Je suis en manque, en crise, en période de sevrage imposé : je veux internet!!! trois jours et je craque déjà, j'en appelle à qui vous voulez, mais donnez-moi une connexion! J'en ai bien une pas bien loin, un ordinateur en accès libre, mais pour lequel il faut 10 minutes pour ouvrir une page web. Pire qu'un supplice. M'en voilà donc réduite à me rendre dans l'antre du diable (mais qui, lui, a le wifi) : Le Mc D*nald du coin (Ouuuuh). Ma mission : introduire clandestinement dans le lieu une clémentine et peut-être même tenter de la manger, sous couvert d'un café. 2ème mission : résister à l'appel du Mc Fl*rry. 3ème mission : réussir à me connecter et si vous lisez ces lignes, c'est que j'y suis parvenu. Ou alors c'est que plus personne ne vient ici...
Qui aurait cru il y a quelques années en arrière qu'on, oui « on », deviendrait tous aussi accro à cet outil-ci qu'est internet? Qui aurait pu le deviner? Tout comme personne n'aurait pu savoir dans les années 50 que des millions de personnes passeraient autant de temps devant leur petit téléviseur...
Je le reconnais humblement : c'est un compagnon dont j'ai du mal à me passer aujourd'hui. Mon ordinateur est comme amputé d'une partie de lui-même quand il ne peut se connecter.
J'adore l'idée de pouvoir chercher à tout moment n'importe quelle information, sur tout et rien.
Et puis, faut quand même le reconnaître, c'est bien pratique ces trois lettres (et leurs assimilés) qui permettent de discuter en direct par l'intermédiaire d'un clavier. Non, il faut le reconnaître, et je le fais bien volontiers, en particuliers quand, comme moi, on ne porte pas le téléphone dans son coeur. Ça permet de se faire de nouveaux amis à distance, sans avoir ne serait-ce que besoin de les rencontrer, ça permet dans mon cas à mes parents, vivant dans un petit village africain sans électricité, de venir quasi quotidiennement prendre des nouvelles de leurs enfants adorés, ça permet tout simplement de rester en contact avec toute sa petite tribu familiale ou non.
Bref, ça permet de ne pas se sentir seul, tout en pouvant décider de tout couper quand on en ressent le besoin. Bon, ça n'empêche pas certains de s'interroger sur votre éventuelle absence hier entre 20h et 23h, mais rien n'est parfait (et surtout personne).
Je crois que je ne vais pas passer des heures ici : ça grouille d'enfants...