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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 12:34
Au menu de ce dernier jour de l'année 2008, nous avons eu (le "nous" n'est qu'une formule) :

En apéritif


En entrée


En plat de résistance


Et en dessert (pas mauvais du tout d'ailleurs)
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 23:08
    Ne me reste qu'une dizaine de jours pour évoquer ici un chanteur, un artiste que j'apprécie tout particulièrement. Pourquoi 10 jours, me direz-vous? Parce que cette année constitue le trentième anniversaire de sa mort de son décès de sa disparition. Et il est de coutûme de célébrer cet événement. Bon, à la réflexion, je ne sais pas trop pourquoi on devrait attendre une telle occasion pour se souvenir de quelqu'un, et puis en plus je n'aime pas tellement les coutûmes.
Allez, vous avez raison : on repousse à l'année prochaine.
...
...
...
Non, je plaisante.

Vous devinez de qui je veux parler? Cherchez bien.
Cloclo!
Meuh non! Fou comme je suis d'humeur taquine aujourd'hui...

    En réalité, c'est bien de Jacques Brel dont je voulais évoquer le souvenir. Enfin, de souvenirs, je n'ai point, vu que nos existences n'ont cohabité que quelques mois en ce bas monde, à mon grand regret.

    Je ne vais pas faire ici une biographie du bonhomme, mais juste vous enjoindre à écouter religieusement  un ou deux titres, comme ça, juste pour le plaisir, en essayant un instant, en fermant les yeux, de le voir face à vous sur une scène.

Chauffe Marcel!















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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 21:21
    Qu'y avait-il au commencement, à l'origine de l'enfermement de cet enfant de 8 ans? Non, pardon, pas de sa détention, mais plutôt à l'origine des conditions de sa détention. Parce qu'on ne peut expliquer cela par des faits, par des événements, par des circonstances indépendantes de la volonté de chacun, mais au contraire peut-être la responsabilité de tous, la responsabilité de tous, pris indépendamment, chacun leur tour, chacun son tour respectant scrupuleusement le règlement, et pris aussi dans leur ensemble, dans la collectivité, dans sa haine irréfléchie et barbare à l'égard d'un individu dont cette communauté a oublié qu'il s'agissait d'un enfant, et seulement un enfant. Parce qu'il faut mettre en accusation, traîter de tous les noms ceux qui sont tombés, et continuer le flot de haîne qui ne cesse de s'écouler. Les vannes sont ouvertes, et quand l'objet de cette détestation disparaît, peut-être fallut-il en trouver un autre, dans la continuité, pour justifier encore son existence.

    Ce livre, c'est la Terreur, la Terreur au travers des terreurs d'un enfant, fils de roi. C'est la France post-révolutionnaire à travers la « petite » histoire d'une chambre, d'une tour, des otages qu'elle emprisonne et de leurs geôliers, de leurs « visiteurs ». C'est l'Homme dans toute son inhumanité, de celle qu'Il justifie, conscieusement, par de nobles objectifs, par de grands mots comme « liberté », « peuple », « Droits de l'Homme »...  (« « Oui, nous osons l'avouer : nous faisons répandre beaucoup de sang, mais c'est par humanité » ») Ce sont des responsables, de grands noms, et des moins connus, mais tout autant responsables, tout autant coupables de tyrannie, parce que directement en relation avec « l'enfant », ou au contraire, et justement, directement sans relation avec lui. C'est la culpabilité aussi des masses, des foules méprisantes, haïssantes, qui encouragent à cette barbarie. Une barbarie sourde. Une barbarie muette. Une barbarie  qui ne dit pas son nom.
    Pas de pitié. On lui refuse toute destinée, et au-delà de ça, on lui refuse toute existence.

    Pour être franche, les 150 premières pages m'ont paru assez répétitives, sans fin, limite ennuyeuses. Et puis on comprend leur nécessité : nous retrouver nous aussi captifs de cette chambre dont on ne peut plus sortir, commencer de ressentir la claustrophobie qu'on suppose l'enfant a ressenti lui-même. On entre dans cette chambre qui prend des allures de cercueil, puisque l'enfant y est comme enterré vivant. On découvre un autre livre, original, la narratrice, l'écrivain lui-même se met en scène, devient l'enquêtrice, qui, pour être au plus près de la vérité des faits, interroge des fantômes, les acteurs même de l'époque, dans des interviews savoureuses et instructives. Des anecdotes, des conversations rapportées comme si elle avait été là au moment des faits, comme si une caméra avait enregistré tout cela et qu'elle était entrée en possession des bandes. On sait que c'est impossible, mais on n'arrive pas à remettre en cause le moindre fait.

