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Tout ce qui me fait débloquer.

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Constat amiable d'inutilité (voire pire)

     Et voilà, je me suis encore faîte avoir... par ma tendance naturelle et incontrôlable à, comment dire..., l'empathie? Je ne sais pas trop comment la désigner. On va dire ma tendance à un peu trop, voire beaucoup, souffrir au diapason d'une autre personne. Nan mais franchement, quelle idée? Chacun sa vie, chacun sa poisse, chacun ses choix. Ben oui, mais non. Ce n'est jamais si simple.  Quand on voit quelqu'un qui semble comme se désagréger sous ses yeux, regretter certains choix, commencer à sentir qu'il faudra peut-être en faire d'autres, comment faire autrement que de se sentir touchée, de vouloir apporter quelque chose, un soutien de quelque sorte qu'il soit. Mais comment aussi ne pas se sentir totalement inutile, incapable d'apporter une quelconque réponse, ni même de rassurer. Seulement capable de prêter une oreille attentive, parfois (souvent?) maladroite, mais toujours sincère. Seulement voilà, pas facile de conserver une certaine mesure, de limiter son implication. Pas facile de ne pas ressentir dans ses tripes ce qu'on nous dévoile peu à peu, la crise que l'on voit poindre comme un passage de plus en plus obligé, de plus en plus pressant, comme l'eau bouillante qui menacerait à tout instant de s'échapper de sa casserole. On est témoin de ça, et parfois, dans un moment de faiblesse, on en vient à penser qu'on aurait préféré ne pas l'être, on aurait préféré avoir su au bon moment, bien plus tôt, se mettre un masque sur les yeux pour ne pas voir arriver cela. Instant d'égocentrisme, comme s'il était finalement une carapace bien commode pour se protéger de ce qu'on ne peut affronter. Alors qu'il faut être honnête, voir le malheur des autres, c'est aussi le meilleur moyen de voir sa propre chance, d'en apprécier toute la saveur que l'on aime parfois à minimiser, peut-être par goût, pervers mais involontaire, du "Regarde comme je souffre, aime-moi".
     Vient donc inéluctablement un de ces sales matins un moment où l'on se dit que l'amour, ça sert à rien ça ne peut pas durer ainsi, qu'on ne peut pas culpabiliser en étant coupable de rien, qu'on ne peut pas se mettre à la place des autres et se poser des questions pour eux. On ne peut pas regretter pour eux les choix qu'ils ont fait, même si on comprend pourquoi ils les ont fait et l'aspect parfois infranchissable de certaines barrières. On se dit qu'on est allé trop loin, qu'il faut savoir faire un pas en arrière, même léger, presque insoupçonnable, avant qu'il ne soit devenu impossible de le faire. Si ce n'est pas déjà trop tard pour cela...
     C'est parfois la vie des autres qui nous permet de prendre conscience des qualités de la sienne. Comme une gifle en pleine face.


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D
je te l'ai déjà dit...que j'aimais ta façon d'écrire...ben ...je le redis...j'espère que ça va...BisesA+
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E
<br /> Merci!!!<br /> <br /> <br />