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Tout ce qui me fait débloquer.

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Jeux regarde les Je

    Comment? Je n'en reviens pas! Je ne vous ai pas parlé des JO? Mon esprit de contradiction sans doute. Et puis une semaine d'absence sur deux semaines de Jeux, ça aide à faire l'impasse. Mais point n'était là mon intention. Aucun boycott de prévu de ma part (excepté la cérémonie d'ouverture, mais pas trop difficile, vu que ce qui m'intéresse moi, ce sont les épreuves.), seulement mes articles me sont venus de façon un peu décousue (oui, bon, ça va : comme toujours!) et je n'ai rien anticipé (comme souvent).

    Pourtant, il faut que je vous dise, au risque de passer pour une beauf élardée sur un canapé, buvant bière après cola, un paquet de chips dans une main, la zappette dans l'autre pour passer rapidement de la 2 à la 3 et de la 3 à la 2 afin de ne pas râter une seconde de cette grande fête mondiale (quoique j'ai du mal à imaginer qu'en Somalie on suive avec autant d'intérêt ce grand moment de confraternité quadriennale (parce qui faut qu'en même pas pousser)), il faut que je vous dise que la piètre sportive que je suis adore le sport (pratiqué par les autres).
    Je préfère préciser de suite que, non, je ne le fais pas depuis mon canapé, je travaille (ou pas) sur mon ordinateur, ou je suis derrière le téléviseur (qui se trouve, en gros, au centre de la pièce qui s'en trouve coupée en deux), dans la partie "atelier" de mon chez moi, ou encore je suis à la cuisine (quasi toujours la même pièce)... Il n'y a qu'à certains moments, pour certaines occasions, que je lâche ce que je fais pour me poser véritablement devant et suivre avec plus d'attention. Enfin, ce scénario-ci, c'est celui de cette année, car il y a 4 ans, il en fut tout autre...
   
    La première semaine, en revanche, je n'ai quasi rien vu, ceci expliqué par mes vacances. On était en fait tellement occupés, qu'on a attendu le vendredi pour savoir si la télévision marchait encore. Au départ, je pensais qu'on regarderait peut-être le temps du petit-déjeuner, mais malgré le temps souvent pourri, on le prit toujours dehors. Oh, comme c'est bon!!! Je ne pouvais pas passer à côté de ça, moi qui me plains sans cesse de ne pouvoir le faire.

    Et puis je suis rentrée, et à mon étonnement, je n'ai pas pris le rythme de suite. Non, sur le coup, je me suis dit "il n'y a de toute façon rien à la télé, pas la peine de l'allumer". Et là, étincelle, kling!, mais ce serait-y pas les JO en ce moment? (oui, parce qu'on n'avait pas allumé la radio non plus... Géorgie et autres réjouissances, on avait tout zappé!)

     D'aucuns me demanderont surement pourquoi. Oui, pourquoi aimer regarder des gens que l'on ne connait même pas personnellement, combattre, alors qu'on est anti-militariste, transpirer, alors que ça sent pas bon (d'où l'intérêt de la retransmission télévisée...) ou essayer de sauter au-dessus d'une barre sans la faire tomber, ce qui en fin de compte n'avance pas à grand chose. Je leur répondrai : Je n'sais pas. Peut-être parce qu'il est plus sympa de se battre à coups de ballon qu'avec des armes, ou peut-être parce que cette barre franchie, elle est le résultat d'efforts faits avec soi-même, d'une passion d'une vie, d'un dépassement personnel. Et puis, c'est tellement plus beau quand c'est inutile. Je pourrais tenter de l'expliquer ainsi, c'est un début. Mais pourquoi aimer voir cela, pourquoi alors ne pas se confronter soi-même à cette recherche constante de faire mieux? Bien évidemment parce qu'on en est incapable, et qu'on admire ceux qui le sont, comme on admire l'oeuvre d'un artiste dont on n'arrive pas à la cheville, ni même à l'orteil.

