Je suis à peine rentrée chez moi depuis une demi heure, et qu'est-ce que je fais? Je viens ici! Et même pas pour vous raconter mes vacances ou vous parler de ce que j'ai lu. Non. Il est 22h00, je n'ai pas encore mangé, mon frigo est vide et je n'ai plus de voiture. Parce que voilà en effet la raison qui me pousse à écrire ici, ce qui me motive à l'instant : je viens de casser ma voiture. Grrrrrrrrrrrrrrr! J'ai l'air fine maintenant! Ma roue droite a rencontré un trottoir assez haut, et, semble-t-il, a reculé tout le bloc moteur. Autant dire que je n'ai pas trop d'espoir quant à l'avenir des relations entre elle et moi. Me v'là bien!
Le pire, c'est de se retrouver en pleine campagne, avec plus de batterie sur la voiture, et dans une nuit sans lune... avec la batterie du portable qui rend à son tour l'âme... Là, je reconnais, j'ai commencé à avoir les nerfs qui craquent un peu. Encore heureux que la frangine soit arrivée à ce moment-là. Bref, qui aurais-je pu appeler (en dehors d'Inter Mutuelle Assistance) si elle n'avait pas été dans les parages? Qui aurait été là, prêt à sauter dans sa voiture pour me rejoindre, tout lâcher, juste pour me rassurer? La réponse coule de source... : personne.
Elle me raccompagne, attend gentillement que j'ouvre ma connexion internet pour que je ne me sente pas seule. Je sais : c'est très bête. Et puis j'annonce la nouvelle par msn à mon cousin parti en vacances avec moi, et sans la moindre hésitation, il me propose de me filer sa voiture! Rien que le geste est un réconfort sans nom. Enfin, je parle de réconfort, façon de parler : ce n'est qu'une voiture, hein! J'ai fait une bêtise, j'assume, y a pas mort d'homme. Non, c'est juste cette nuit noire qui me panique. Et oui, j'ai peur du noir!
Allez, vous n'y couperez pas : je vous conterai tout de même mes vacances et vous parlerai du livre lu durant.