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La Face Cachée

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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 22:12

Soyez sympa pour l'écriture : je l'ai écrit dans l'obscurité de la salle de cinéma...


"J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres."
Françoise Sagan, Extrait de Qui suis-je ?

"Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu."
Françoise Sagan

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 21:17
     Il n'y a pas à dire, il faut que je parle de ce livre fini il y a quelques jours. Je l'avais évoqué ici et je sais à présent parfaitement pourquoi : le rapprochement avec "Surveiller et punir" m'a sauté aux yeux à la lecture de la préface écrite par Victor Hugo lui-même, 3 ans après la parution du bouquin (préface qui se trouvait dans le mien après le texte lui-même : va comprendre!).

    J'avoue que je suis restée scotchée à cette préface, d'un bout à l'autre. Je ne vais pas faire ici une explication de texte (il se suffit à lui-même), ni en résumer la teneur (il n'est pas si long pour avoir besoin d'en faire un résumé), ni encore tenter de convaincre qui que ce soit aujourd'hui (mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque) de l'inutilité et des dangers de la peine de mort (tous les arguments sont évoqués et développés dans la préface, et en plus par un grand auteur, alors comment pourrais-je encore en rajouter?).

Non, moi je me contente de vous en conseiller la lecture, fortement, et je vous mets même un lien où trouver l'intégralité du texte :
.
Donc je vous mâche déjà le travail.

     Je peux aussi vous indiquer la lecture à partir du bas de la page 11 de la description de "deux ou trois exemples de ce que certaines exécutions ont eu d'épouvantable et d'impie", descriptions particulièrement effroyables d'exécutions qui tournent mal, de guillotiné sur lequel ont fait tomber 5 fois la lame qui ne fait qu'entamer la gorge, qui se rélève la tête pendante, et que l'on finira au couteau.
ça, c'est pour les plus fainéants et les adeptes de films d'horreur. Ou les tueurs en série en devenir qui cherchent quelques infos techniques et des idées de tortures.

     Et puis pour finir, pour ceux qui ne suivent jamais mes conseils, mais me font déjà l'insigne honneur de me lire ici, quelques phrases prélévées dans le livre:

"Se venger est de l'individu, punir est de Dieu.
La société est entre les deux. Le châtiment est au-dessus d'elle, la vengeance au-dessous. [...] Elle ne doit pas « punir pour se venger »; elle doit corriger pour améliorer"

"Les mots manquent aux émotions."



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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 11:39



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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 12:56
    Je me rends compte que ça fait un bon bout de temps qu'on n'a pas parlé bouquin. Et je ne sais pas pour vous, mais moi ça me manque.

    Je pourrais vous parler du dernier livre que j'ai lu, « Sous les vents de Neptune » de Fred Vargas, mais je vous en ai déjà parlé auparavant, et ce n'est pas son meilleur à mon humble avis.

    Je pourrais alors vous parler de celui que je suis en train de lire (« Le dernier jour d'un condamné » de Victor Hugo), mais finalement, on n'en est pas bien loin, très proche même. Et puis, quoi vous dire, sinon qu'il prêche une convaincue (trop souvent en deux mots...). Peut-être qu'on en reparlera une autre fois.

    Non, je voulais vous parler de comment on peut être amené à découvrir des livres grâce à un juge d'instruction (et sans n'avoir rien fait de mal, je vous rassure! ou pas).

Mon juge d'instruction, c'était un de mes chargés de TD à la fac, en Droit Pénal. Ce devait être en première année.
Je me souviens encore du premier TD. Une de ces premières questions fut « qui était Georges Bataille? » Silence de la part de la bande d'incultes qu'on était tous. Ouf, je n'étais pas la seule.
Et puis plusieurs se lancent, on est en Droit, ils essayent: avocat? Juge? Juriste? Historien? Rien, nada, nichts, nothing. Personne ne trouva : écrivain, tout simplement. Je ne sais plus pourquoi il nous parla de cet homme, mais pour moi ça donne une bonne idée de mon juge.

Tiens, ça me fait penser qu'il serait peut-être temps, après tant d'années, que je m'intéresse un peu à qui était Georges Bataille, justement.
Mais ce n'est pas le sujet. Non, toujours pas. Oui, j'y viens. Un peu de patience, mince!

