Je suis rentrée en fin d'après-midi après presque 5 heures de route, alors qu'il en faut en temps normal à peu près 4. Et ça, ça m'énerve (oui, deuxième phrase, et déjà je suis énervée. Mais c'est une pure formalité, parce qu'en vrai, ça va, hein!) : magnifique route, 260 km sans voie express, juste à sillonner les montagnes, traverser des gorges, admirer les volcans, tout ça pour finalement se retrouver coincée dans de longues files de voitures interminables, qui puent et gachent le paysage. Je sais je sais : moi la première je me trouvais dans l'une d'elle, mais la moindre des choses serait que, le sachant, les autres s'abstiennent de sortir ou se contentent des autoroutes bondées et sur lesquelles les bouchons font partie à part entière, pour certains du moins, des vacances (beurk beurk beurk).
Bref, y en a des qui ont eu la mauvaise idée de prendre cette route en même temps que moi, et je ne pouvais rien y faire, sauf respirer à pleins poumons à travers les fenêtres l'âcre odeur du gazole (ou essence, je ne suis pas sectaire) tout en chantant à tue-tête un bon vieux France Gall ou Polnareff (Maaarylouu, Goood byyye) (Oui, je chante faux. Et alors? Vous croyez que c'est pour quoi que je ne chante que dans la voiture?). Donc, il se peut que mes voisins de route aient été bien punis si jamais ils m'ont entendu. Ca leur apprendra!
Alors, vous allez me dire (ou pas), ces vacances? Ben... euh... mitigées à vrai dire : entre celui qui devrait ralentir sur la boisson et m'inquiète de plus en plus, les voisins qui tapent l'incrute, les bébés qui occupent particulièrement bien les journées (un truc pas possible, j'vous l'dit, y a pas assez d'heures!), mais adorables (vraiment vraiment vraiment (j'ai même pas de mots pour les décrire, ces terreurs, mais je craque quand je les vois (sauf quand il faut changer la couche))), et rendez-vous manqué.
Sans oublier la pluie (dîtes, y en avait chez vous aussi, hein?) : quand c'est trop, c'est trop (qui a dit "pico"?)!!!
Voilà, c'est fini... On est mi-août (une petite pensée pour mon grand-père, parce qu'à la mi-août, c'est la fête des matous), déjà, ou pas, ça dépend comment on voit les choses. Les vacances sont en quelque sorte finies, pourtant il y a tant de choses à voir.
Les vacances, surtout dans la maison de mes grands-parents, c'est le moyen le plus flagrant de voir comme on change, comme on vieillit. Plus de parties interminables de cartes ou d'un jeu de société quelconque, de couchés à 4 heure du mat'. Non, maintenant, c'est les enfants, leur rythme, qui organisent nos journées, et quand enfin on pourrait se laisser-aller, le sommeil nous appelle à notre tour. Dur dur.
Tiens, c'est marrant, je me rends compte en me relisant que ces quelques jours semblent bien pourris au vu de ce que j'en dis. Pourtant, aussi de bons moments, de petites mains qui s'accrochent à mes doigts, de petits yeux tout rond, et de rires joyeux, de roulades dans l'herbe et de courses pieds nus dans le champs.
Mais voilà, c'est fini. On rentre, on reprend où on en était, ou on recommence. On verra.