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Tout ce qui me fait débloquer.

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Sherlock (et non pas chère loque)

    Le dernier livre que j'ai lu me donne envie de vous parler de son personnage, mais par un autre auteur, et puis aussi d'un autre personnage, mais par le même auteur. Vous suivez?

    Je viens de finir la lecture de « Le secrétaire italien », une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, par Caleb Carr. Si rien a priori ne vous choque là-dedans, je m'inquiète un brin, et m'en vais directement réparer ce petit couac dans vos connaissances littéraires. Non, ne me remerciez pas, ça me donne l'illusion d'être utile à quelque chose. Et puis, je ne doute pas que personne ne se sent concerné par mes propos. Venons-en au fait, donc : tout le monde se sera levé d'un seul homme (ou femme) pour me dire « mais l'auteur des aventures de Sherlock Holmes, c'est Sir Arthur Conan Doyle!!! ». Ben vi, vous avez raison!

      Conan Doyle voulait créer un détective qui traiterait le crime comme un médecin traiterait une maladie, « ce qui signifiait appliquer la méthode scientifique à l'investigation criminelle ». Autant dire que Holmes ne laisse pas place à la chance et au hasard.

    L'idée de base était de demander à un certain nombre d'auteurs d'écrire de nouvelles aventures de ce cher détective et de son fidèle ami et assistant, dont le surnaturel seraient le thème. Et puis, comme ça se passe surement souvent, la nouvelle s'est transformée en roman. Et Caleb Carr a bien fait, même s'il y a surement des reproches à lui faire.

     La lecture de ce livre m'a remis en mémoire qu'il y a 11 ou 12 ans, je m'étais plongée avec délectation dans une série de livres qui se trouvaient dans la bibliothèque parentale : l'intégral des aventures de Sherlock Holmes, et même plus, mais là il faudrait que je remette la main dessus pour en parler. Si vous vous ennuyez sur la plage, je vous le recommande, plutôt qu'un bouquin dont on vous aura matraqué de publicité à la radio et que votre grande surface préférée vous aura quasiment mis de force dans votre caddie. Oui, c'est vrai, lors d'une conversation passionnante, quand on vous demandera si vous avez lu le dernier ...Bip..., vous serez obligé de reconnaître que non, vous ne l'avez pas lu. Mais franchement, cela a-t'il de l'importance? Enfin, là, c'est juste mon opinion, elle ne vaut que pour moi.

      Et tout cela me ramène au problème de qui l'oeuf ou de la poule. Oui, parce qu'il faut que je vous avoue une de mes passions de l'époque universitaire : la criminologie. Est-ce que j'aime Holmes parce que j'aime cette science, ou est-ce que j'aime cette dernière parce que j'aime les aventures du détective? Et oui, il fut une époque où je me serais bien vue dans la peau d'un détective privé ou d'un profiler. Ce temps-là est révolu, et je me contente à présent de lire parfois des romans policiers ou de regarder des films comme Copycat. Mon bouquin de criminologie n'est pas bien loin de moi, mais il est resté clos depuis le jour où je me suis lamentablement ramassée à l'examen, ayant comme un énorme blanc, englobant la totalité du cours qui m'avait le plus intéressée de l'année.

     Bref, Caleb Carr m'a donné envie de me replonger dans les originaux. Difficile d'ailleurs de juger si le pastiche est réussi, si les personnages restent proches de ceux créés par Conan Doyle, quand ils semblent si lointains (d'autres pourront peut-être le faire?). Je ne peux qu'émettre un avis général, et il est plutôt très positif. Il me semble tout de même qu'il manque un peu de situations qui permettraient au détective de plus mettre en pratique son esprit de déduction. Or c'est celui-ci qui fait tout son intérêt.

     Et puis, bien sûr, ce livre m'a donné envie de redécouvrir le premier roman de Caleb Carr : « L'aliéniste ». Vraiment, celui-là, je l'ai adoré, sans restriction aucune.

      L'époque est la même : fin 19è. Le lieu diffère : New-York. C'est presque un complément à Sherlock Holmes. Alors que ce dernier s'attache aux plus fins détails pour en tirer des déductions toujours justes et construites, le Dr Kreizler utilise lui ses connaissances en psychologie criminelle, concept qui semble totalement étranger à Holmes. Réellement passionnant, autant du point de vue du suspens, que de l'aspect politico-historique ou que des techniques nouvelles d'investigation policière.
Mais je vous laisse le découvrir...
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E
A noter, pour ceux que ça intéresse, un long article sur Wikipédia sur ce cher Holmes.<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Sherlock_Holmes
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B
Moi ? Holmésien ? Euuuh... peut-être...
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E
<br /> j'sais pas, j'ai rien dit...<br /> <br /> <br />
B
Tiens ? pourquoi pas...<br /> <br /> Pour info, il n'est pas vraiment criminel (hu hu hu) de faire des petits aux aventures écrites par Conan Doyle. Celui-ci a fini par détester son personnage au point de le faire mourir (dans "Le problème final"). Un acteur de théâtre est alors venu voir Doyle pour lui demander la permission de reprendre Holmes dans une pièce. L'auteur lui aurait répondu en substance quelque chose comme "Faites-en ce que vous voulez, je m'en moque". Mais il changera bien vite d'avis lorsqu'il réalisera la manne financière que représentait déjà son détective et s'empressera d'écrire "Les nouvelles aventures de Sherlock Holmes".<br /> Donc, ouâlâ.<br /> Il existe d'ailleurs un fort bon titre - écrit par je-ne-sais-plus qui et à présent introuvable - qui s'intitule "La solution à 7%", dans lequel Holmes s'adjoint les services... du docteur Freud.
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E
<br /> Intéressant, Holmes et Freud! Justement, dans la postface du Secrétaire italien, la personne qui l'écrit imagine une rencontre Holmes/ Dr Kreizler (le psy, personnage principal de L'aliéniste).<br /> Sais-tu si le texte dont tu parles existe en français?<br /> Quant à Conan Doyle, j'ai lu en effet que Les aventures de Sherlock n'avaient qu'un objectif "alimentaire" (et pas élémentaire, mon cher Bertrand) et qu'il plaçait bien au-dessus le reste de ses<br /> ouvrages, aujourd'hui bien moins connus.<br /> <br /> <br />