Et donc, ce devait être ce même jour, il nous conseilla, voire nous enjoigna, nous enjoignit?... merde, comment on dit?, bref, de lire 3 livres.
Deux de Dostoïevski, « Crime et châtiment » et « Souvenirs de la maison des morts », et un de Michel Foucault (non, il n'y a pas d'erreur dans le prénom... Il y en a qui sont lourds!) : « Surveiller et punir ».

Un chargé de TD qui ne nous disait pas, enfin, de lire chaque jour « Le Monde », minimum, mais qui nous parlait bouquin, ça m'a marqué à vie. Sans cela, sûr que je l'aurais oublié, et cela n'aurait d'ailleurs pas changé grand chose pour lui.

Crime et châtiment, j'ai dû le lire aux vacances suivantes, peut-être même l'été. Oui, parce qu'il faut dire qu'à la fac, je ne lisais pas beaucoup. Je le regrette, j'ai perdu du temps que je ne rattraperai jamais. Ce temps, je l'aurais eu si je n'étais pas tombée dans ce vide sidéral de la télévision, si je n'avais pas eu envie de me vider justement la tête à la truelle s'il le fallait, à grands coups de téléfilms à la con si besoin était.
Ce bouquin, je l'ai dévoré, adoré, vénéré comme jamais auparavant. Cela fait un bail maintenant, presque 11 ans, et peut-être devrais-je le relire, mais c'est le livre qui m'a ouverte à toutes les possibilités de la littérature, et à bien plus encore. Je n'ai même pas de mots pour dire tout ce que j'ai ressenti à sa lecture. C'est trop vaste, trop grand. Presque une révélation, en tout cas celle d'un écrivain qui m'a suivi depuis, ou alors est-ce moi qui ne l'ai plus quitté.

Et puis, plus tard, je lus Surveiller et punir. Je dois avouer que je suis plus adepte de romans que d'essais, de biographies, de thèses, etc. C'est comme ça, et j'ai assez à faire avec eux. Mais là, pas de problème. J'ai été encore captivée par cette histoire des sanctions (description de tortures abominables, quand l'Homme se délecte de la souffrance en se donnant bonne conscience), la naissance de la prison, ses enjeux, l'aspect conceptuel... Le genre a priori rébarbatif, et j'en vois d'ailleurs qui font la grimace, je le comprends, mais j'ai trouvé vraiment passionnante cette étude, pratique et théorique à la fois, et qui va bien au-delà du cadre répressif pour aborder la société dans son ensemble, son organisation et ses paradoxes d'inhumanité.

Mais si là, vous avez grimacé, qu'allez-vous faire pour exprimer votre éventuelle répugnance rien qu'à entendre ce titre : Souvenirs de la maison des morts? Oui, parce qu'il est tout à fait fidèle au contenu du livre : le récit de Dostoïevski de sa déportation au bagne. C'est noir, c'est laid, c'est pas beau, c'est sale et plein de méchants. Et puis c'est pas drôle. Mais c'est comme ça. Mon père l'avait entamé avant moi, et me l'avait rendu au bout de quelques pages en me disant quelque chose du style « mais ça va pas de lire des choses pareils! ». Encourageant. Ouais, pas facile, mais finalement, assez intéressant également.
Bon, je vous conseillerais plutôt un livre comme « Le joueur » pour commencer...


Bref, de l'évocation de tout cela, j'en tire l'envie de dire : « Merci M'sieur le Juge! »
Et ça n'arrive pas si souvent!

Voilà, j'espère qu'il y aura quelqu'un qui aura lu jusqu'ici...


« L'art sauvera le monde »
Dostoïevski

"Quoi d'étonnant si la prison ressemble aux usines, aux écoles, aux casernes, aux hôpitaux, qui tous ressemblent aux prisons ?"
Michel Foucault, Extrait de Surveiller et punir

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 14:58
    Je n'avais pas l'intention de poster aujourd'hui (oui, il faut se donner des buts dans la vie, des objectifs à atteindre. Nouvel échec), jusqu'à ce que je tombe là-dessus : "Je hais les dimanches"








Deux versions, deux choix : Juliette Gréco ou Edith Piaf.

