Je n'ai pas pu résister, j'ai craqué, et je me suis finalement débrouillée pour publier ce qui suit. Je découvre en même temps ce que c'est que de bloguer sur son lieu de travail. C'est pas bien, petits vilains! Mais qu'est-ce que c'est bon... Le répondeur est toujours en marche : j'écoute et j'entends tout!
J'ai écrit il y a quelques jours un texte, dans l'optique de le publier ici et avec l'intention de revenir sur les derniers mois écoulés, précisément depuis le jour où j'ai créé ce blog. L'idée m'en est venue après en avoir relu, je ne sais trop pourquoi, les tous premiers articles. Vous savez, ceux par lesquels on essaye de se présenter, de définir un peu qui l'on est, sans que l'on ne le sache vraiment soi-même, et alors même qu'on ne sait pas trop exactement ce que l'on va faire sur cette Terre de ce tout nouvel outil d'expression. Je crois en fin de compte que je l'ai fait presque par curiosité. Je ne savais pas trop ce que j'allais y mettre, et je ne le sais toujours pas vraiment. C'est selon l'humeur du jour. Depuis très longtemps j'aime écrire et j'écris pour moi sur ce qui me tombe sous la main, à n'importe quel moment du jour ou de la nuit et sur tout ce qui me passe par la tête, du journal intime aux poèmes ridicules, en passant par le roman commencé il y a 8 ou 9 ans et qui ne compte que 6 pages A4 (autant dire qu'il restera surement à l'état d'embryon... bien que je m'obstine à rouvrir parfois le dossier), et par une ou deux nouvelles que je n'oserai jamais faire lire (il paraîtrait que le ridicule ne tue pas, j'en doute encore fortement et je crains même que cela ne soit bien pire). Je me disais que ce blog pourrait pourquoi pas être le réceptacle de certains de ces textes, puisque ce n'était pas moi qui les écrivais, mais un être flou, sans contour et sans nom. Et pourtant non, même anonymement, cela reste moi puisque je ne peux pas me tromper moi-même. On n'échappe pas si facilement à qui l'on est; on peut fuir les autres, mais on est toujours rattrapé par qui l'on est vraiment, cet être qu'on n'a pas choisi et avec qui on est contraint de vivre seconde après seconde. Il serait finalement beaucoup plus simple de souffrir d'une double personnalité, cela permettrait parfois de prendre des vacances de soi-même, de faire des choses que l'une de ses personnalités n'oserait jamais faire, et surtout de le faire sans cette putain d'anxiété et de peur, ce mot qui inconsciemment me rattrapa il y a quelques années en se cachant derrière le hasard, derrière la facilité (tiens, il faudra que je vous raconte un de ces jours. Et puis l'anecdote est courte, mais très pertinente et je crois intéresserait un psy...). Cela permettrait également d'avoir une vision de l'extérieur, plus objective et de relativiser ses petits travers qui m'apparaissent comme de gros boulets enchaînés à mes pieds. Bref, si vous connaissez un moyen de devenir schizo... Mais revenons à mes moutons (pour les vôtres, on verra après, si vous permettez). J'avais donc l'intention de faire un article sur mon évolution de mon Moi perso profond, puis je me suis dit en relisant ce que j'avais écrit que c'était ridicule et que cela ne pouvait intéresser personne et que finalement elle était si infime qu'elle ne méritait pas trois lignes (et donc que moi non plus, je ne mérite pas trois lignes...). Et enfin, je réalise à l'instant même que c'est exactement ce que je suis en train de faire (vous l'aurez compris, à l'insu de mon plein gré comme dirait l'autre). Bref, je me suis laissée encore rattraper par ma tendance quasi psychotique à m'auto-analyser. Je me rend compte qu'à quelques jours d'intervalle, j'ai écrit la même chose, avec parfois les mêmes mots. Je ne peux pas lutter contre cette force. Soit. Je me résigne. En fin de compte, je suis la même que celle décriteici, toujours aussi complexe, dont trente années n'a pas suffit pour se connaître, et qui attend peut-être trop de la vie pour être un jour satisfaite. Je suis toujours aussi maladroite avec la vie, avec les gens, me demandant sans cesse ce qu'il faut faire, comment se comporter face à telle ou telle situation ou personne. Je n'ai toujours pas trouvé le mode d'emploi, un tableau récapitulatif, du genre : votre ordinateur ne s'allume pas ---> vérifiez que les batteries sont chargées.
10 mois et ½, c'est je crois un cap phare à passer, le moment opportun pour faire le point. Oui, j'aurais pu attendre l'année complète, ou me donner un autre point de repère comme le 10000ème visiteurs sur ce blog (petit clin d'oeil), mais dans ce dernier cas je n'étais pas près de faire le point! Mais tout compte fait, il y a bien un anniversaire : le 99ème article. Est-ce que j'ai fait le point en fait? Est-ce que la conclusion de tout cela est positive? Je crois que je vais faire comme d'habitude, et repousser la question à plus tard. Je m'épargnerai ainsi un coup de blues gratuit et qui ne fera pas avancer le shimili, le schmilili, le schimilili, le shlimili?... le problème.
On ferait mieux de s'intéresser aux gens qui nous entourent au lieu de sans cesse revenir à soi-même, cet inconnu qui s'obstine à nous suivre comme une ombre. (Je n'avais pas de citation sous la main, alors je l'ai inventée)
Joyeux 99iversaire Eurêkaaa!!!! Et puis oui, jolie citation et puis je suis d'accord avec l'emmerdeuse pour ce qui est de la dégustation XD<br />
PS: Et puis des amis de mon frère viennent d'appeler leur fille Eurêka ^^
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Mais elle blasphème! Chouette!!<br />
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L
L'emmerdeuse
25/04/2008 16:34
Ah ben t'es revenue!<br />
Chouette!<br />
Oui, tiens, intéresse-toi à ceux qui t'entourent, genre...<br />
C'est PAS possible, quoi, une nana comme toi, ça se déguste, merde, y'a un paquet de gourmandes cortiquées du bulbe qui ne demandent qu'à goûter...<br />
(Val...Pas taper...je lui fais pas du plat...j'explique...)