    Plus de deux années comme on ne les a jamais vu, jamais lu, comme les cours d'Histoire ne nous ont jamais enseigné. Je sors de ce livre avec la sensation d'en connaître beaucoup plus sur cette époque, alors qu'aucun des grands faits de la chronologie généralement rapportée et enseignée n'est relaté ici.
Un grand livre.

« Salut et fraternité »



« C'est simplement le spectacle d'un pays qui bafoue en catimini toutes les valeurs dont il se réclame. On comprend pourquoi Michelet et tous nos autres grands historiens ont préféré sauter cette page de la Révolution. »
Gilles Martin-Chauffier - Paris Match (3 octobre 2002)

« Je voulais parler du mal – le mal ordinaire, celui que commettent distraitement, presque innocemment, des hommes « comme tout le monde » ».
Françoise Chandernagor
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:32
« « Halte! Dit Dieu! Même moi, dit Dieu, à la troisième génération je passe l'éponge. Relisez mes écritures : « Je suis l'Eternel, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième génération. » La troisième, voilà ce que j'ai écrit : pas une de plus! Après cent ans c'est le terminus, dit Dieu, je débarque mes haines, débarquez les vôtres, tout le monde descend! »
Trop tard pour la culpabité collective, le péché congénital. »

Françoise Chandernagor, La chambre
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 17:36

    En rapport, ou non, avec l'article précédent, une chanson que je n'arrête pas d'écouter ces derniers jours (quand je dis que "je n'arrête pas", c'est une fois par jour, au plus. N'appelez pas SOS Psy tout de suite...) et donc que j'apprécie beaucoup (ben oui, j'suis pas encore maso!) :




Découvrez Charlie!



    Et je vais vous laisser là-dessus, peut-être pour une semaine, ou moins, ou plus, selon que je trouverai un accès internet au boulot (ou à Mc D*, qui pourrait m'avoir pour cliente le temps d'un café... (ou me voir squatter son parking)). Demain matin, je pars pour le Bas-Rhin (celui qui est donc au-dessus de l'autre) (tiens, ça me fait penser qu'il faut absooolument que je vous mette un lien vers un jeu de géographie que j'adore) (alors souhaitez-moi bon courage bonne chance...) et une série de pérégrinations plus joyeuses les unes que les autres, avec un retour au point de départ prévu courant janvier. Autant vous dire que j'emmène dans ma voiture TOUT ce que j'ai comme vêtements, du moins dans ce que j'ai de chaud. Nan, ne soyez pas jaloux, je sais que tout le monde m'envie! Un peu de cynisme, donc, en cette veille de commencer un mois éprouvant et souvent riche en contre-temps, colères, ras-le-bol-je-veux-tout-arrêter-j'en-ai-marre-j'me-casse (sans oublier les rhumes-laryngites qui m'aiment tant).

    Pour contribuer encore à mon humeur fort joyeuse de ce jour (ça se voit, hein, que je suis toute trempée guillerette? Nooon? Bizarre...), rapport à la pluie et à d'autres choses qui m'occupent l'esprit un peu trop, v'là t'y pas que je n'aurais pas internet à l'hôtel. Nan mais je vais faire quoi, moi, le soir, devant ma télé? J'emmène un tricot? Pour vous dire comme je suis accro à cet instrument... Survivrais-je? Vous le saurez en repassant prochainement me faire un petit coucou ici.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 10:46

Découvrez Treize à Table!


Découvrez Alister!







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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 21:10


    Les livres ont souvent une histoire. Une histoire autour de son écriture, mais aussi une histoire qui entoure son choix et sa lecture. Plutôt qu'une histoire, on peut  parler de circonstances, du souvenir d'un lieu, d'une période de sa vie, de paysages qui nous y ramèneraient chaque fois qu'on se retrouverait face à des paysages similaires.
    Quand je pense à un livre que j'ai lu, me reviennent souvent aussitôt en mémoire des images du lieu où je le lisais. Une cafétéria, un parc, un certain appartement... Je suppose que c'est la même chose pour la plupart des gens (du moins ceux qui lisent). Et puis inversement, quand je pense à un lieu, à des vacances, je me souviens du livre que j'y ai lu. Par exemple, mon voyage scolaire de 3ème, il y a donc 15 ans, en Italie, pas très loin du Vésuve, me rappelle immanquablement le livre de Torey L. Hayden que je lisais sur le balcon de la chambre d'hôtel : « La forêt de tournesols ». C'est incontournable, l'un est irrémédiablement lié à l'autre.

