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La Face Cachée

  • : Le blog de Eurêka
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Albert Einstein

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre."

Juste par curiosité...

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 20:56
       Il y a tout de même un avantage à faire de longs voyages en voiture et seule (ceci est un exercice pour tester mon optimisme et tenter de voir le bon côté des choses), c'est que cela permet d'écouter des choses qu'on n'aurait pas écouté dans d'autres circonstances, surtout quand on a, comme moi, un peu de mal à faire plusieurs choses à la fois (ça fait beaucoup de fois le mot "chose", mais j'ai autre chose à faire que de chercher un substitut), porter sa concentration sur deux activités différentes.
     L'inconvénient tient justement à ce que je viens de dire : la situation peut devenir relativement dangereuse (et je parle en connaissance de cause, ça m'a coûté mon permis il y a fort fort longtemps, à 400 km de mon point de départ, et pareil de ma destination)...
     Je disais donc, l'avantage, c'est que l'on peut en profiter pour écouter des livres audio. Soit ils marqueront à jamais un voyage de leur empreinte (ainsi un trajet de 5 heures me parut une croisière en compagnie de "Des souris et des hommes" de Steinbeck), soit on se réjouit de n'avoir pas dû user ses yeux à lire le bouquin (disons que je ne donnerai pas d'exemple...).
      Mais il n'y a pas que les livres. Et donc, grâce à mes trop longs trajets, j'ai enfin eu l'occasion de découvrir un homme, qui jusqu'ici n'était qu'un nom et quelques images, souvent les mêmes, un homme qui m'a impressionnée par son écriture et la profondeur de ses textes, sa culture et son humanité (au sens noble du terme, hein, s'il y en a un) : Pierre Desproges.
      Je me suis donc plongée avec délectation dans Les chroniques de la haine ordinaire. Et j'en suis arrivée à la conclusion, au terme de toutes ces émissions radiophoniques, qu'il me faudrait plusieurs écoutes pour tout comprendre, toutes les subtilités des textes aux mots qui coulent à flots et débordent parfois, débordent en tout cas de mon cerveau, comme s'ils y en avaient trop pour qu'il puisse tous les accueillir, et qu'il me faudrait ensuite encore plusieurs écoutes pour me souvenir de quelqu'uns des formidables traits d'esprit que recèlent ces chroniques.
      On en prend plein la vue les oreilles, on rit, on apprend, on comprend, on acquiesce, on réfléchit, on arrête un instant pour méditer sur ce qu'on vient d'entendre, on répète en soi-même une phrase dont on voudrait se souvenir, parce que si juste et si bien tournée. Et puis bien sûr on fait des "Ohhh" outrés...
      J'ai un peu honte. J'ai un peu honte, car tout cela est bien loin de l'idée que je m'étais faîte du bonhomme, ou du moins je n'aurais pas eu jusqu'ici cette vision de lui.

     Illustrons nos propos :

La démocratie (3 mars 1986 )
"Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité.
Réfléchissez une seconde : ce n'est pas idiot.
Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille.
Vous me direz que cela ne justifie pas qu'on aille dépoussiérer les bâtards d'Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voulez, je ne sais pas faire les bouquets.
Parce que c'est ça aussi la démocratie.
C'est la victoire de Belmondo sur Fellini.
C'est l'obligation, pour ceux qui n'aime pas ça, de subir à longueur d'antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés.
La démocratie, c'est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n'importe quoi d'autre qu'on puisse soupçonner d'intelligence, sont reportés à minuit pour que la majorité puisse s'émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d'un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire."

     Et si vous avez du temps devant vous, je vous envoie (mais revenez après, hein!) ici.

     Ouf, bientôt le départ (optimisme, bon côté des choses, etc) pour me plonger cette fois-ci dans le Tribunal des flagrants délires... On en reparle sûrement après...
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:43
     En réalité, je ne voulais mettre qu'un seul titre, "Pas pareil" (titre 16), mais impossible de savoir comment. Alors vous gagnez l'album complet.



Edith : je n'y comprends rien, ça ne marche plus. Bref, Tryo, dans l'album Grain de sable...
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 11:00
     Il y a quelques années, mon oreille a entendu une voix et une musique et mes yeux vu un visage, une voix que j'ai trouvé tellement belle, que j'en ai acheté l'album où l'entendre encore (c'est dire, vu que je n'achète pas de CD tous les quatre matins! En même temps, ce n'était pas la criiise à l'époque).



En voici deux morceaux, avec tout d'abord un duo avec Ismaël Lo :
 

Et sur le tube : http://www.youtube.com/watch?v=LQjYpWfk4-c

Côté rigolade et fou rire, on repassera, c'est vrai. Mais il n'y a pas que ça dans la vie, si?
Alors, vous aimez? (je parle des extraits, pas de votre vie privée...)
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 18:19

     Il y a quelques années - vous dire combien, je ne peux pas - je vis un film qui me marqua. Tout y contribuait, réalisation, dialogues, histoire. Pourtant je n'avais pas le réflexe, ou la connexion, à l'époque, pour faire quelques recherches basiques sur le net, et je m'arrêtais là.