Et pour ceux qui ne supportent pas les chansons de plus de 6 mois, et parce que j'aime beaucoup les paroles (d'Aznavour), le texte:

Tous les jours de la semaine
Sont vides et sonnent le creux
Bien pire que la semaine
Y a le dimanche prétentieux
Qui veut paraître rose
Et jouer les généreux
Le dimanche qui s'impose
Comme un jour bienheureux

Je hais les dimanches !
Je hais les dimanches !

Dans la rue y a la foule
Des millions de passants
Cette foule qui coule
D'un air indifférent
Cette foule qui marche
Comme à un enterrement
L'enterrement d'un dimanche
Qui est mort depuis longtemps.

Je hais les dimanches !
Je hais les dimanches !

Tu travailles toute la semaine et le dimanche aussi
C'est peut-être pour ça que je suis de parti-pris
Chéri, si simplement tu étais près de moi
Je serais prête à aimer tout ce que je n'aime pas.

Les dimanches de printemps
Tout flanqués de soleil
Qui effacent en brillant
Les soucis de la veille
Dimanche plein de ciel bleu
Et de rires d'enfants
De promenades d'amoureux
Aux timides serments

Et de fleurs aux branches
Et de fleurs aux branches

Et parmi la cohue
Des gens, qui, sans se presser,
Vont à travers les rues
Nous irions nous glisser
Tous deux, main dans la main
Sans chercher à savoir
Ce qu'il y aura demain
N'ayant pour tout espoir

Que d'autres dimanches
Que d'autres dimanches

Et tous les honnêtes gens
Que l'on dit bien-pensants
Et ceux qui ne le sont pas
Et qui veulent qu'on le croie
Et qui vont à l'église
Parce que c'est la coutume
Qui changent de chemise
Et mettent un beau costume
Ceux qui dorment vingt heures
Car rien ne les en empêche
Ceux qui se lèvent de bonne heure
Pour aller à la pêche
Ceux pour qui c'est le jour
D'aller au cimetière
Et ceux qui font l'amour
Parce qu'ils n'ont rien à faire
Envieraient notre bonheur
Tout comme j'envie le leur
D'avoir des dimanches
De croire aux dimanches
D'aimer les dimanches
Quand je hais les dimanches ...

Et bon dimanche!
Hum hum, désolée...
Je sors.

(Petit message personnel : le problème est résolu. Je répète, le problème est résolu. Merci Caro!)
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:02
     Ouf, on prend quelques inspirations et on se détend. Pas facile après un film pareil. pas facile quand on a ressenti tant de choses à la fois. Pas facile quand on est sorti de la salle le coeur gros, en évitant de croiser le regard des autres spectateurs. Il faut dire que, sur la dizaine de personnes qu'il y avait dans la salle (séance à 3€ au lieu de 5€50 pour cause de fête du cinéma!), aucun ne semblait avoir envie de partir, comme si aucun n'arrivait a s'extirper de son siège. Le film fini, le générique arrivé à sa fin, chacun buvant le moindre mot de Reggiani (ils en valent tant la peine), le noir se fit sur l'écran, et personne pourtant n'osa émettre un son, de peur de rompre quelque chose, de peur de craquer peut-être (moi j'étais au bord des larmes, avec comme une boule dans la gorge). Le noir dans la salle, le noir sur l'écran, le silence des hauts-parleurs, le silence des spectateurs. Moment unique. Instant de grâce. Communion. Il m'a semblé qu'il y avait plus de choses dans ce silence, qu'il en disait plus que dans toutes les conversations qui peuvent suivre une séance de cinéma. Plus de partage de ce que l'on ressentait que dans tous les débats post-visionnage.

   Et puis, la lumière. Comme surpris, les gens se lèvent, gardent encore quelques secondes de silence, et, petit à petit, quelques mots sortent, chuchottés, discrets, on n'ose pas encore entièrement regarder les autres, on fuit leur regard, on se recompose un visage, un masque peut-être.

Je fais en sorte d'être la dernière à sortir. Mais je suis la première à éviter leurs yeux. Pudeur. Gêne.

