Comment? Je ne vous ai pas parlé de mon samedi?
En fait, j'hésitais. Oui, parce que bien sûr, rien n'est jamais simple. Je ne parle pas de mon samedi. Non, lui était plutôt simple. Pas simple avant d'y aller, et finalement simple dans son déroulement. Mais je ne parle pas de simplicité péjorative, non je veux parler de simplicité saine, de simplicité sans complication, de simplicité non complexe. Ce qui tombe bien, parce que moi, je gère très mal la complexité.
En particulier la complexité des sentiments. Et justement, ces derniers temps, il y a une certaine confusion qui s'est insinuée en moi (mais chuuut!).
Revenons-en à samedi.
Imaginez quelqu'un qui a vécu deux mois dans un camping sous une tente, puis plusieurs années dans une maison perdue dans la montagne, sans douche (sauf au boulot, je précise : elle est propre), chauffée seulement au bois, et cela pas pour des raisons financières, qui n'a la télévision que depuis peu de temps (je reste admirative...), passionnée depuis toujours de musique, au point de passer ses nuits à en écouter ou à jouer de la guitare, quelqu'un qui est capable de vous écrire des très longs mails à 4 heure du mat', et de vous faire éclater de rire à leur lecture, quelqu'un d'excessif aussi parfois, mais qui le reconnait, quelqu'un qui souhaite vous rencontrer et vous donne pour cela rendez-vous dans un minuscule village complètement paumé et dont le nom comporte le mot "désert" (et il faut avouer qu'il porte bien son nom, ce qui n'est pas pour me déplaire) qui vous donne rendez-vous près d'un très joli petit lavoir, juste au bord d'une magnifique rivière dans laquelle elle vous dira qu'il y a des familles entières de castors et qu'elle pourrait passer des heures à les regarder.
Ah, j'allais oublier : quelqu'un qui ne veut pas vous montrer de photos d'elle avant cette rencontre.
Donc, imaginez. Vous en pensez quoi?
Moi, ça m'interpelle, ça m'émoustille, ça me fout les chocottes, ça m'angoisse, ça m'intrigue, ça me cause, mais ça me questionne aussi, ça me fait peur, mais ça m'attire également.
Mais je dois reconnaître que cette histoire de photo m'amenait plein d'interrogations à son sujet. Vous connaissez le discours, l'être et le paraître, l'extérieur ne compte pas, seul compte qui on est vraiment au dedans de soi, tout ça tout ça. On est d'accord, mais quand même, dans une certaine limite. Soyons un peu honnête!
Autant dire que je n'en menais pas large cet après-midi-là, et pas qu'en raison de cette absence de photo. Non, cela me servait un peu d'excuse jusqu'ici pour repousser ce moment-là. Et puis, ce matin même du samedi, ou la veille, ça dépend comment on voit les choses, vers 1h00, alors que nous discutions sur msn, je lui avais dit quelque chose du style "si tu ne décides pas d'une date, ça ne se fera jamais". Et elle : "je ne veux pas te brusquer... Demain?"
Bref, soyons fou, pourquoi pas, ça fera moins de temps à stresser à l'idée de cette espèce de rencart.
Ben voilà, rien de plus à dire sur le sujet...
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Ah mais, je vous vois venir avec vos gros sabots : ben oui, en plus, elle est jolie...