Oups... J'ai failli à mon devoir et ne vous ai pas parlé encore de... (tintintin) : Mondo et autres histoires, de M. Le Clézio.
Donc, ben voilà, c'est un livre, avec des nouvelles, et même qu'elles sont bien. Bref, lisez-les! Comment? Il y a mieux comme critique littéraire? C'est qu'à vrai dire, je ne sais pas trop quoi en dire... En réalité, j'avais déjà lu les deux dernières nouvelles de ce recueil, ces mêmes nouvelles (en particulier "Les Bergers") qui encore une fois m'ont fait craquer pour cet auteur et son univers atypique et onirique. Oui, ce sont en fait des rêves, ces histoires. On se croit dans un songe, dans un pays lointain dont le nom nous échappe, inidentifiable, à une époque qui est toutes les époques, ou plutôt aucune. Son univers laisse beaucoup de place à l'imaginaire du lecteur, aux images que ses mots créent dans la tête du lecteur, presque un spectateur, les odeurs, les bruits, ou plutôt les silences, la chaleur, les couleurs... Les noms eux-mêmes, de personnages comme de lieux, sont une invitation au voyage et à la rêverie. Lire ces histoires, c'est comme manger de la chantilly : voluptueux, doux, en nuance, on ne peut pas dire qu'on en raffole, et pourtant on n'arrête pas de répéter qu'on va s'arrêter après la prochaine bouchée, alors qu'on n'y parvient pas et qu'on y retourne sans cesse...
Je ne sais pourquoi, mais tout en lisant, je ne pouvais m'empêcher de penser au Petit Prince de St-Exupéry. A tort ou à raison. En tout cas, on reste dans les nuages, ou dans les étoiles...