    Me voilà parti, donc, à regarder tous ces sports qu'on ne voit jamais quand on n'a pas de chaîne spécialisée. Vous allez dire, c'est facile, vu qu'on ne voit toujours que foot, rugby et tennis. Et puis pétanque aussi, dans le programme régional de France 3. Mais parait que ce n'est pas un sport (contrairement à la longe, mais je ne voudrais pas vous ennuyer avec ça). Tous les sports, oui, avec certes plus ou moins d'intérêt, mais beaucoup de plaisir à admirer les performances au pentathlon moderne, au canoë-kayak ou en taekwondo, à trépigner devant un match de handball au score très serré (et si possible, bien arbitré), ou à être épatée par les côtes qu'arrivent à grimper les VTTistes. Et puis le ping-pong, j'adore le ping-pong.
Je me réjouis devant une belle prestation, j'enrage avec le sportif qui voit des années d'effort réduit à néant par une erreur d'arbitrage, je pleure avec celui qui se blesse, j'admire le beau geste technique ou tactique.
Je suis contente quand une médaille est "rapportée à la France", mais jamais (ou presque, restons prudente) je ne reproche à l'un ou l'autre sa défaite, parce que, au fond, ça ne me changera rien à moi, qu'il ait ou non la médaille, et le plus malheureux, celui qui aura fait le plus d'efforts, restera toujours celui qui se trouve sur le terrain, ou dans la piscine, ou ailleurs.

    Il y a 4 ans, étant donné les horaires des Jeux, on peut dire que je ne quittais quasi plus mon petit écran. Il était devenu mon ami, mon frère, mon fidèle compagnon. Je lui avais donné la meilleure place. Je me levais vers 10 ou 11 heure (j'ai fait des progrès depuis sur ce plan-là, et heureusement...) et je regardais toutes les épreuves jusqu'à, il me semble, minuit. Je grossis bien sûr le trait (très grossi quand même), mais ce devait être à peu près ça. Seulement voilà, le lundi qui suivit les Jeux, je fus saisie d'un énorme vide que je ne savais comment combler et qui me tomba dessus d'un coup, comme une masse. Et je pris le pathétique de la situation en pleine poire. Je me fis la réflexion que je ne voudrais jamais plus que cela se reproduise ainsi.
    Alors oui, je trouve ma vie tout de même moins vide qu'à cette époque-ci, je crois que le piège s'est moins refermé sur moi cette année. Mais je sais déjà, j'en suis même persuadée, que lundi je serai un peu perdue, qu'il me manquera quelque chose et qu'il me faudra trouver un palliatif pour éviter la mélancolie. Seulement cette fois-ci, elle ne m'aura pas par surprise.


"Écrire, faire du sport, tout le monde a son moyen pour relâcher ce qu'il a à l'intérieur."

Franck Thilliez

"Règlement du jeu de cricket : Les équipes entrent sur le terrain. L'arbitre siffle et la pluie se met à tomber."
Paulo Vincente

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D
Tu as 100% raison...<br /> Nous ...ça nous manque déjà..le débat, l'attention, le partage de l'effort, la déception ,la joie...On ne voit pas assez certains sports à la télé(certains pas du tout ..)..alors tous les 4 ans on se régale !!!<br /> A+
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E
<br /> Je commence même à me dire "mince, j'en ai râté certains", comme le badminton par exemple...<br /> <br /> <br />
Z
La fin ce soir? Rhôô... trop dommage (je suis crédible?). Mais L est avec toi, si ça peut te rassurer...
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E
<br /> La fin maintenant même... snif! Mais on finit en beauté!<br /> Non, t'es pas crédible, et je crois que sur ce coup-là, j'ai besoin de soutien!<br /> <br /> <br />
P
Ah ben moi aussi , j'ai hâte d'être à lundi et de ne plus voir de sport en allumant la TV......t'es vraiment accro Eurêka, c'est impressionnant ( et un peu flippant aussi ??lol)
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E
<br /> En même temps, ça ne dure que 2 semaines (sans compter quand je ne peux pas regarder) tous les 4 ans. Ce n'est quand même pas 3 soirées par semaines et ce toute l'année!<br /> <br /> <br />
I
Paradoxalement lundi je serai heureuse de rallumer ma télé juste par esprit de contradiction aussi:) Chacun son truc!
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E
<br /> Et oui, il en faut pour tout le monde!<br /> <br /> <br />