   Il y a des films qui font rire, il y a ceux qui font pleurer, il y a ceux qui dérangent, il y a ceux qui font réfléchir, il y a ceux qui, d'une certaine manière, font souffrir, il y a ceux qui font du bien, mais parfois seulement au bout d'un certain temps, il y a ceux qui émeuvent... Et puis, il y a ceux qui sont tout à la fois.

C'est le cas de celui-ci.

   Non, je ne suis pas toujours bonne spectatrice. Les films comiques ne me font pas tous rire, les drames
ne me font pas tous pleurer, les films romantiques ne m'émeuvent pas toujours. Parfois même tout s'inverse : je ris d'un drame, je pleure devant le côté navrant d'un film sensé être drôle, ou devant une comédie sentimentale.

   Là, il faut que je le dise, ce film m'a bouleversée du début jusqu'à la fin. Bouleversée, c'est bien le mot en fait. Il ne faut pas aller voir ce film pour aller bien, parce qu'on a besoin de se détendre, de décompresser, de se changer les idées. Non. Ou alors c'est moi. Je ne sais pas. Ce film, malgré les rires lâchés de ci de là, je l'ai souffert. Si, c'est bien le mot. Comme un poids sur la poitrine tout du long.
Et l'envie de chialer un bon coup à la fin. Les larmes aux yeux, on se retient encore. C'est plus fort que nous, c'est dans notre culture, dans notre éducation. Une pudeur placée là on ne sait trop pourquoi. Ne pas montrer. Ne pas faiblir. Serrer les dents. Noyer ses sentiments.

   Et puis c'est malin aussi de nous mettre Dupontel dans le rôle principal de ce gars qui dérape, on ne sait trop pourquoi (ou plutôt si, on sait, mais cela n'a pas d'importance)!!! Cet acteur qui est l'un des meilleurs à mes yeux, et là maintenant tout de suite, j'ai envie de dire le meilleur! Cet acteur qui a su si bien faire passer la souffrance du personnage tout du long, pour arriver à nous faire souffrir avec lui.

   Pour finir, si vous n'avez pas encore craqué, si vous êtes encore fringants, vous ne pourrez que flancher en écoutant les mots de Reggiani, Le temps qui reste. Et puis l'inverse aussi, du moins dans mon cas : le film donne corps à la chanson.




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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 13:20
          Wahou, je ne peux pas m'empêcher de venir vous dire ce que je viens de découvrir sur mon programme, un film à voir absolument, que dis-je, AB-SO-LU-MENT, si comme moi, vous aimez le grand cinéma avec de grands acteurs, et ceci même, ou surtout, si ce n'est pas le dernier film sorti en salle à grand renfort de supports publicitaires et de messages subliminaux. La phrase est longue, mais ce film le vaut bien, à mon humble avis (dont vous ferez ce que vous voudrez après tout).

     Ah oui, il faut peut-être que je vous en donne le titre : il s'agit de Une journée
particulière d'Ettore Scola, avec rien de moins que Sophia Loren et Marcello Mastroianni (France3 00h50).

    

      Et maintenant, je sors, enfin du blog, parce que dehors c'est déjà fait et qu'il y fait très chaud...
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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 23:31
     Je continue dans le visionnage de films glanés au fil de l'année. Et ce soir, j'ai du lourd, du grand, du bon, du Cinoche avec un C majuscule, le genre qui te colle à la pensée pendant un moment.
J'ai nommé Adieu Cuba, réalisé par Andy Garcia, avec lui-même, Dustin Hoffman, Bill Murray, Inès Sastre...

Si vous voulez une petite idée, vous trouverez la bande-annonce
ici. (vous ne pensiez quand même pas que j'allais faire un résumé? M'enfin! Alors qu'il suffit de regarder la petite vidéo que j'ai déjà eu du mal à dégoter!). Et la musique est sublime...

Et puis, deux choses que j'ai noté et que j'avais envie de retenir:
"A quoi bon des élections? Le peuple a déjà choisi!" (wahou! c'est fort ça!)
"apatride mais sans maître"

     Vers la fin du film, j'ai repensé à un court texte de Saint Exupéry,
Lettre à un otage, à ce qu'il dit de l'exil, la différence entre l'émigrant et le voyageur. "Alors commence le vrai voyage, qui est hors de soi-même". Non, le mieux, c'est que vous le lisiez vous-même...

