« Pourquoi faut-il que la vie s'arrête juste avant notre enterrement, une des rares occasions de succès qui nous soit garantie? [...] Etre en mesure de fantasmer sur son propre enterrement prouve qu'on est en vie. »
« Je me fais toujours une joie de m'endormir. C'est le moment où j'ai le plus d'idées. J'en ai plein, les plus belles qui soient, je les accueille et les entoure de prévenances, d'autant plus que je sais que je ne pourrais pas les utiliser. Il m'est impossible, hélas, d'écrire et dormir en même temps. Je m'endors donc en me trouvant génial et je me réveillerai en trouvant que ma vie est horrible, deux jugements très exagérés. »
« En plus des autres mauvais tours qu'ils vous jouent, vos parents, dès qu'ils vous font naître, vous obligeront tous, un jour ou l'autre et sauf mort prématurée de votre part, à suivre leur enterrement. »
François Weyergans, Trois jours chez ma mère