    Le livre dont j'ai envie de parler aujourd'hui aurait pu ne pas croiser ma route, j'aurais pu complètement passer à côté, si, un jour et à une minute précise, je ne m'étais retrouvée dans une librairie à côté de deux jeunes femmes dont l'une vantait à l'autre les qualités de ce roman. Je ne sais pas pour l'autre, mais moi, elle m'a convaincue.
    J'ai donc lu ce bouquin une première fois durant l'été de la fameuse canicule de 2003. Pour ce qui est des images qui m'en restent, ce sont les bords de la piscine du quartier où j'habitais à l'époque. Ça peut sembler banal, mais que voulez-vous, je garde un bon souvenir de mon quartier dit « sensible » de l'ouest lyonnais, même si les flammes d'une voiture incendiée tentèrent un jour de venir lécher le balcon de mon appartement situé au 17ème étage.  Mais ce n'est pas le sujet du jour.

    Ce petit roman m'avait marqué, notamment par son humour, au point que je le cite à chaque fois qu'on me demande quel genre de livres j'aime. Je l'ai relu cette semaine. Autre lieu, autre cadre, autre climat, autres souvenirs.
    J'ai une tendresse particulière pour ces filles qui n'ont pas d'manières pour Antoine, le personnage central du livre, cet « intellectuel » qui considère cette caractéristique comme un mal social non reconnu comme tel par cette même société, la cause de toutes ses peines, son célibat, sa pauvreté, sa « désintégration » sociale. Il n'a pas fait des études pour trouver du travail et réussir, mais pour apprendre des choses qui l'intéressaient, il n'a pas fait de sport parce qu'il ne ressentait pas comme ses petits camarades le besoin d'entrer en compétition avec d'autres, il n'a pas de lecteur de CD mais écoute toujours des vynils parce qu'il rejette toute idée de technologie nouvelle dans l'unique but de pousser les consommateurs au renouvellement constant de leurs biens sans en voir réellement l'utilité.
    Cet être, consommationnellement déviant et intellectuellement hors norme, a peu d'amis, mais des amis sincères et fidèles.
« Ses goûts sans exclusive, disparates, le bannissaient des groupes qui se forment sur des dégouts. »
« Etre pour ou contre était pour lui une insupportable limitation de questions complexes. »

Mais il ne supporte plus sa vie telle qu'elle est, veut devenir quelqu'un de « normal », entrer dans le troupeau, s'intégrer.

    Il commence par envisager de devenir alcoolique, parce que l'alcoolisme est socialement reconnu comme une maladie et afin d'intégrer ensuite un groupe d'alcooliques anonymes. Après avoir étudié la possibilité de se suicider et avoir pris des cours à cette fin, il prend la décision de devenir « stupide », grâce à de petites pilules rouges.
« J'ai la malédiction de la raison; je suis pauvre, célibataire, déprimé. Cela fait des mois que je réfléchis sur ma maladie de trop réfléchir, et j'ai établi avec certitude la corrélation entre mon malheur et l'incontinence de ma raison. Penser, essayer de comprendre ne m'a jamais rien apporté mais a toujours joué contre moi. »

    Pour ma part, ce livre est l'un de ceux que je classerais parmi mes favoris, sans pouvoir expliquer pourquoi. Je le trouve très bien écrit, parfois absurde (et j'aime bien l'absurdité), souvent drôle, même s'il comporte aussi pas mal de cynisme totalement assumé. Mais certainement pas désespéré.
    Pour tenter de comprendre ce qui me plaît tant dans ce livre, j'ai lu quelques critiques de personnes anonymes ou non sur internet. Il est clair qu'il ne fait pas l'unanimité, me voilà soulagée. Il n'aurait pu qu'en perdre de l'intérêt à mes yeux, même contre ma volonté (c'est plus fort que moi, ça ne s'explique pas). Mais ce qui me surprend surtout, c'est que beaucoup le décrivent comme drôle, frais et léger. Léger. Non, je le trouve loin d'être léger en fait. Certainement pas léger, sans pour autant le qualifier de lourd. Pour d'autres personnes, j'en viens même à m'étonner de la compréhension qu'ils ont eu de ce livre, totalement différente de la mienne.
Un petit livre à relire encore, pour apprécier toutes les subtilités dont il regorge.