     Tiens, tant que je suis dans ce bouquin et que je replonge du même coup dedans, une belle définition de l'amitié:
     "Je suis si las des polémiques, des exclusives, des fanatismes! Je puis entrer chez toi sans m'habiller d'un uniforme, sans me soumettre à la récitation d'un Coran, sans renoncer à quoi que ce soit de ma patrie intérieure. Auprès de toi je n'ai pas à me disculper, je n'ai pas à plaider, je n'ai pas à prouver; je trouve la paix[...]. Au dessus de mes mots maladroits, au-dessus des raisonnements qui me peuvent tromper, tu considères en moi simplement l'Homme. [...] Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente."

Je trouve ces quelques lignes magnifiques. Pas vous?



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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 10:31



     Le site internet sur lequel je vais voir le programme télé ayant omis de me dire qu'était diffusé hier soir un bon vieux Maigret avec Gabin (Grrr), j'ai dû renouveler l'épreuve de l'après-midi du difficile choix d'un film dans ma petite réserve. Le problème, c'est qu'à cette allure, elle ne va pas passer l'été (et la première médiathèque est à 40 bornes... Une raison de plus de déménager - et hop, je rajoute sur la liste).

     J'ai choisi un film allemand norvégien américain en VO (sous titré bien sûr, vu que je parle anglais comme une vache normande (mais les charolaises, les montbéliardes, les salers, les limousines, etc, ne le parlent pas mieux))... d'après un roman de Bukowski... diffusé récemment sur Arte... Y a encore quelqu'un? Tiens, finalement, je viens de trouver pourquoi je tiens ce blog : uniquement pour parler de films de ce type et avoir la sensation de partager quelque chose avec quelqu'un.

Donc, le titre de ce film est Factotum (réalisé pas Bent Hamer, avec Matt Dillon, Lili Taylor...). L'histoire d'un écrivain alcoolique, ou d'un alcoolique écrivain tant il semble que la boisson a le premier rôle dans sa vie. Et malgré ça, des mots beaux, des mots sur des maux, ou des mots parce que des maux, ou des maux parce que trop de mots.

Bref, j'ai bien aimé ce film. Pourquoi? Je ne sais pas. Plutôt le genre de type qui aurait tendance à m'agacer, celui qui gache toujours tout, qui ne tient pas sa première journée de boulot sans le lacher pour aller s'enivrer dans le premier bar. Une nonchalance presque agaçante. Le genre de gars dont on aurait envie de mettre un coup de pied au cul pour qu'il se réveille et sorte de cet état semi-comateux.
Et pourtant, une humanité qui jaillit, une souffrance qui perle.

Et puis, il y a un signe qui me traduit si un film m'a touchée : quand juste après son visionnage, je coupe tout son et suis irrémédiablement attirée par l'extérieur, le ciel étoilé et les bruits de la nuit, ce petit vent frais qui donne des frissons.

"Si vous tentez le coup, allez-y à fond. Ou n'essayez même pas" (extrait du film)

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 14:20
     De qui est cette phrase? Dans quoi peut-on la trouver? Vous avez 10 minutes. Top chrono (En période d'examens, tout le monde a droit à son petit test...)

     Je me suis dit ce midi : "tiens, pourquoi je ne me regarderais pas un petit film, plutôt que de me faire du mal avec le journal télévisé?". Hop, petit tour sur mon disque dur, choix, qu'est-ce qui me tente, tiens si je me faisais un petit trip mystico-religieux... Et me voilà aux prises avec Mary, d'Abel Ferrara (avec Juliette Binoche et Forest Whitaker, deux acteurs qu'en général j'aime bien). Que dire? Ce film est la réponse du réalisateur à la bergère à celui de Mel Gibson, La Passion du Christ (que je n'ai pas vu, et que je n'ai pas envie de voir, mais que j'aime bien changer d'avis). Que dire de plus? que je ne sais pas trop quoi en penser, et que je recommanderais plutôt de voir La dernière tentation du Christ de Scorsèse (2h40 en VO bien sûr. J'vous ai dit que j'aimais parfois me faire du mal?). D'un autre côté, ce dernier, je l'ai vu il y a pas mal de temps, et je ne sais pas si j'en aurais la même vision aujourd'hui.

