Parfois on aimerait que les choses soient plus manichéennes, que ce qui est blanc soit blanc et ce qui est noir soit noir, mais que rien ne puisse être gris. On voudrait qu'il y ait d'un côté le bien et de l'autre le mal, le tout bien délimité. Ce serait plus simple. Ce serait aussi d'un ennui mortel, mais cela éviterait de ressentir des choses si ambigues, que je ne pensais pas pouvoir ressentir il y a quelques mois en arrière, et qui me font, disons-le, honte.
Je veux dire par là qu'auparavant, lorsque j'aimais quelqu'un, j'étais heureuse de son bonheur et attristée de son malheur, et lorsque je ne l'aimais pas, ... et bien en fait je crois que je ne lui souhaitais pas pour autant du malheur, et j'avais d'autres chats à fouetter (quoique ce n'est qu'une façon de parler, car je n'ai jamais fouetté aucun chat, promis).
Aujourd'hui, je me surprends parfois, et cela m'est insupportable d'imaginer que je puisse être ainsi, à être attristée devant la joie d'une certaine personne, et à ressentir, face à ses doutes dans sa relation, quelque chose que je ne peux définir et qui pourrait se rapprocher d'une forme de contentement. Beurk, c'est ignoble quand on aime quelqu'un, d'en arriver là, surtout quand on n'a rien à reprocher, en toute objectivité, à cette personne. C'est humain, certe, mais ce n'est pas la seule chose ignoble dont est capable l'humanité.
Mais qu'est-ce que je fais là, moi? Je m'étais promis de ne pas parler de cette personne sur ce blog, et c'est la 4ème fois que j'en parle.
C'est dingue comme un simple petit mail peut me mettre dans de ces états.
Clore le chapitre. Il faut clore le chapitre.