Et se demander alors si ces citations se justifient :

"L'ignorance n'a rien de honteux, la plupart des hommes voient en elle le bonheur. Et, de fait, elle est le seul bonheur possible en ce monde."
Patrick Süskind, Le testament de maître Mussard

 "Quatre sortes de personnes dans le monde : les amoureux, les ambitieux, les observateurs et les imbéciles. Les plus heureux sont les imbéciles."
Hippolyte Taine, Vie et opinions de Frédéric Thomas Graindorge


Et dire que le bouquin a été aujourd'hui attaqué sauvagemment par un affreux petit monstre chien, et que Steinbeck a été sauvé de peu...


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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:35

Que dire de ce livre? Qu'il a été écrit par Steinbeck, je crois que c'est bien suffisant. Non, c'est vrai, c'est insuffisant à dire tout le bien que je pense de ce roman. Ce n'est pas un livre, c'est une bière bien fraiche un soir d'été, un whisky pour ceux qui aiment, un chocolat chaud devant une cheminée au bord d'une journée d'hiver, un verre de rosé partagé avec quelques amis, une coupe de Clairette avec une grosse part de gâteau, un jus d'orange fraichement pressé quand déjà la nuit n'est plus mais que le soleil se montre encore timide, un petit verre de liqueur juste pour le goût... et un peu pour l'ivresse, un verre de vin lors d'un bon repas, une vodka pure ou en cocktail, un expresso quand on en peut vraiment plus. Bref, c'est un délice.

J'espère vous avoir donné soif.

Soif de lire bien sûr.

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:50

Découvrez La Rue Kétanou!


oui, découvrez-les.


« Oui, ils sont bêtes, dit Colin. C'est pour ça qu'ils sont d'accord avec ceux qui leur font croire que le travail, c'est ce qu'il y a de mieux. Ça leur évite de réfléchir et de chercher à progresser et à ne plus travailler. »

"Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai."

« Je devrais vous conseiller de vous adresser à Dieu, mais j'ai peur que pour une si faible somme, ce ne soit contre-indiqué de le déranger. »

Boris Vian, L'écume des jours
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 10:38
    Ce n'est pas parce que je parle rarement de musique ou que je ne mets qu'exceptionnellement  des titres ici à écouter, que je n'en écoute jamais. Non, c'est juste parce que ça n'intéresse personne de savoir ce que j'écoute, y a qu'à voir le nombre de commentaires sur ce que je lis ou les films que je vois j'essaye d'écouter tous les jours un peu de zik. Ces temps-ci, tous les matins je me pointe sur une radio de D**zer. Ces jours-ci, donc, je suis plutôt "nouvelle scène française". Le 1er jour, je me suis dit "wahou, elle est bien cette radio". Le 2ème jour, je me suis fait cette réflexion : "wahou, c'est bien, j'avais déjà oublié les noms des artistes entendus hier et j'ai une 2nde chance de retenir ceux que j'ai bien aimé". Le 3ème jour, c'est devenu plutôt : "mais putain, ils en ont pas marre de nous passer exactement les mêmes titres d'un jour sur l'autre!". Certes, c'est une réaction excessive. Parce qu'en réalité, il n'y en a que 8 sur 10 que l'on retrouve sans cesse...
    N'empêche qu'en quelques jours d'écoute, je suis tombée sur quelques petits bijoux, pas forcément en or massif (au passage, vous avez vu le prix de l'or ces jours-ci? C'est le moment de revendre les bijoux hérités de grand-maman, quite à les vendre au poids!)(j'ai envie de digresser ces derniers temps), et pas forcément en toc non plus.
    La dernière trouvaille du jour, et là je vous engage à aller écouter l'album en entier, la voix très proche de celle de Thomas Fersen, se nomme Monsieur Roux.
    Ben moua, j'aime!


















Et si vous permettez (ou pas) une autre petite digression :

    ...Comment discrètement, ni vu ni connu, l'air de rien, vous montrer encore une photo de mon pain... (de droite à gauche, pain complet, pain complet aux raisins et noix, pain complet aux pépites de chocolat et noix)(non, je ne mange pas tout ça d'un coup, ni ne le revends au bl*ck (mais je vais y penser) : je congèle comme les époux Courjau**! Et puis là, y en a à peine 500g, hein!)(et puis le four, ça réchauffe la baraque)

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