     Tout ça pour dire que de regarder ce film a rappelé à ma mémoire qu'à une époque fort lointaine, disons quand j'avais entre 8 et 12 ans pour donner une petite idée, j'avais pris l'étrange habitude, oui, c'est ça, une habitude étrange, de faire une prière le soir. "Sainte Marie, mère de... ", enfin vous voyez à peu près.
     Quand on y réfléchit, je ne sais pas du tout où j'avais chopé cette idée. Sur mes 4 grand-parents, une seule allait à la messe et nous y emmenait parfois, mais sans prosélytisme de sa part, mes parents, s'ils sont croyants, le gardent pour eux au point que je ne saurai le dire. Tout ce que je vois comme raison à cette soudaine envie de croire qui me saisit à ce moment-là, c'est les quelques messes qu'il pouvait y être célébrées dans mon école privée, bien qu'elles ne m'aient pas marquées outre mesure.
      Non, je suis convaincue qu'il y a une autre raison à cette dérive, le besoin de croire en quelque chose ou quelqu'un, de se rassurer, de trouver des réponses simples à des questions que je ne pouvais alors formuler clairement.
    Mais il faut aussi dire que ma conscience religieuse s'arrêtait là, à ces deux prières répétées inlassablement tous les soirs (Brrrr une habitude... aujourd'hui, j'en frémis).
Et puis, un beau jour, alors qu'il fallait que je m'interroge sur l'éventualité de faire ma communion pour avoir des cadeaux, une montre, de l'argent, et une belle photo de moi en robe blanche et portant un cierge, je me suis dit que non, je ne voulais pas de photographie de moi dans cet état et être regardée de tous , et que, en fait, je ne croyais pas en celui que je priais, que ce n'était que des mots, des phrases que je répétais, sans en comprendre la signification, le "par coeur" d'une poésie en classe dont on aurait oublié d'en enseigner le sens. Et une belle phrase sans sens, c'est comme une jolie fille sans cervelle : on finit par s'en lasser.

       Avec le temps, la curiosité historique, les images des journaux télévisés, des débats interminables sur l'intérêt ou non de croire, des conflits pour savoir qui a la plus belle, religion, je n'ai fini par acquérir que mépris, pourtant je ne méprise pas grand chose, envers toute forme de religion. La seule qui ait grâce à mes yeux est celle qui est vécue entre soi et soi-même, dans le cadre très intime de l'âme. Même l'athéisme ne devrait être vécu qu'ainsi.

Et donc, pour moi, la religion n'est devenue qu'histoire et mythologies.
Et puis source de nombreuses citations, parmi lesquelles il m'est difficile de faire un choix (112 lues quand même!).
Alors, c'est parti :

"Les temples érigés en l'honneur de la religion le sont, en vérité, en l'honneur de l'architecture." (Ludwig Feuerbach)
J'aime bien celle-ci.... Elle m'explique.

"98% des adeptes d'une religion le sont par naissance et en fonction d'une filiation. D'où il en ressort que la religion est aussi un phénomène génétique."
Jean-François Kahn, Extrait de Dictionnaire incorrect

"La religion n'est autre chose que l'ombre portée de l'univers sur l'intelligence humaine."
Victor Hugo

"La philosophie ne répond que des individus, mais la religion répond des masses."
Rivarol, Extrait des Maximes, pensées et paradoxes

"Il n'y a qu'une seule religion, bien qu'il y en ait des centaines de versions."
George Bernard Shaw

"Toute religion n'est qu'un système imaginé pour concilier des contradictions à l'aide des mystères."
Baron d'Holbach, Extrait de Le bon sens

"Une société d'athées inventerait aussitôt une religion."
Honoré de Balzac, Extrait de Le catéchisme social

"Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire."
Montesquieu, Extrait de De l'esprit des lois

"Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d'être nu."
Khalil Gibran, Extrait de Le Prophète ; De la religion
Pas mal, hein? Non, vraiment, elle me plait, cette phrase.




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