, à tel point que l'on dit de vous que vous étiez fait pour vous rencontrer? On vous sortira "Qui se ressemble s'assemble". Vous n'avez rien de commun et ne partagez aucun trait de caractère avec l'objet de votre passion et l'on veut vous dissuader de poursuivre et vous convaincre de l'absurdité de cette relation? On vous ressortira la même proposition. En revanche, si on veut vous être agréable, vous rassurer et vous convaincre qu'une telle entreprise n'est pas invraisemblable, on vous ripostera forcément "Les opposés s'attirent", justification en soi qui ne mérite aucune contestation. Les opposés s'attirent, c'est comme ça, tu n'y peux rien, c'est une loi de mère Nature et on ne peut pas lutter contre une loi de mère Nature. Certes, loin de moi l'idée de la contrarier. CQFD. Chacun voit midi à sa porte et qui dort dîne.
Où cela nous mène-t-il? Nulle part, pourquoi, on va quelque part? Il y a un train à prendre? Et si on prenait le risque de le rater, de ne prendre que le suivant, et qu'on prenait le temps de profiter, sans tergiversation, sans discours qui n'en finit pas, sans pression, sans choix à faire sur l'avenir. Carpe diem, quoi! Un temps seulement peut-être. Après, on verra bien. Après, c'est une autre histoire...