Je vais tenter d'expliquer (et non pas de justifier) mon petit dérapage d'hier soir, et faire en sorte qu'il ne reste pas trop longtemps en premier aperçu de mon moi du dedans qui fait peur, en ajoutant que cette explication s'adresse d'abord à moi-même.
Aujourd'hui, il fait beau, un magnifique ciel bleu profond, sans aucun nuage à l'horizon.
Hier, il a plu sans discontinuer ou presque, à torrent.
Aujourd'hui, j'ai mis Deezer sur la radio "chanson française", Brel, Dassin, Jeanne Moreau, Camille, Juliette...
Hier, je me suis dit "mince, je n'ai plus écouté cet album que j'adore pourtant (et dont j'ai mis hier un extrait) depuis 1 mois 1/2, depuis que la personne qui me l'avait presque fait découvrir ne m'avait plus donné de nouvelles. Allez, je me le passe". Je n'aurais pas dû. Grave erreur.
J'ai cogité toute la journée. Pourquoi? Alors pourquoi ne pas le lui demander? Directement. Et le soir venu, je lui ai envoyé un mail. Bizarre, surement, comme mail. De ces textes qu'on écrit quand ça ne va pas, de ceux qu'on écrit quand on est dans un état second, comme si on avait pris des substances qui nous jettent dans un autre monde. Même pas. Bref, c'est fait, et quelque part, ça soulage, ça décharge d'une question : le faire ou non.
Aujourd'hui, je n'avais qu'à aller sortir acheter le pain.
Hier, il a fallu faire 10 minutes de queue à La Poste, puis 3 1/4 d'heure d'attente chez le coiffeur, à regarder les murs, à entendre le cri lancinant du sèche-cheveux, tout ça pour se faire couper les tifs par la stagiaire qui ne comprenait rien à ce que je lui demandais. Sans compter sa tentative de parler du temps... ma pauv' dame, l'été est fini... je n'avais qu'une crainte : qu'elle veuille poursuivre la conversation. Pas envie de parler, enfin surtout là.
Hier, j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis des mois : me connecter à l'un de ces tchats. Et rien que cela, ce geste, c'est déprimant.
Et puis hier on était samedi...
Vous me direz, aujourd'hui on est dimanche...