     Ce n'est donc que plus tard, et alors qu'une réplique extraite du film continuait de résonner dans ma petite tête, que j'appris qu'il avait été réalisé par Robert Bresson en 1945, et que l'on devait ses dialogues rien de moins qu'à Jean Cocteau. Avec Maria Casarès dans le rôle principal.


J'appris aussi qu'il s'inspirait d'un livre.


Le film, c'était Les Dames du bois de Boulogne.


 

Le livre, Jacques le Fataliste, de Diderot.


      Et voilà-t'y pas que justement, j'avais mis ce livre de côté, attendant le bon moment, et l'envie, pour le lire. L'envie venue, le moment suivit.

Et point de regrets je n'eus !


     Que je vous résume un petit peu tout ça : Jacques, valet de son maître, mais parfois plus maître que valet, aime à causer sans cesse. Cela tombe bien, son maître aime à écouter, et lui réclame avec intérêt le récit de ses amours. Les histoires s'entremêlent, le narrateur/auteur lui-même interrompant son histoire pour en conter d'autres ou justifier ses effets, ou absence d'effet de style, évoquant au passage d'autres auteurs et leurs ouvrages.


     Dit comme ça, je ne suis pas sûre que cela donne envie à tout le monde de le lire. Et pourtant, j'ai été complètement conquise : mille histoires, on est très rapidement pris au jeu, on ne peut plus lâcher le roman qui joue allègrement avec le lecteur en les interrompant sans cesse et repousser à plus tard la suite. Malgré sa structure déconcertante, ou plutôt grâce à elle, on n'a qu'une envie : poursuivre sa lecture ! Avec en prime, le voyage de nos deux acolytes, leurs mésaventures et rencontres.

Au fait, de quel genre serait un roman quand on parlerait d'un road-movie pour un film ? J'ai trouvé l'expression de « littérature itinérante »...


     Je ne crois pas arriver à donner là toute l'ampleur du plaisir que j'ai eu à lire ce livre. Alors pour être plus claire, ce livre est pour moi un des meilleurs que j'ai jamais lu, s'il fallait absolument utiliser des grands mots, un chef d'œuvre, un livre complet, fond et forme magistraux, et unique (enfin, en même temps, je suis loin d'être une grande connaisseuse en littérature du XVIIIème siècle... voire pas du tout d'ailleurs... Remarquez que, suite à cette expérience, je vais peut-être m'y mettre. Alors si quelqu'un a un conseil à me donner, qu'il n'hésite surtout pas !).


     Un livre qui, outre le plaisir que l'on a à le lire, regorge d'idées, de thèmes de réflexion en tout genre (fatalisme, déterminisme, critique du clergé, libre-arbitre, libertinage, etc), si on avait le temps de se poser un moment dans notre lecture pour se pencher dessus. Seulement, il faudrait réserver ça à une deuxième lecture, tellement on a envie de continuer plus en avant.


     C'est finalement assez ironique, car on a souvent comme idées reçues que ce genre de littérature n'est pas d'accès facile, alors qu'il l'est totalement, et que seule la littérature contemporaine, et même policière, ne peut nous absorber à ce point.

Dîtes non aux idées reçues (pas le slogan du siècle...) et lisez ce livre ! (et revenez me dire ce que vous en avez pensé !)


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:18
       Et pour clore cette trilogie pascale consacrée au cinéma (par la force des choses, rien n'est prémédité), permettez-moi de pousser un cri : ARGGHHHH!
     Arghh, parce que je n'y tiens plus! Il faut que je partage cette grande nouvelle apprise samedi, j'ai trop hâte, et déjà je ne sais pas si je vais pouvoir tenir aussi longtemps...
Cette grande nouvelle, c'est la sortie en novembre prochain (d'après ce que j'ai lu) du film suivant :


     Je trépigne, je trépigne, je trépigne d'impatience... Au moins une bonne raison de se réjouir quand reviendra l'automne, on ne va pas s'en priver!
     Pour plus de détails, pour ceux que éventuellement, ça intéresserait (mais comment cela pourrait en être autrement? je ne peux le concevoir...), suivez les liens et puis ici.
     En tout cas, la pression est forte, surtout quand on voit la distribution...

     On cale nos agendas?
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 16:21
     Comme je suis dans ma période cinéphage ( ne vérifiez pas, a priori, ça n'existe pas... pas encore, comme mot), je ne peux faire autrement que de vous en faire profiter (enfin non, pas de tout, ça ferait un peu trop d'articles à faire).
     Dans le cadre... de notre cycle... consacré... aux films... en noir et blanc... je vous propose (tiens, c'est dommage, ce n'est pas Patrick Brion qui annonce les films du ciné-club du mardi. Vous savez, la célèbre voix du Cinéma de minuit!) (sauf si le résultat de mes recherches est erroné...) Je vous propose, donc :


     Je ne me suis pas foutue de vous, admettez-le! Jean Gabin, Pierre Brasseur, Bernard Blier, avec des dialogues de Michel Audiard, d'après un roman de Maurice Druon, ce n'est pas de la vinasse, messieurs dames, mais un grand cru, vous pouvez m'en croire sur parole (ou plutôt allez voir de vous-même, après tout, si ce n'est déjà fait...).

