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Tout ce qui me fait débloquer.

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11 juin 2008, Lyon

Levée à 8h00. Toujours aussi difficile. Mais ces derniers jours, c'est pire : crevée toute la journée, je ne sais trop pourquoi. Du mal à dormir, comme d'habitude, mais en plus la sensation de ne jamais récupérer ne serait-ce un petit peu.
Encore la semaine de travail à finir, et dimanche, retour au bercail. Se dire que ce n'est pas trop tôt, et que c'est quand même trop peu de dormir 5 nuits chez soi en 6 semaines.

Ai reçu un texto qui me fait plaisir en allumant mon téléphone : une amie qui me réclame des nouvelles. Je tarde à lui envoyer un mail. Manque de temps ou plaisir pervers à être celle qui est attendue au lieu de celle qui d'habitude attend. Satisfaction narcissique à être réclamée.

Matinée classique, rythmée par le travail, l'écriture de mon mail et 2 ou 3 essais infructueux pour  me connecter au net. Sentiment d'être soi-même déconnectée.

Midi : pause dans la voiture. Sandwich en écoutant la radio, puis je m'installe confortablement contre un coussin pour finir mon livre, avant de sommeiller un moment sur ce parking où les gens s'animent quand moi je me recentre. Impression de ne pas participer à ce monde-là.

Lecture de L'usage du monde, de Nicolas Bouvier. Fin d'une escapade dans laquelle j'ai suivi les 2 baroudeurs entre la Yougoslavie et l'Afghanistan, au cours d'une aventure où les rencontres humaines se font plus nombreuses qu'en dix ans de vie en pleine mégalopole. Entre plaisir du voyage, de la découverte de l'inconnu, et plaisir du mot, les deux se mariant avec tant de panache.
Impossibilité à trouver les termes adéquats pour décrire ce livre. Besoin peut-être de temps. Trop de choses à dire. Rien en particulier.
Etre seulement le messager, le passeur de mots :
« Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. »

Le livre est fini. Vive le livre. En choisir un autre parmi ceux que j'ai emmené. En prévoir toujours plus que nécessaire pour, le moment venu, prendre celui qu'il faut lire à cet instant-là.
Hugo, Les derniers jours d'un condamné
Doris Lessing, Les grand-mères
Martha Grimes, Les cloches de Whitechapel
Fred Vargas, Sous les vents de Neptune
Daudet, Le petit chose

Hésiter

Poursuivre la journée comme si de rien n'était. Ça devrait être facile, puisque rien n'est vraiment.

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F
Ca se sent que rien n'est vraiment... pour la fatigue, c'est tout comme moi, je suis une larve en ce moment...
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E
<br /> On fait le club des larves? Prem's<br /> <br /> <br />
L
Au moins c'est hétéroclythe....
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E
<br /> j'essaye...<br /> <br /> <br />