Tel que vous me lisez, vous auriez pu ne pas me lire. En même temps, si ça se trouve, vous ne me lisez pas, ou bien encore vous ne vous seriez même pas aperçus que vous ne me lisez pas. Soit. Bref. Vous auriez pu tout aussi bien me voir au Journal Télévisé, au centre de l'accident de la route le plus important de la journée, voire de la semaine, voire de l'été.
Hier, donc, j'étais tranquillement dans ma fringante automobile, sur l'autoroute, en direction de Marseille, en vu de me faire faire une visite de la ville (non, pas de photos cette fois-ci : j'avais oublié mon appareil!) (au passage, très sympa, finalement (je vous entends me dire : mais pourquoi "finalement"? Ben parce que), cette ville!).
Me voilà fièrement (euh... non, en fait) sur l'autoroute du soleil, au milieu de beaucoup d'autres voitures, mais bon, raisonnablement tout de même pour l'été. Et puis il y avait mon P*** d'autoradio qui ne voulait pas marcher et que je trifouillais pour parvenir à quelque chose avec lui. Bon, après, ce fut un peu rapide. Comment décrire? Un quart de seconde, la vision de toutes les voitures arrêtées devant moi ou à faible allure, et un coup de freinage comme j'espère n'avoir jamais à refaire. Mon utilitaire qui tente de s'arrêter, la fumée des pneus qui crament sur le bitume dans les rétroviseurs, et enfin un arrêt entre deux files de véhicules, ouf. C'est à ce moment-là que vous vous dîtes : "Ah p*** nom de dieu!", que vous réalisez à quoi vous avez échappé de justesse, et ce à quoi vous avez failli être à l'origine. En second lieu, vous vous dîtes :" J'espère que je n'ai pas bouffé tous mes pneus et mes plaquettes de frein...". Oui, on en revient vite aux fondamentaux : le fric.
M'enfin quand même, wahou, que d'émotions, je vous le dis, même si sur le coup, on n'a pas trop le temps de réaliser quoi que ce soit. Même pas le temps de voir sa vie défiler.