     Et si vous voulez vous faire une idée, rendez-vous ici pour un extrait (et oui, je ne sais pas insérer une vidéo depuis wat.tv... Honte...).

    
Je n'ajouterai qu'une chose : Wahou, qu'est-ce que c'est bien le cinéma, le vrai!
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 22:45
     Je vous ai déjà parlé de mon cinéma? Ah oui, c'est vrai, c'était ici.

     Et ce soir, c'était séance ciné. Oui, quand j'ai le cafard, je vais au ciné, et quand je ressors, j'ai toujours le cafard, doublement, car s'ajoute au premier le fait d'être allée au ciné toute seule. Mais au moins, pendant deux heures, je me suis changée les idées. Et puis, le temps du retour, au volant de ma Gran torino Renaud, traversant la nuit étoilée
pluvieuse, pas encore vraiment sortie de la salle de cinéma, comme si je n'avais pas réellement le contrôle de ce qui se passe alors, je redescends petit à petit sur terre, retrouve la réalité.

     Ce soir, j'avais décidé d'aller voir ça :

     Et je ne le regrette pas du tout! On rit, trop pour certains (suivez mon regard dirigé vers ma voisine). Mais P***, Monsieur Clint, comment vous vous démerdez pour me faire chialer à chaque fois! (et pas que moi, suivez mon regard vers la même voisine)
     Bref, j'avais déjà énormément apprécié Million dollar baby, peut-être aussi la surprise, car je n'étais pas jusqu'ici une grande fan de Eastwood et que la boxe, vous voyez, c'était pas trop non plus mon sport préféré (doux euphémisme). Faut le dire, j'étais restée le cul par terre scotchée devant ce film-ci, et en larmes à la fin. Et là, rebelote! Mais je vous rassure, on se marre grassement également, on pouffe, on sort des "Ohhh" outrés mais amusés, etc. On passe un bon moment (mais quand même, qu'est-ce qu'on chiale b*** de m***!)




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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 18:54
Oups... J'ai failli à mon devoir et ne vous ai pas parlé encore de... (tintintin) :
Mondo et autres histoires, de M. Le Clézio.


     Donc, ben voilà, c'est un livre, avec des nouvelles, et même qu'elles sont bien. Bref, lisez-les!
     Comment? Il y a mieux comme critique littéraire? C'est qu'à vrai dire, je ne sais pas trop quoi en dire... En réalité, j'avais déjà lu les deux dernières nouvelles de ce recueil, ces mêmes nouvelles (en particulier "Les Bergers") qui encore une fois m'ont fait craquer pour cet auteur et son univers atypique et onirique. Oui, ce sont en fait des rêves, ces histoires. On se croit dans un songe, dans un pays lointain dont le nom nous échappe, inidentifiable, à une époque qui est toutes les époques, ou plutôt aucune. Son univers laisse beaucoup de place à l'imaginaire du lecteur, aux images que ses mots créent dans la tête du lecteur, presque un spectateur, les odeurs, les bruits, ou plutôt les silences, la chaleur, les couleurs...
     Les noms eux-mêmes, de personnages comme de lieux, sont une invitation au voyage et à la rêverie.
     Lire ces histoires, c'est comme manger de la chantilly : voluptueux, doux, en nuance, on ne peut pas dire qu'on en raffole, et pourtant on n'arrête pas de répéter qu'on va s'arrêter après la prochaine bouchée, alors qu'on n'y parvient pas et qu'on y retourne sans cesse...

     Je ne sais pourquoi, mais tout en lisant, je ne pouvais m'empêcher de penser au Petit Prince de St-Exupéry. A tort ou à raison. En tout cas, on reste dans les nuages, ou dans les étoiles...


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 12:03
Enfin moi, je trouve que oui.
Un titre qui me donne envie de bouger, de chanter, qui me fait sourire.
Et vous, ça vous fait quel effet?




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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 20:45
     Il y a des chansons qui nous accompagnent toujours un petit peu, résonnent dans un coin de notre tête, et dont on se met à fredonner le refrain quand on ne s'y attend pas. Celle-ci en fait partie.

Edit : Bizarre bizarre, pourquoi n'y a-t'il que 30 secondes? Bref, pour la totalité, faut cliquer (allez, courage, ça vaut le coup).

     Un de ces rares titres que je peux écouter encore et encore sans jamais m'en lasser.

A écouter, ou plutôt à réécouter.

     Et comment ne pas parler de Bourvil sans évoquer un certain film, l'un de ceux qui font chialer à coup sûr, mais qui ne sont pas que ça : "L'arbre de Noël".





A voir, ou plutôt à revoir.


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